‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 56 sur 115 · II. — Moracées · texte numérisé non relu

II. — Moracées

Engler : divise ainsi la famille des Moracées :

À. — Fleurs mâles avec étamines d’abord courbées vers l’intérieur, plus tard vers l'extérieur. Graines anatropes ou amphitropes, à insertion pariétale ; feuilles à préfoliation indupliquée; petites stipules caduques qui disparaissent sans laisser de traces autour

Lee qe en] > Monoipées.

a) Fl. en fausse ombelle assez lâche, les Q quelquefois SOS ER D le RU Tee ATUURES.

b) FI. en faux épi, fausse grappe ou faux capitule ; fl. © quelquefois isolées, chaque inflorescence toujours unisexuée :

RL ST et 1. Oentaux épi", 2...23:1 MORGES, 6. FI. { en faux épi, fausse grappe ou faux capitule ; fl. © en faux capitule arrondi. . . . . . 3. Broussoneriées.

y- FI. G en faux capitule, faux épi ou fausse grappe ; fl. © isolées ou réunies par 2 ou 4, pétio- Re LS ve Le DTREBRÉES.

c) FI. 4 et © sur un réceptacle plat, linéaire ou en toupie; fl. 4 très nombreuses, fl. © en petit nombre ou isolés. . .,. , . +"... 5. Donsreniées.

B. — F1. j avec étamines toujours droites, graines toujours à insertion pariétale, anatropes ou amphitropes; feuilles à préfolation enroulée ; stipules laissant le plus souvent une trace au-

| tour dé laitiger LR es 2 sp Il: ARTOGARPOIDÉES,

a) Inflorescences ou fausse grappe, faux épi ou faux capitule ; inflor. ® rarement réduites à une seule fleur, nues à la base ou seulement avec 3 ou 4 feuilles florales ; inflorescences unisexuelles. Embryon droit 18 Ou Confbe is ae iyori aa x . +, 6. EUARTOGARPÉES.

1. EnGzer et Pranrz, Die nalürlichen ‘Pflansenfamilien, t. UL, n°1 ri pe 70: 9) 2SD0EIN 1 S j

b) Inflor. à réceptacle plan ou sphérique, quelquefois en coupe, nombreuses bractées à la base ou au bord supérieur, ou même sur toute la surface, entre les fleurs. Embryon droit :

«. Réceptacles entourés à la base de nomb. bractées imbriq., unisexués, ceux des fl. ® quelquefois à une seule fleur. ..{:.,.2 .! .:...:7< 2! OLMEDIÉES.

8. Récept. avec bract. sur la surface, entre les fl. ou sur le bord supérieur, comprenant de nomb. fl. j et une fl. @ AC basé. PPTOTRER EUR OO

c) Inf. avec récept. en coupe, se déchirant parfois ultérieurement ; nomb. bractées à l’intérieur, en dessous de l’orifice. EM FEV arben, ous Pr CN RETIRE

C. — FI. 4 à étam. toujours dressées. Graines pariétales ou à l’aisselle des carpelles, orthotropes ou légèrement amphitropes. Préfoliation enroulée; stipules laissant une trace circulaire . . . . . . . . . . III. ConocÉPHALOÏDÉES.

D. — FI. 4 à étam. courtes et dressées. Graines pariétales et anatropes ; fruit indéhiscent. Gr. à embr. courbe et albumen charnu ; herbes à feuilles opposées ou alternes avec

stipules libres .+: ,+,:,:,.:..- 90 0 TV CANNABOÏDÉES. Euartocarpées (Artocarpoïdées).

Arrocarpus Forst. PI. insul. Austr. Prod. p. 64. — Radermachia Thunb. — Polyphema Lour. — Sitodium Gærtn. — Aima Sonner. — Prod. DG. XVIE, p. 2/44.

Enveloppes des fleurs 4 à 2-4 lobes; 1 étamine; enveloppes des fl. ® tubulées, ovoïdes ou allongées, enfoncées à la base dans le réceptacle avec un petit orifice à la partie supérieure. Style à stigmate spatulé, rarement en forme de bouclier, très rarement bi ou trifide. Enveloppes florales formant avec le réceptacle un faux fruit renfermant les akènes. Graines: exalbummées ; embryon droit en courbe avec cotylédons charnus, égaux ou inégaux. Arbres à grandes feuilles coriaces, entières ou lo-

bées, plus rarement divisées ; stipules grandes où petites. Inflorescences isolées, longuement ou courtement pétio= lées. FI. monoïques à réceptacle sphérique, en massue et quelquefois allongé.

Environ 4o espèces, depuis Ceylan jusqu’en Chine.

Artocarpus integrifolia Forst. L. f1, 1. e. 412. — Nouvelle-Calédonie, Assam. Jack-tree des colonies anglaises; manghkabuhriet des Malais. — Cultivé (ainsi que À. incisa Forst.) depuis l'antiquité sous les tropiques, surtout dans les îles de l'Océan pacifique. On mange les fruits crus ou grillés (arbre à pain); 2 à 3 arbres suffisent à nourrir un homme toute une année; on préfère les fruits à graines avortées.

À. elastica Reinw. in Blume, Bijdr. 481.

A Java et Bornéo.

Olmediées (Artocarpoïdées).

Casrizzoa Cerv. in Suppl. Gaz. hit. Mex. 1794. — Prod. DC. XVII, p. 286.

Enveloppe florale absente chez les f1. 7 elle est ovoïde chez les fl. ®, épaisse, à 4 lobes. Ovaire à style court, avec divisions du stigmate filiformes ou en lancette. Périanthe devenant charnu à la maturité et entourant un fruit à péricarpe coriace. Arbres à feuilles courtement pétiolées, souvent grandes, bords entiers ou dentés; stipules réunies deux à deux en avant des pétioles. Réceptacle des fleurs mâles réunis souvent à l’aisselle des feuilles; réceptacles femelles isolés, courtement pétiolés ou sessiles. 2-3 espèces dans Amérique centrale et à Cuba.

Castilloa elastica Cerv., loc. cit. — Ulequahuitl des indigènes.

Colombie, Nicaragua, Honduras, Mexique. Acclimaté aux Indes.

D’après O. Chimani’, les laticifères sont nombreux dans la moelle de la tige, un peu moins abondants dans le hber; on en trouve également dans les rayons médullaires. Dans les nœuds, ils s’enchevêtrent en tous sens, mais ne s’anastomosent jamais; le latex est jaune clair. Dans les poils qui recouvrent les jeunes rameaux on trouve une substance analoque au latex et qui se colore bien par l’alkannine. Selon N. Krasnocelsky?, les laticifères, qui sont du type inarticulé, ont une membrane formée de cellulose pure. Ils ont un trajet vertical dans la moelle où ils sont localisés à la périphérie, puis un certan nombre d’entre eux passent à travers le cylindre central (par les rayons médullaires) pour continuer leur course dans lécorce d’où ils passent dans les feuilles. Dans les feuilles ils suivent un certain temps les nervures, puis ils gagnent le mésophylle dans lequel ils se distribuent en tous sens. À

L’auteur a remarqué que le liège de la tige se colore par l’alkannine acétique de Chimani et il croit cette coloration caractéristique pour le Castilloa elashica; or c’est là une des réactions de la subérine. La coloration rose du liège se produit même avec la teinture alcoolique d’Alkanna, si on a soin d'opérer à une douce température.

- 1. Loc. cit., p. 457.

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