‹ Origène, le théologien et l'exégèteChapitre 38 sur 123 · In Josue, hom. m · texte numérisé non relu

In Josue, hom. m

3. rnM'acc du Periarchon (XI, 11d-121) reproduite avec des variantes insignifiantes dans YApoloijle de saint Pamphile (XVII, 549-552). Nous ne voyons pas sur quoi s'appuie M. Preuschen pour aflirmer qu'elle a été fortement remaniée (ûberarbeitet) par le traducteur. 1. Le fait que saint Pamphile la cite comme un modèle d'orthodoxie montre qu'elle ne contenait rien de suspect. 2. Tous les points touchés dans cette Préface peuvent s'établir par des passages tirés d'autres œuvres. Nous n'avons donc pas à soupçonner ici des remaniements de Rufin qui a simplement délayé le texte, à son ordinaire.

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vertu et du bonheur en dehors des paroles et de la doctrine du Christ. Par là nous n'entendons pas seulement les paroles proférées par lui comme homme, durant sa vie mortelle : car le Christ, Verbe de Dieu, était auparavant dans Moïse et dans les prophètes : comment, sans le Verbe de Dieu, auraient-ils pu prophétiser le Christ?... Mais comme parmi ceux qui font profession de croire en Jésus-Christ (1) il y a des divergences d'opinion, j)etites et grandes, sur les plus importants problèmes, je veux dire sur Dieu, sur Notre-Seigneur Jésus-Christ, sur le Saint-Esprit, et aussi sur les créatures, telles que les dominations et les vertus célestes, il a paru nécessaire, avant d'aborder l'examen des autres questions, d'établir sur tous ces points une règle de foi fixe et précise. Après avoir renoncé à recevoir la vérité des Grecs et des barbares, qui nous la faisaient espérer à l'envi par de fausses et captieuses promesses, pour croire au Fils de Dieu et l'apprendre de lui seul, nous sommes maintenant en présence de gens qui se piquent tous,

1.<. Exhis qui Christocrodere se profitoutur. » Cette expression générale embrasse aussi les hérétiques qui ont la prétention injustifiée de croire au Ciirist, bien qu'ils ne se soumettent pas à l'Église. C'est contre eux qu'Origène va formuler sa règle de foi. Dans son commentaire sur saint Matthieu (Comment., ser. 33, P. G.. Xlll, 1643-1G45), il distingue entre les hérétiques déclarés (qui extra Ecclesiam sunt) et ceux qui s'obstinent à se réclamer de l'Église (qui profitentur se ecclesiasticos esse). Ce sont ceux qui admettent les dogmes principaux (omnia qua?cumque feruntur in Ecclesiis), mais en y mêlant des explications erronées. « Or, ajoute-t-il : '• malum quidem est invenire aliquem secnndum mores vit;e errantem; multo autem pejus arbitrer esse in dogmatibus aberrare et non secundum verissimam regulam Scripturarum sentire. ■■ Les vertus des hérétiques sont de fausses vertus, d'autant plus pernicieuses qu'elles ont plus d'éclat : « Arbitrer et castitatem esse Antichristum, quœ est apud hajreticos, in errorem mittens homines, ne intelligant ecclesiasticam castitatem, Christum. »

malgi'ô lonr di'saccfird, de possédor la vôii table pensée du Christ. Or, puisque renseignement ecclésiastique, transmis par les apùtres selon l'ordre de la succession légitime, se conserve jusqu'à ce jour dans les églises, on ne doit recevoir comme article de foi que ce qui ne s'éloigne en rien de la tradition ecclésiastique et apostolique (1).

Il faut observer que les saints apôtres, en prêchant la foi du Christ, manifestèrent à tous, même aux moins avancés dans rintelligence des choses de Dieu, les articles jugés nécessaires, réservant le soin d'en rechercher les causes profondes à ceux qui auraient reçu de l'Esprit- Saint les dons excellents de discours, de sagesse et de science. Ils se contentèrent d'énoncer le reste, sans en expliquer la cause ni le mode, pour laisser aux amis passionnés de l'étude et de la sagesse, dans les temps à venir, une matière oii ils pourraient s'exercer avec fruit.

Les points clairement enseignés dans la prédication apostolique sont les suivants (2) :

1. " Ciim mulli sirit qui se putant sentira qii;ii Christi sunt, ot nonniilli eorum diversa a prioribus sentiant. servelur vero ecclesiastica prsedicnlio per succesfionis ordinrm ab apostolis tradita, et usque ad prœsens in ecclesiis permanens : illa sola

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