Rapport de mission, etc. » Zbidem
Piratinera guyanensis Aubl., PI. Guy., 1775.
Amanoa guyanensis Aubl., loc. cit., 1.1, p. 256, t. 1o1 (Euphorbiacées). — Bois de lettres jaunes.
Ferolia guyanensis Aubl., PI. Guy., suppl. VII (Artocarpées). — Satiné rubané.
Tabernæmontana utilis Arn. in Edimb. n. phil. Journ., 1830, VIII, 318. — Prod. DC. VIII,-p. 363, n° 7. — Hya-Hya, Pao de Vacca (arbre à la vache).
Cette espèce, souvent citée, ne fournit aucun produit uthsable.
A la suite de ces espèces bien déterminées, il convient d'ajouter les suivantes dont nous ne possédons encore que les noms indigènes :
Le Taoub (Ficus indéterminé) de la Guyane française ; il donne un latex très épais.
Le Bon-lait, même origine ; latex très épais.
Le Pindare. Cet arbre est plus répandu encore que les Hevea dans le Haut-Orénoque et le Rio Negro; son latex, qui est très abondant, se coagule à Pair au bout de trente-six heures.
Le Marima, 1 habite les mêmes régions; son latex est visqueux et collant et se coagule seul au bout de treize heures. Son écorce fibreuse sert à confectionner des tapis et même des vêtements.
Le D Morisse *, à qui ces documents Sont empruntés, pense que chacun de ces deux derniers noms s’applique à plusieurs espèces botaniques.
En Afrique on signale dans le Mayombe ? une liane qui
donne un produit intermédiaire entre le caoutchouc et la
1. L. Morusse, « Les Gutta-percha américaines ». Archives des missions sctentifiques et liltéraires, 4e série, t. IE, p. 619. 2. La Belgique coloniale, 11 septembre 1898.
qutta-percha; on la nomme Malumbo (ou Dundos bope) dans le Sankurwr.
Enfin, il y a quelques années on a trouvé dans les régions du Baleya et du Sankaran (sud-ouest du Soudan français) une liane appelée Sagué par les Malinkés *.
On peut récolter son latex par incisions en T pendant toute l’année; la coagulation se fait par le repos au soleil, Pébullition lente ou l’addition de 100 centimètres cubes d'alcool par 10 litres de latex; celui-ci fournit le quart de son poids d’une substance jouissant des propriétés qénérales de la qutta-percha; elle est très peu soluble dans Palcool, soluble dans l'essence de térébenthine et le sulfure de carbone; c’est un bon isolant et on peut l’employer pour prendre de très fines empreintes pour la galvanoplastie. Le Soudan pourrait en fournir, paraït-1l, 100,000 kilogrammes par an.
Serait-ce la même plante que celle signalée au Bambouk sous le nom de Saga? et qui fournit aussi un produit analogue à la qutta-percha ?