‹ Orientales et balladesChapitre 14 sur 58 · LA SULTANE FAVORITE · texte numérisé non relu

LA SULTANE FAVORITE

Perfide conne l'onde.

-~SHAKSrBA&B.

M'ai-je pas pour toi, belle juive, Assez dépeuplé mon sérail ?

Souffre enfin que le reste yiye :

Faut-il qu^un coup de hache suiye Chaque coup de ton éventail ?

Repose-toi, jeune maîtresse; Fais grâce au troupeau qui me suit.

Je te fais sultane et princesse :

Laisse en paix tes compagnes, cesse DUmplorer leur mort chaque nuit.

Quant à ce penser tu ^arrêtes,

Tu viens plus tendre à mes genoux;

74 LU OUniTALBS.

Toujours je cmnprends dans les fêtes Qoe ta yas demander des tètes.

Quand ton regard devient pins doux.

Ah! jaloose entre les jalouses!

Si belle avec ce ooeor d^ader!

Pardonne à mes antres éponses.

Yoit-on que les fleors des pelouses Meurent à Tombre du rosier?

Ne suis-je pas à toi? <pi'importe , Quand sur toi mes bras sont fermés , Que cent femmes qu'un feu transporte Consument en vain à ma porte Leur souffle en soupirs enflammés !

Dans leur solitude profonde , Laisse-les l'envier toujours; Vois-les passer comme fuit Tonde; Laisse-les vivre : à toi le monde, A toi mon trône , à toi mes jours !

A toi tout mon peuple qui tremble, A toi Stamboul qui, sur ce bord Dressant mille flèches ensemble , Se berce dans la mer et semble Une flotte à Tancre qui dort !

A toi , jamais à tes rivales , Mes spahis aux rouges turibans ,

LA SVhtkfm rAVOBITB. 7»

Qui , se suivant sans interralles, Volent courbés sur leon cavales Gomme des rameurs sur leurs bancs !

A toi Bassora, Trébisonde, Chypre ou des vieux noms sont g;ravés , Fez où la poudre d^or abonde 9 Hosul où trafique le monde , Erzeroum aux chemiojs pavés !

A toi Smyme et ses maisons neuves , Où vient blanchir le flot amer !

Le Gange redouté (les veuves !

Le Danube qui par cinq fleuves Tombe échevelé dans la mer !

Dis ? crains tu les filles de Grèce ?

Les lis pâles de Damanhour?

Ou Toeil ardent de la négresse Qui, comme une jaune tigresse, Bondit rugissante d^amour?

Que m^importe, juive adorée, Un sein d'ébène, un front vermeil?

Tu n^es point blanche ni cuivrée :

Mais il semble qu^on t^a dorée Avec un rayon du soleil.

M*appelle donc plus la tempête.

Princesse , sur ces humbles fleurs ,

ioait en fabi de ta conquête.

Et iCen^ yMiptuMÈe t2te Toobe arec dbeim de tes piciin!

Ke sODjie plus qu'aux frais platanes , Aa bain mêlé d'ambre et de naid , Ao golfe ou glissent les tartanes....

Il faut au sultan des sultanes; Il £nitdes perles au poignard!

Octi^Me i8aS.

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