‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 40 sur 115 · À. DEewèvre, loc. cit., p · texte numérisé non relu

À. DEewèvre, loc. cit., p

2. R. P. Piocer, cité par la Revue des cultures coloniales, 1897, p. 170.

de France’ : « Dans le nord, le caoutchouc est qénéralement préparé par les indigènes à l’aide de lacide sulfurique, au Jus de citron, au sel ou au tamarin ; dans le sud, au contraire, on ne le coagule qu’au sel. Aussi, le caoutchouc préparé par ce procédé et qui provient surtout de Morondava et de Maintirano, a-t-1l une valeur marchande très inférieure à celui du nord. Le caoutchouc préparé à l'acide sulfurique vaut, en effet, 370 fr. les 100 kilogrammes, tandis que les autres ne valent que 300 fr. les 100 kilogrammes. »

Est-ce bien le réactif de coagulation qu’il faut seul incriminer ? On vient de voir que du sud au nord de Pile les plantes productrices diffèrent d’une manière sensible et nous avons rencontré plus d’une fois l’exemple de deux espèces très voisines dont les produits ont une valeur toute différente. Quoi qu'il en soit, il reste beaucoup à faire pour débrouiller la question de l’origine botanique des caoutchoucs de Madagascar. Aidé des noms indigènes et des courtes descriptions qu’on vient de lire, un botaniste serait assuré de faire là-bas une ample moisson de documents précis et probablement aussi d'espèces encore inconnues,

Tout récemment?, le commandant du cercle d’Ambotodrazaka a fait parvenir au Gouvernement général une boule de caoutchouc provenant de lianes encore non signalées et qui poussent en abondance sur le Tompokesta; elles n’ont fait jusqu'ici l’objet d'aucune exploitation.

1. « Majunga. » Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux, 1897, p. 295.

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