ORIGÈNE ET LA TKADITION CATHOLIQUE
tiouem, secumlum Valeuliui fabulas, iii subsislentiam veuisse FiUuniDoi diot'iT. — li^ qiiaî liis oiimilnis vaUli^ coiilraria est, Hiioddicimt l'uin. sccuikIiiiii Arlcinaii vi'l Pauliiiu Sainosatcluiiii, iiiiiiiin hominoni, id esl, uoiictiam Duuiu diccir Cdirisluin Filium Doi. — (4) Post,isla est (lua* islis omnibus advcrsatiir(cœcaeuimestmaiilia), quod dieunt eumdicere, Soy-Tiiei [Mi;,'iie SoxYiCTi], id est, i)ulativc taiitum et per allegoriam, non etiam seoiiudum ea quie per historianirefenintur, gesta esse omnia quit' a Salvalore jïosta sunt. — (5) Alla ([iioque crimiuatio est qua asscriml eum duos Cliristos pnedicare. — (6) Adduut illud quoque, quod hislorias corporales, quee per omnem sauctam Scripturam referuulur de geslis sanclorum peuilus doucget. — (7) Sed et de rcsurrectione morluorum, et de iuipioruui pœuis non levi eum impngnant calumnia, velut neganlem peccatoribus inferenda esse supplicia. — (8) Quidam vero disputatiiuies ejus vel opiniones quas de animai statu vel dispensationc disseruit culpant. — (9) Ullima vero omnium est criminatio illa quee eum omni infamatione dispergitur, iJ.i-vjGMu.Ti-dj'jto)-, id est, quod humanas animas in muta animalia, vel serpentes, vel pecudes asserat transmulari posl mortem, et quod eliam ipsœ mutorum animalium animœ ratiouabiles sint.
2. Apologiste anonyme dans Photius, Bibliolh., 117 (ClII. 393). Cet écrivain qui doit être du commencement du quatrième siècle, car il ne cite pas d'auteur postérieur à Euscbe, défend Origène des quinze imputations suivantes :
(I) Qu'il ne faut pas invoquer le Fils. (2) Que le Fils n'est pas bon absolument. (3) Qu'il ne connaît pas le Père comme lui-même. (4) Que les âmes raisonnables passent dans le corps des brutes. (5) Qu'elles émigrent d'un corps à l'autre. (6) Que rame du Chiùst est l'âme même d'Adam. (7) Que les peines des méchants ne sont pas éternelles. (8) Qu'il n'y a pas de résurrection de la chair. (9) Que la magie n'a rien de mauA-ais. ilO) Que les astres sont la cause des événements.
(II) Que le règne du Christ finii'a un jour. (12) Que les saints [anges] viennent en ce monde eu raison de leur chute et non
pour y remplir leur ministère. (13) Que le Père est invisibl» au Fils lui-même. (14) Que les chérubins sont des â-îvoia-. du Fils. (15) Que l'image du Père, en tant qu'image, n'est pas vérité. L'apologiste anonyme faisait remarquer qu'Origène, à force de combattre les sabelliens, semblait donner quelquefois dans l'excès opposé, mais qu'au fond il était orthodoxe.
3. Théognoste, au dire de Photius {Biblioth., 106), suivait fidèlement, dans ses Hypoti/poses, les traces d'Origcne dont il exagérait même les erreurs : la matière serait coéternelle à Dieu ; le Fils serait une production (xTÎTfjia) du Père; les anges et les démons auraient des corps aériens, etc. Cependant, saint Athanase défend l'orthodoxie de Théognoste, Epist. IV ad Serap. 9 et 11 (XXVI, 649-052) ; De décret. Nie, 25 (XXV, 400).
4. Saikt PiÉRiDs, autre successeur d'Origène à la lèteduDi. dascalée, serrait de si près le maître qu'il en reçut le surnom de nouvel Origène (S. Jérôme, De Vir. ill., 76 :. Origenes junior; cf. Eusèbe, Hist. eccl., vu, 32). Photius, ordinairement si sévère pour les origénistes, trouve cependant Piérius orthodoxe sur la Trinité (Biblioth., 119).
5. DiDYME l'.vveugle, placé par saint Athanase lui-même à la tète du Didascalée et dont saint Jérôme alla suivre quelque temps les leçons, fut le plus infatigable apologiste d'Origène. Il avait composé un ouvrage sur le Periarchon où il montrait que toutes les expressions suspectes, entendues avec bieuA^eillance et impartialité, ont un sens orthodoxe (saint Jérôme, Adv. Rit fin., ), 6). Dans ses livres sur la Trinité, et son traité du Saint-Esitril (traduit par saint Jérôme), la doctrine de Didyme est irréprochable ; et c'est un fait à noter que les disciples, les partisans et les admirateurs d'Origène sont tous orthodoxes sur la Trinité. Sur d'autres points, Didyme, comme saint Grégoire de Nysse, a été accusé d'origénisme ; pourtant, ù part saint Jérôme, personne n'a for-
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muli' celle arcusaliou avant le sixième siècle et tous les Pères parlent (le lui avec la plus grande vénération.
Photius mentionne en général nu grand nombre d'apologistes d'Origène dont les ouvrages ont péri iliibliolh. 118).