‹ Orientales et balladesChapitre 41 sur 58 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

L*œil même qui te fuit te retrouve partout.

Toujours dans nos tableaux tu jettes ta grande ombre ; Toqjours ITapoléon, éblouissant *et sombre, Sur le seuil du siècle est debout.

Ainsi , quand du Vésuve explorant le domaine , De Naple à Portici Tétranger se promène , Lorsqu*il trouble, rêveur, de ses pas importuns, Ischia , de ses fleurs embaumant Fonde heureuse ^

Dont le bruit , comme im chant de sultane amoureuse. Semble une voix qui vole au milieu des parfums;

Qu^il hante de Pœstum Taugpuste colonnade ; QuHl écoute à Pouzzol la vive sérénade Chantant la tarentelle au pied d^un mur toscan ; Qu^il éveille en passant cette cité momie , Pompéi , corps gisant d^une ville endormie , Saisie un jour par le volcan ;

Qu'il erre au Pausilippe avec la barque agile If où le brun marinier chante Tasse à Virgile ; Toujours , sous Tarbre vert , sur les lits de gazon , Toujours il voit , du sein des mers ou des prairies , Du haut des caps , du bord des presqu'îles fleuries, Toujours le noir géant qui fume à Thorizon !

Décembre 1817.

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