CnapeL, loc. cit., p
.- 3. Th. SeeLiGMaNN, loc. cit., p. 37.
donne un arrosage deux fois par Jour en temps sec. Il est essentiel que le semis ne soit pas à ombre si l’on veut éviter la pourriture de la graine. Les plantes lèvent au bout de trois à quatre semaines et dès que les jeunes pousses ont atteint 30 centimètres, elles sont bonnes à être repiquées définitivement sans autre précaution que de distancer les plançons de 3",50 en tous sens.
« Au lieu de limer les graines, opération toujours dangereuse, on peut se contenter d’un détrempage préalable dans Peau froide pendant six Jours ; en ce cas, la germination ne commence qu’à la quatrième semaine pour être terminée au bout de trois à quatre mois.
« On peut opérer aussi par marcottage des jeunes branches. »
Le Manihot Glasiovu ne donne pas partout un produit de bonne qualité, et au Congo et en Guinée, par exemple, il ne rend pas du tout ce qu’on en attendait’. Jusque l’âge de 5 à 6 ans, les jeunes rameaux tombent avec les feuilles et ne reprennent pas par bouturage.
Le caoutchouc qui provient de ces plantations arrive déjà, en faible quantité il est vrai, sur le marché de Londres où il est coté de 5 fr. à 7 fr. 6o c. le kilogramme. L'expérience a montré que le Manihot Glaziovit peut être exploité dès la cinquième année et deux fois par an. Des essais ont été faits par le Service colonial anglais sur une plantation âgée de 6 ans ; chaque arbre a donné environ 500 grammes de caoutchouc sec, ce qui représente, pour 600 arbres à l’hectare, 300 kilogrammes ou, à raison de 5 fr. par kilogramme, 1,500 fr. de rapport brut.
Ceylan possède aussi des Caskilloa elastica qui y ont
1. Revue générale des sciences pures et appliquées, 30 novembre 1898.
ESSAIS DE CULTURE. 99 été importés, mais, jusqu’à présent, les planteurs semblent n’y attacher qu’une importance médiocre *.
L’Hevea quyanensis Aubl. à été importé à Ceylan, en 1876, dans les jardins de Paradenyia et de Heranatgoda? le gouvernement anglais en avait fait expédier 9,000 semences sur lesquelles 2,500 seulement sont arrivées en bon état; elles furent semées de suite sur un espace de 270 mètres carrés. En quelques jours plusieurs plants atteignent déjà 45 centimètres de hauteur ; les plants les plus robustes furent expédiés à Singapore et en Birmanie, mais, depuis, les résultats ne semblent pas avoir confirmé les espérances qu’on avait fondées sur ces cultures et le D: King, directeur du jardin botanique de Calcutta, doute fort de la réussite des Æevea dans les Indes.
Récemment le jardin botanique de la Trinidad a expédié aux colonies anglaises de lAnnam 1,500 pieds de caoutchouc (sp.?); une plantation d’Æ/evea vient d’être établie dans l’État des Détroits*.
La Cochinchine et le Cambodge pourraient aussi fournir de grandes quantités de caoutchouc. L. Pierre ;, alors . qu'il était directeur du jardin botanique de Saïgon, a fait de louables efforts pour y introduire des espèces américaines. Après douze années de réclamations incessantes adressées dans toutes les directions, il parvint à obtenir,
en 1874, cinq pieds d’//evea quyanensis Aubl. du jardin
. Krasxocezsky, Le Castilloa elastica Cerv. et son caoutchouc. Thèse
< Me Moscou, 1897 (en russe).
2. Cuevazuer,. « Note sur la culture de l’Jevea qu ie ». Répertotre de Pharmacie, 1877, p. 719:
3. Revue générale des sciences pures et appliquées, 15 avril 1898.
4. Revue des cultures coloniales, 5] ne 1899; p- 30. : : 5. L. Prerre, Vote sur les arbres à. caoutchouc et à qutta-percha 7 Cochinchine et du Cambodge. Excursions et reconnaissances, 1882, n° 11.
botanique de Buitenzorg ; en 1877, ils atteignaient déjà 15 mètres de hauteur et, la quatrième année, ils étaient en pleine floraison. L. Pierre recommande de planter ces arbres en haies ou en lignes dans les forêts.
Plusieurs négociants * se proposent d'entreprendre Pexploitation des espèces à caoutchouc dans les forêts de la Cochinchine et le bassin du Haut-Mékong. Le bassin du Song-Ca, également très riche, sera aussi exploité. Enfin, la Société forestière achète tout le caoutchouc produit dans la province de Vinh, en Annam.
A la Côte d'Ivoire on a fait des plantations de Manihot Glagiovii ; celle de Dabou comprend 5,000 pieds ; celle de Prollo a une superficie de 3 hectares ?.
La culture du Manihot Glaziovii a été tentée bien avant au Congo par L. Pierre, qui a fondé le jardin botanique de Libreville. Un seul arbre, qu’il avait importé en 1887, avait fourni en 1891 environ 15,000 pieds qui furent distribués aux Pahouins les plus éloignés de la rivière du Congo. Th. Seeligmann, d’après des renseignements qui lui ont été fournis de vive voix par un colon installé à N’Djolé, sur POgooué, rapporte que les Pahouins délaissent les plantations qui ne leur fournissent pas un bénéfice immédiat, pour continuer leurs procédés barbares de récolte.
Aujourd’hui? il existe plusieurs plantations de Manihot Glaziovu dont les plus importantes sont celles installées sur le lac Cayo et celles de la mission catholique du Fernan-Vaz.
Dans le Bas-Ogooué on a tenté, en 1890, la culture du
1. La Quinzaine coloniale, t. IV, 10 octobre et 25 novembre 1898. . 2. Revue coloniale, février 1899- . 3. H. Jumerce, loc. cit., p. 06.
N'Jambo (Landolphia Foreti Jam.) ; 1,800 pieds entourent les marécages de la plantation d’Asouka et sont déjà exploités aujourd’hui :.
L’Hevea quyanensis Aubl. avait été déjà introduit au Congo, en 1876, par les soins du ministre des colonies en même temps que des plants de Castilloa elastica Cerv. En 1898 on y a importé 7,000 graines de /Æ/evea brasiliensis Müll. Arg. et une quantité de plantules de Aickæia africana Benth., de Zandolphia Kirkit K. Schum. et de LL Watscur Hi BK:
Dans la Guinée française on a entrepris au jardin d’essais de Konakry, fondé par le D: Ballay en 1897, des plantations de Zandolphia florida, d’Hevea brastiliensis et de Manrhot Glaziovu. Ce dernier ne paraît pas devoir donner de bons résultats, car un arbre adulte ne fournit pas plus de 150 à 200 grammes de caoutchouc par an, dans les meilleures conditions +. Les essais faits à N’Djolé sont concordants ÿ.
Au Cameroun on a culuivé le Manihot Glasiovi dont il existait en 1887 environ 8,500 pieds. On avait essayé de l'utiliser comme ombrage pour les caféiers, mais on y a renoncé car il est trop épuisant. Le Jardin de Victoria a organisé à Soppo une plantation de Zandolphia florida Benth. ; les semis ont été faits en 1897 et les plantules repiquées l’année suivante 7.
La Quinzaine coloniale (t. WT, p. 275) signale au Daho-
. Revue générale des sciences pures et appliquées, 15 avril 1889. . La Belgique coloniale, 5 et 12 juin 1898.
. Revue coloniale, 22 décembre 1898.
. La Belgique coloniale, 1898, p. 462.
. Revue des cultures coloniales, 1898, t. IL, p. 104.
. Revue coloniale, 15 avril 1897.
. Revue des cultures coloniales, 20 janvier 1899.
INIOUE © NN
CÀAOUTCHOUCS. 7
mey des plantations faites par les négociants indigènes dans les régions d’Ouidah et de Porto-Novo, mais ne cite pas la plante qui est cultivée.
Au Sénégal, la pépinière de Manihot Glaziovi établie en 1895 a été abandonnée, mais a fourni des sujets qui ont été transplantés à Sedhiou. D’après l’administrateur supérieur du district (M. Adam), les essais tentés sur diverses espèces à Sedhiou, Sindone et Mangacounda sont décisifs et on estime qu’au bout de six ans un hectare pourra rapporter 4,500 fr.
Il est très facile, paraît-1l, de se procurer des sujets de Toll (Landolphia tomentosa Dew.) ou de ses graines qui se vendent sur les marchés du pays, indigène se servant des fruits du 7'oll pour assaisonner certains mets. Des graines ont été distribuées à la mission de Thiès et l’inspecteur de l’agriculture sera chargé de s’enquérir des résultats obtenus*. Des sacs de graines de Zandolphia senegalensis DC. et de Z. tomentosa Dew. ont été également distribués dans les provinces de Serères et du Baol.
H. Lecomte: affirme qu'on pourrait entreprendre des plantations de ZLandolphia par bouturages en forêt. L. Pierre+ doute de la réussite de ces cultures. « Pour le moment, dit-il, je ne conseillerai à aucun particulier de venir planter des arbres au Gabon, l’Européen ne pouvant pas travailler dans ce pays. La plantation et l’exploitation de ces arbres ne pourraient être faites d’une façon rémunératrice qu'avec des capitaux permettant de mettre