II. — l'i'res (jrccs admirateurs d'Origène
1. Saint Atiianasi; s'appuie sur le témoignage d'Origène pour prouver la cousubstantialité des Personnes divines, De dccrelis Nie. Sijn., 27 (XXV, 4Guj ; il ajoute, ces paroles remarquables : A aèv yàp w^ ^r^TÔiv xal yuixvàî^cjv è'ypa^j/e, xaijTa ar, cjç aOroû cppovoijVTOÇ Ss/^ÉaGo) riç, àW'S. twv irpôç e'P'.v cp'.Xoveixo'jvTCJv h tw i^YjTsiv, àSewç opiî^wv àTTOcpaivs-rai, toOto t6 cp'.Aoâôvo'j TÔ cppôvYjjjtâ écT'.v. II le cite encore avec éloge (iroA'jfjLxOriq xxl tj;i),(>7iovoç) dans sa lettre iv à Sérapion, no5 9 et 10 (XXVI, G49), à propos du péché contre le Saint- Esprit. Deux autres citations appartiennent à des ouvrages douteux ou apocryphes, Z)ero/H//a<;uessen/<a, 49 (XXVIII, 73j; Quœst. Lxxii arf Antiocli. (XXVIII, 641).
2. Sai>t Basile qui avait composé la Philocalie conjointement avec saint Grégoire, cite deux endroits d'Origène en faveur de la divinité du Saint-Esprit, De Spir. S., 73 (XXXII, 204), et note qu'il y a dans ses écrits bien d'autres passages de ce genre, bien que le langage d'Origène au sujet du Saint-Esprit ne soit pas de tout point irréprochable : "Avôpa oOSè Trâv'j t'. uyistç -spl to-j nv£'j|ia-:oç xàç u7ro).Y,J/£iç
3. Sai.nt Grégoire de Nazianze, adressant la Philocalie à Théodore de Tyane, lui écrit en son nom et au nom de Basile déjà mort : n-jx-riov àTrsa-wâÂy.ajxév co-, -rfjÇ 'iipiyévouç c;'./.ox.a),'!x^ èy.).oyàç ïjo^/ ypT|CT'li<.o'jç toiç cp',lo)vôyoi.ç (Robinson, Philocalia, 1893, p. Ij. Le même Père, au "rapport de Suidas, avait coutume de dire : 'Qp'.yévTiÇ -f^ uàvTwv r^u.wv àxovY| {Lexicon, éd. Bernhardy, t. II, col. 1274).
4. Saint Grégoire de Nysse dans son panégyrique de saint Grégoire le Thaumaturge (XLAl, 90d) appelle Origène le prince de la science chrétienne à cette époque : tw xa-rà tôv
ypôvov èxstvov ir^q twv jç^piCTiavcliv oilosocpîaç xa6rjYou[j.év(i) ('iipiyÉVTiÇ 8à 0'JT0Ç-?|V, O'j ttoT^ùç IttI toiç .jL'YYpâij.;j.a(j'. loyoç). Pelage II dit de lui : < Magnis Origenem laudibus prœfert. »
5. Euzoïus et Eusèbe, évêques de Césarée en Palestine, doivent être classés parmi les plus chauds admirateurs d'Origène. Euzoïus fit transcrire sur parchemin les ouvrages du maître (S. Jérôme, De Vir. ill , 93 ; P. L., XXIII, 707) : € plurimo labore corruptam jam Bibliothecam Origenis et Pamphili in membranis instaurare conatus est ». — Quant à Eusèbe, outre sa collaboration à V Apologie de S. Pamphile, il consacrait à Origène presque tout le sixième livre de son Histoire. Le troisième et dernier livre de sa Vie de S. Pamphile contenait le catalogue de la bibliothèque de son ami, composée surtout d'ouvrages d'Origène.