‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 11 sur 115 · Cité par A. DEWÈVRE · texte numérisé non relu

Cité par A. DEWÈVRE

Henry-Antoine Strauss vendit au gouvernement local de Pernambouc est absolument défectueux et doit être rejeté. Il consiste à verser dans le latex une solution d’alun. La coagulation est instantanée, mais le caoutchouc obtenu perd à la longue son élasticité et se recouvre d’efflorescences cristallines d’alun. I] laisse parfois 60 p. 100 de déchet et devient grenu et friable.

D’après E. Bard' on emploie au Pérou l’eau de savon pour coaguler le latex dés Æ/ancornia ; c’est un mauvais procédé.

Dans certaines régions de la Sénégambie, loin des côtes, là où le sel est rare, on se contente souvent de faire bouillir le latex avec des cendres ?.

L’acide sulfurique est employé dans les provinces de Maranhao et de Matto-Grosso. C’est un coagulant énergique et peu coûteux, mais, outre les dangers résultant de son emploi, il coagule trop vite et n'empêche pas la fermentation putride du sérum; de plus les caoutchoucs ainsi préparés présentent, paraît-il, des inconvénients pour la fabrication. Employé depuis quelque temps à Madagascar 3, l’acide sulfurique a donné lieu à des accidents et a été abandonné dans plusieurs régions. Ë |

H. Lecomte a coagulé des laits de Zandolphia par l'acide azotique et a obtenu de beaux produits; néanmoins il ne recommande pas ce réactif.

Le D' Morisse à essayé différents réactifs tels que lalcool, le sublimé corrosif, le chlorure de calcium, l’acide

1. E. Ban, Le Caoutchouc de l'Amazone, le Caoutchouc du Pérou, cité par Th. SeELIGMANN.

Page 1