‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 112 sur 115 · Revue scientifique, t. LVIIL, p. 7or · texte numérisé non relu

Revue scientifique, t. LVIIL, p. 7or

2. « Au Bambouk. » Bulletin de la Soctété de géographie commerciale de Paris, t. XII, p. 689.

Page 36. — Dans une lettre adressée au Ministre des colonies, Marcellin Pellet' rapporte qu’un grand propriétaire du Guatemala a imaginé de filtrer le latex du Castilloa elastica « pour enlever les impuretés de tout genre », puis de le faire sécher au soleil sur des nattes, des peaux, etc... L'auteur ne dit pas si la filtration consiste à séparer la plus grande partie du sérum et à recueillir la masse de caoutchouc sur le filtre, ou bien si le latex est tout simplement passé au travers d’une toile grossière pour en séparer les débris de bois, d’écorces, etc... Les deux méthodes paraissent possibles.

Page 71. — Suivant le D' Preuss’, on a confondu jusqu'ici le Xickæia africana Benth. avec POkeng, arbre qui croît dans l’Hinterland du Lagos et qui fournit un produit de peu de valeur. Le véritable Aickæra africana Benth. est l’Ofuntum, découvert le 24 novembre 1897 entre Nyoke et Malende; il a été introduit depuis au Jardin de Victoria (Cameroun).

Page 96. — Le D' J. Huber’, chef de la section

botanique du Museum Paraense, confirme lPopinion de

1. Revue des cultures coloniales, 20 avril 1899, p. 245. __2. Der Tropenpflanser, n° 2, 1899.

3. La Maniçoba, traduction de J. Davau. — Revue des cultures coloniales, 20 mars 1899, p. 181.

Ch. Naudin' et pense que la Maniçoba exploitée à Ceara est une variété du Manthot Glasiovu Müll. Arg. C’est cette variété qui est cultivée dans nos colonies d’Afrique ; elle est susceptible d'assez grandes variations soit à l’état spontané, soit dans les cultures.

Quoi qu'il en soit, si à Java ces cultures réussissent bien (d’après le directeur du Xultur-Garten de Tjikeumeuh), en Afrique les résultats sont peu satisfaisants ainsi que le constatent le D' Warburg? et P. Bourdarie’. Suivant ce dernier auteur, les essais faits au Jardin de Libreville sont loin d’être complets et concluants; aussi conseille-t-11 de ne pas affecter de grandes étendues de terrain à des cultures réglées, mais de planter les caoutchouquiers « en bordures d’avenues, en lignes de clôture de concession, et même, suivant l’espèce plantée, dans les plantations comme abris de caféiers ».

Page 105. — Une mission‘ composée de MM. Henry Hamet, ingénieur des arts et manufactures, Hippolyte Hamel, chimiste, Fouque, chargé d’une mission antérieure à Java et en Birmanie, Spire, adjoint à M. Hamet, a quitté Kayes (Sénégal) le 22 décembre 1898, se dirigeant sur Siguiri. Elle a pour but l’éducation industrielle et commerciale des indigènes en vue de l'exploitation des lianes à caoutchouc récemment découvertes au Soudanr

. Revue des cultures coloniales, n° 9, 5 février 1898. 2. « Histoire et résultats décevants de tous les essais de culture connus du Manihot Glasiovii». Der : Tropenpflanser, n° 2, 1899. 3. « La Culture des plantes à caoutchouc. » Revue des cultures Loi. ñiales, 20 avril 1899, p. 237 < 4. La Quinzaine coloniale, : février 1899: - + : . Se EX

Les caoutchoucs du Soudan atteignent aujourd’hui 8 et 9 fr. le kilogramme sur les marchés anglais".

Page 165. — Le Federalista de San Luiz annonce la découverte à Sainte-Vincente de Ferrer de deux arbres appelés Mapa et Atraca, qui donnent un excellent caoutchouc. Quelques échantillons ont été examinés et vont être envoyés en Europe pour être classés?.

Page 227. — Les colons qui se sont procuré des Isonandra Gutta Hook. au jardin d'essais de Libreville devront adresser un rapport tous les six mois au secrétaire général du gouvernement sur létat de leurs cultures, la situation exacte et l’altitude du terrain, etc... L’administration se réserve le droit de prélever des boutures et plus tard des graines3.

Page 239. — Des échantillons de caoutchouc et de balata de la Guyane française ont été expédiés au Havre et soumis à l'appréciation de la chambre de commerce. Le caoutchouc est de même valeur et de même qualité que le Para fin et vaut 12 fr. le kilogramme. La balata se présente tantôt en galettes ovales (bonne qualité), tantôt en grandes plaques carrées (qualité secondaire) ou bien en gros blocs (qualité inférieure). La première qualité est estimée D fr. le kilogramme.

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