‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 55 sur 115 · II. Étam. dressées dans le bourgeon · texte numérisé non relu

II. Étam. dressées dans le bourgeon

1° Calice j valvaire, fleurs le plus souvent apétales ; inflorescences en grappes ou en épis axillaires ou terminanx es, 50 IE NE ERÉRS 2° Calice valvaire ou presque imbriqué ; fleurs 4 pétalées ou non, en épis lâches, parfois raccour- Gisele de dr Te ir et TT RS TES EROPHERE 3° Calice valvaire, rarement imbriqué; jamais de pétales, fl. en épis ou grappes simples et terminales "Fr Or ORPI MORE 4° Calice 4 imbriqué ; fl. toujours pétalées, en touffes, au moins les fl. j ; inflorescences partielles axillaires ou bien inflorescence unique en épi ou en < panicule axillaire, très rarement inflorescences simples non ramifiées . . , . II. 5. CLuyniées. 5° Calice imbriqué ; fl. toujours apétales, inflorescences partielles en touffes axillaires ou bien inflo-

rescence totale en épi, plus rarement en panicule ; laticifères articulés. . . . II. 6. GéLoniées.

6° Calice 4 imbriqué ; fl. toujours apétales, inflorescences axillaires où terminales, en épis. Inflores-

cences partielles condensées, plus rarement lâches ;

laticifères inarticulés, , . Il. 7. Hippomanéss. 8. Inflorescences en cyathium. . . . Il. 8. Eupnorifées.

B. — Cotylédons minces, à peu près aussi larges que la radi- QUÉC SE ER UE Sur « FE B. SrENoLOBÉES.

a) 2 graines dans chaque loge , , . I. Poranragroïpées.

b) 1 graine dans chaque loge .. . . Il. Rranocarpoïpées.

Jatrophées.

Hevea Aubl. FI. Guy. (1795). — Prod. DC., XV, 2° p., p. 716. — Siphonia Schreb. Gen. PI. 156 (1789). — Micrandra R. Br. PL rar. jav. Horsf., p. 237.

Calice à préfloraison valvaire indupliquée, pétales absents. Disque mâle lobé opposé aux sépales. Étamines insérées autour d’une colonne centrale, les inférieures alternes avec les sépales, bifides. Ovaire rudimentaire surmontant la couronne staminale ; une loge monosperme. Fruit capsulaire, endocarpe ligneux, 2 valves; graine caronculée. Grands arbres à feuilles alternes, longuement pétiolées, trifoliées, rassemblées au sommet des rameaux, à peine égales au pétiole, penninerves, entières, le plus souvent allongées-elliptiques ou oblongues-obovées, persistantes, pétiolules glanduleux à la base. Inflorescences bi-sexuées, terminales ou axillaires en panicules; fleurs nombreuses. Axes primaires (et souvent secondaires) terminés par une fleur femelle, les fleurs mâles beaucoup plus nombreuses sur des pédicelles courts, petites, tomenteuses, souvent jaunes ou jaunâtres. Bractées uniflores très petites. Calice des deux sexes qamosépale à

5 lobes. Calice des fleurs femelles réduit ou disparu. Ovaire triloculaire à 3 -stigmates sessiles ou surmontant

une courte colonne stylaire, épais, bilobés et carénés.

Hevea Spruceana Müll. Arg. Prod. DC., loc. cit.

p. 717. — Siphonia Spruceana Benth. in Hook., Journ..

of Bot. 1854, p. 370.

Brésil. Colombie.

D’après H. Scott, les laticifères de cette espèce sont très semblables à ceux du Manihot Glaziovit Müll. Arg. (voir plus loin); ils sont répartis sur deux ou trois rangs dans la partie criblée; largeur moyenne : 15 à 17p,9

(O0. Chimani).

H. discolor Müll. Arg. Prod. DC., loc. cit, p. 717. — Micrandra ternata KR. Br. — Siphonia discolor Benth. in Hook. Journ. of. Bot., 1854, p. 369.

Rio Negro. Manaos.

H. pauciflora Müll. Arg., loc. cit. — Siphonia pauciflora Benth., loc. cit. p. 370.

Rio Negro et Rio Uaupès (E. Poisson).

Le /. membranacea ne serait qu’une forme; Müll. Arg. ne l’admet pas comme espèce. — Brésil. Guyane SE

CE, Pshomnrs)

H. rigidifolia Müll. Arg., loc. cit., p. 717. — Siphonia rigidifolia Benth., loc. cit. p. 371.

Haut-Amazone, sur le Rio Uaupès (Martius).

. H. Scorr, « Note on the laticiferous tissue of Æevea Spruceana ». Ge Journ. of microsc. science, 1884, p. 205.

PLANTES EXPLOITÉES. 129 H. Benthamiana Müll. Arg., loc. cie. p. 718. Rangée d’abord avec Z1. discolor par Spruce. — Haut- Amazone, Rio Negro, Rio Uaupès.

H. Brasiliensis Müll. Arg., loc. cit., p. 718. — S. brasiliensis Kunth, Humbold et Bompl. Vov. gen. et spec. pl. vol. VI, p. 171. — S. Kunthiana Bail. Études gén. Euphorb., p. 326.

Brésil (Para) et Venezuela, cultivé aujourd’hui dans plusieurs de nos colonies d’Afrique.

D’après Egelstein', on trouve dans le parenchyme corücal de la tige des cristaux prismatiques d’oxalate de chaux; dans le hiber, l’oxalate de chaux est cristallisé en mâcles: ce dimorphisme serait caractéristique pour cette espèce. Les laticifères y sont du type inarticulé, mais ils font exception à la règle générale par les anastomoses qu'ils contractent entre eux. Ces anastomoses se produiraient par résorption de la membrane séparant deux tubes arrivés en contact. Dans la feuille, les laticifères courent le long des nervures et se répartissent dans tout le mésophylle en s’insinuant entre les cellules palissadiques jusque sous lépiderme.

De Bary et Calvert supposaient la présence d’anastomoses ; O. Chimani n’a pu en découvrir. Les laticifères sont répartis sans ordre déterminé dans toute l’écorce et dans la moelle; le latex ne contient ni amidon, ni cryptoxalate de chaux (Egelstein).

H. lutea Müll. Arg., loc. cit., p. 719. — S. lutea Benth.,

1. Éoneren Hevea brasiliensis Müll. Arg. — Études histologiques et pharmacognostiques (en russe). Moscou, 1897.

loc. cit., P- 370. — S. apiculata Bail. Rec. d’observ. bot.

vol. IV, p. 285.

Rio Negro et Rio Uaupès (E. Poisson).

H. guyanensis Aubl. Guy., p. 871, t. 335. — Jalropha elastica L. Suppl, p. 422 (1781). — Siphonia elastica Pers.

Enchir. vol. H, p. 588.— S. quyanensis Juss. — S. cahuchu Will. Sp., pl. IV, p. 567. — Pao syringa, bois de seringue.

Forêts de la Guyane (Richard, Leprieur, Sagot). Importé à Tahiti en 1850. Cultivé dans plusieurs colonies.

Les laticifères sont abondants dans le liber et disposés en cercle; parfois, on en trouve deux ou trois cheminant côte à côte; il n’y a jamais d’anastomoses. Largeur moyenne : 15 à 20 p (O0. Chimani).

H. nitida Müll. Arg. in Mart. F1. Bras. VI, IT. 301.

Haut-Amazone.

Manihotées (Platylobées-Crotonoïdées).

Maxtor Tourn. in Adans. Fam. IL. 356 (1763). — Camagnoc Aubl. — Janipha H. B. K. — Mandiocca Link.

Plante monoïque. Fleurs mâles à calice souvent pétaloïde, en coupe ou en cloche, à 5 lobes. Étamines sur > rangs, insérées entre les dents du disque, grêles, libres ; anthères grandes, attachées à la paroi dorsale. Fruit rudimentaire, nul ou trilobé. Fleur femelle : calice semblable à celui de la fleur mâle. Disque hypogyne, rarement absent. Fruit à 3 loges; styles un peu soudés à la base, élargis ou lobés de diverses manières; loges s’ouvrant en 2 valves. Graines à tégument crustacé

et albumen charnu. Arbustes ou arbrisseaux de couleur verdâtre, nus, plus rarement velus; feuilles alternes, péüolées, entières ou palmées, 3-7 lobes, divisions arrondies. Fleurs grandes, en grappes, une seule sous chaque bractée : grappes terminales ou à la base des feuilles supénieures. FI. ;' courtes, fl. @ pédonculées plus longuement.

Environ 80 espèces réparties dans le Brésil, le Pérou, la Guyane et le Mexique.

Manihot Glaziovii Müll. Arg. Mart. FI. Bras. XI. II.

Originaire de la province de Ceara et acclimaté aujourd’hui en Afrique (côte occidentale et Madagascar).

Les laticifères y sont du type articulé et sont formés de cellules fusionnées bout à bout avec résorption des parois transversales. Ils sont parfois anastomosés transversalement (H. Scott). Latex brunâtre et peu consistant, facile à distinguer du contenu des vaisseaux à tannin. Largeur variant de 12y.,5 à 15 pu.

Hippomanées.

Excæcaria Linn. Syst. éd. X, 1288 (1759).

Plantes dioïques, plus rarement monoïques; disque nul. Fleur mâle : 2-3 divisions au calice, 2 à 3 étamines avec filets libres, pas de fruit rudimentaire. Fleur femelle : calice à 3 lobes, fruit à 3 loges, styles non divisés, peu soudés à la base; loges s’ouvrant en 2 valves. Endocarpe dur, graines sans caroncule. Arbres en tronc dénudé ou arbustes à feuilles alternes ou opposées. Fleurs mâles solitaires ou au nombre de 3 sous chaque bractée ; quelques

fleurs femelles à la base de l’inflorescence, plus nombreuses vers le sommet.

30 espèces environ; Asie et Afrique tropicales. Aus-

tralie et Mascareignes.

Excæcaria gigantea Pos. Arungo. Bull. Soc. Bot. de

Fr. 1880, p. 310.

Caucho blanc de la Colombie.

Sarium P. Br. ist. Jamaic. 338 (1756). — Carumbium Kurz. For. FI. Brit. Burma IT, 411. — Falconara Royle. Lllustr. Bot. Hymal. 354, t. LXXXIV (1839). — Conosapium Müll. Arg. in Linnea, XXXII, 87 (1863).

Plantes monoïques (toujours ?); disque nul. Fleurs mâles à calice irréguhèrement divisé ou lobé, 2-3 étamines, filets hbres; pas de fruit. Fleurs femelles : calice à 3 lobes ou 3 divisions, fruit à 2-3 loges, styles libres ou réunis à la base. Capsule plus ou moins charnue ou pulpeuse ; graines sphériques, sans caroncule, albumen charnu. Arbres à tronc dénudé, le plus souvent, ou arbustes avec feuilles alternes pétiolées, à bords entiers plus rarement dentés; pétiole avec 2 glandes. Grappes ou épis simples, très rarement panicules. Fleurs mâles au nombre de 3 ou plus sous chaque bractée ; fleurs femelles solitaires, plus nombreuses à la base de linflorescence. Bractées portant chacune une glande.

25 espèces environ sous les tropiques des deux hémis-

phères.

Sapium biglandulosum Aubl. — Æxcæcaria biglandulosa Müll. Arg., Prod. DC, t. XV, II° part., p. 1204. — Stllingia biglandulosa Ball. Rec. d'observ. bot. vol. V.

PLANTES EXPLOITÉES. 133 Venezuela; n’est guère exploité à cause de sa disper-

Sion.

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