‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 103 sur 115 · LOC-ACTT END OE · texte numérisé non relu

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2. L. Pierre, « Plantes à qutta-percha ». Bulletin de la Société linnéenne de Paris, 1885.

JL OCACTR RD 20.

4. Benraam et Hooker (Gen., II, p. 658) entrevoient déjà la possibilité de rapporter les Z. puberula Miq. et I. dasyphylla Miq. au genre Payena.

— Ceratophorus Miq. FI. Ind. Bat., Il, p. 1038. — Æalosmanthus Hassk. Retzia, p. 97. — Burck, loc. cit. pr A7:

Calice à { lobes presque bi-sériés, les deux extérieurs étroitement libres ou se recouvrant un peu et entourant les intérieurs. Corolle à tube large et court, à 8 lobes se recouvrant en série simple. Étamines 26-4, le plus souvent 16 ou moins, par avortement, ou 22-25 (Xalosmanthus) fixées à la base de la corolle en deux séries, à filets courts ; anthères lancéolées à connectif proéminent, à déhiscence presque extrorse ; staminodes O. Ovaire velu ou glabre, 18-4 loges, style en alène ; baie ovale, oblongue ou ovoïde ; graine unique par avortement ou rarement 2-5, à téqument épais, lisse, à hile étendu sur presque toute la longueur ; albumen charnu, cotylédons plans. Arbres à suc laiteux; feuilles coriaces, souvent cireuses en dessous, duvetées ou tomenteuses ou glabres sur les deux faces ; stipules petites ou grandes, caduques ou persistantes. Fleurs axillaires ou souvent fasciculées aux nœuds, plus rarement en ombelles terminales sessiles. Fruits souvents solitaires et axillaires.

Payena Leerii Benth. et Hook. Gen., Il, p. 659. — Azaola Leerü T.et B. Nat. Tijdsch. v. Ned. Ind., VI, p- 116. — Xeratophorus Leeri Hassk. Retzia, p. 101. — Ceratophorus Leerü Miq. FI. v. Ned. Ind. Il, p. 1039. — Payena Benjamina de Vr.? Nat. Tijdsch. v. ned. Ind,. XXI. — Burck, loc. ct., p. 56.

Njatoeh balam baringin ou waringin (les feuilles ressemblent à celles du Baringin ou Urostigma Benjamina Miq.); NW. b. soendai (sandai, soentai), N. b. pipis, N. b. tandjoeng, N. b. tjabée, N. b. tandoek, N. b. souté à Su-

matra ; Xoelan à Banka ; Vjatoeh-ka-malan-ranas à Bornéo; Gueutta-seundet à Malacca.

C’est un des principaux producteurs de la qutta-percha; son produit n’est pas aussi homogène ni aussi souple que celui des Palaquium ; son latex coule facilement.

D’après Stéphane Rempel', on trouve dans Pécorce des rangées de longues cellules-sacs groupées par 5-7, avec des membranes horizontales cellulosiques et assez épaisses et d'aspect feuilleté ; elles courent le long d’un anneau sclérenchymateux. Plus profondément dans lécorce, leur taille augmente, la destruction des membranes transversales se produit par places, de même qu'il se fait des anastomoses latérales entre deux cellules-sacs voisines. Les laticifères sont nombreux dans le hiber et dans la moelle. Dans la feuille, même distribution que chez le Palaguium qutta Burck (voir plus loin).

Selon le D' Burck, c’est la seule espèce fournissant un produit exploitable. Cependant L. Pierre, dont la compétence en matière forestière est indiscutable, signale les espèces suivantes comme fournissant une qutta utilisable.

P. Croixiana Pierre. — Seundek des indigènes.

Malacca (Saint-Pol-Lias, M°° Errington de la Croix).

P. Benjanuna Pierre. — /sonandra ? Benjanuna de Vr. in Miq. Journ. bot. neerl., 1, 258. (Burck rapproche ce dernier du Payena Leeri Benth.) — Njatou Wangi à Banjermassin ; espèce citée par Motley (in de Vriese) ; elle fournit un produit rougeâtre.

P. Beccarii Pierre. Espèce très voisine de la précédente. — A Bornéo, région de Sarawak.

TADOC AG S PI

P. lucida A. DC. Prod., VIIL 196.

P. Lowiana Pierre. Trouvé à Pérak.

P. Griffithii Pierre. — A Malacca.

P. paralleloneura Kurz. Journ. Asiat. Soc., 1871, I, p. 70. — Clarke, FI. Br. Ind., IX, p. 548.

Très voisine de la précédente. — Péninsule malaise.

P. polyandra Benth. et Hook. Gen., IT, 659. — Wight Icon, t. 1589. — Xeratophorus Hassk. — P. lucida var. Wightix Clarke, loc. cit.

À Malacca.

P. lamponga Burck, loc. cit. p. 59. — Zsonandra lamporga Miq. FT. Ind. Bat. suppl. Sumatra, 587.

À Lamparey, près de Kebang (Sumatra). Cette espèce

(fleurs et fruits inconnus) pourrait n’être qu’une forme de la précédente. — Citée par Motley et Miquel.

P. Maingayi Clarke. FI. Brit. Ind., IT, 547.

P. dasyphylla Pierre. — /sonandra dasyphylla Miq., loc. cit., I, 1038. — Burck, loc. cit., p. 51.

A Sumatra, région d’Angkola; citée aussi par J. Collins comme étant une bonne espèce (Wjatoe Bintang des indigènes).

P. Teysmanniana Pierre.

A Sumatra.

P. acuminata Miq. F1. Ind. Bat., Il, 1043. — Mimusops acuminata BI. Bijdr., 672. — Djeukok.

Sumatra, Java.

P. glutinosa Pierre. — Espèce voisine de la précédente.

Bornéo, région de Sarawak.

P. puberula Pierre. — /sonandra puberula Miq. FI. Jungh., I, 201. |

11 Corus, « Notes on the varieties of qutta-percha ». Zndian Rubber and qutta-percha, FerGusox (Ceylan), p. 136.

Tobing (Sumatra) ; cette espèce est citée aussi par d. Collins.

P. sericea Pierre. — Bassia sericea BI. Bijdr, 614. — Miq., loc. cit, 1041. — Dyjenkot à Java.

Trouvé à Bouka.

P. Balem Pierre. — Bassia ? Balem Miq. — Espèce voisine de la précédente. — Balem à Palembang. (Le D' Burck rapproche avec doute le B. Balem Miq. de son P. Suringaniana.

P. Junghuhniana Pierre. — Bassia Junghuhniana de Vr.

Cultivé à Bogor. — Cité par de Vriese comme exploitable.

P. microphylla Pierre. — /sonandra microphylla de Vr. Journ. bot. neerl., 1861, p. 260.

À Bornéo. — Cité aussi par Motley.

J. Collins signale encore comme étant exploitées les espèces suivantes :

P. Wightü. (Auct. ?) — Ceratophorus Wightu Hassk. — Îsonandra polyandra Wight.

P. macrophylla Burck, loc. cit., p. 51. — Xal:osmanthus macrophyllus Hassk. Retzia Pug., L, p. 98. — Æarel muendieng.

Bantam (Java). — Cité également par Teysmann (Nat. Tijdsch. v. ned. Indië, 1851, p. 476) ; le D° Burck n’accorde à cette espèce aucune valeur industrielle.

D’après les essais de ce dernier auteur, les espèces suivantes ne donnent pas de qutta-percha utilisable.

P. Suringaniana Burck, P. Boerlageana Burck, P. rubro-pedicellata Burck, P. obscura Burck.

Isoxaxpra Wight. Icon., I, 4, t. 359, 360, 1219, 1220.

— Benth. et Hook. Gen. II, p. 657. — Burck, loc. cit p+ 20.

Calice à 4 segments presque égaux, imbriqués ; corolle profondément 4-fide, à lobes larges presque imbriqués, un peu tordus; 8 élamines presque égales, insérées en une série à la base de la corolle, à filets dressés, aplaüs, alternes et réfléchis au sommet ; anthères lancéolées, pédicellées, à loges à déhiscence externe et se touchant presque extérieurement. Staminodes O. Ovaire poilu, à / loges ; style subulé. Baie petite, ovoïde ou oblongue, à péricarpe charnu non épaissi. Graine le plus souvent unique par avortement, à tégument crustacé, lisse, à hile latéral ; albumen charnu, cotylédons plans. Arbres glabres ou pubescents, à suc laiteux. Feuilles coriaces, penninerves, à nervures primaires proéminentes, à nervures {ransversales le plus souvent grêles. Stipules petites et caduques. Fleurs petites, en glomérules axillaires ou presque sessiles aux nœuds des rameaux âgés.

Deux espèces dans les Indes néerlandaises ; une seule est exploitée.

Isonandra pulchra Burck, loc. cit, p. 21.

Njatoh balam doerian à Sumatra.

Paraquium Blanco. FI. Philipp., 403, éd. IT, 282. — Burck, loc. cit, p. 22.— Isonandra Wight, Hooker. Lond. Journ., IV, t. 16. — Miq. FI. v. ned.Indië, IF, p. 1037. — Teys. et Binnend. Nat. Tijdsch. v. Ned. Ind. DL. XXV et XXVII. — De Vriese, loc. cit., XXI. — Dichopsis Thvw. Enun. PI. Zeyl. 176. — Benth. et Hook. Gen. IL, p. 658.

Calice à 6 segments (rarement 5 ?) presque égaux, disposés sur 2 rangs, les extérieurs entourant les intérieurs. Corolle à 6 lobes (rarement 5 ?) très souvent aigus, im-

briqués, parfois presque tordus. Étamines 12 (rarement 10 ?), fixées à la base de la corolle sur 1 ou 2 rangs, à filets allongés ou alternes et courts ; anthères lancéolées, à déhiscence presque extrorse, à connectif obtus, aigu, émarginé ou bifide, dépassant de beaucoup les sacs polliniques. Staminodes O. Ovaire velu à 6 loges uniovulées, à style subulé. Baie charnue, oblongue, ellipsoïde, ovoïde ou subglobuleuse. Graine le plus souvent unique par avortement, à tégument crustacé et lisse ; albumen nul, cotylédons épais, charnus, radicule très courte.

Arbres souvent de grande taille et latescents. Feuilles coriaces ou subcoriaces, réunies au sommet des rameaux, glabres en dessus et en dessous ou revêtues d’une couche fauve et rougeâtre, quelquefois un peu tomenteuses ou luisantes ; nervures latérales proéminentes ou espacées et peu apparentes. Stipules petites et caduques. Fleurs de taille moyenne, fasciculées et axillaires ou souvent sur les nœuds des rameaux âgés, pédicellées, nombreuses ou en petit nombre.

Le D' Burck qui a fait des essais sur de nombreux Palaquium en cite 6 comme donnant un produit exploitable.

Palaquium gutta Burck, loc. cit., p. 34. — Jsonandra gutta Hook. Lond. Journ. of Bot., VI, p. 463. — Dichopsis qutta Benth. et Hook. Gen. II, p. 658.

On a vu au chapitre VI lerreur commise par O. Oesterle* en décrivant les laticifères de la feuille comme étant du type inarticulé.

D’après Lewchin?, les laticifères, souvent réunis par 2

r. ZOC.c., p. 605:

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