‹ Origine Botanique des Caoutchoucs et Gutta-PerchaChapitre 8 sur 115 · Ouiver, Hockers icones plantarum · texte numérisé non relu

Ouiver, Hockers icones plantarum

2. F. Baucuer, « Étude sur les arbres à caoutchouc de la Sénégambie ». Bulletin de la Société de géographie commerciale de Bordeaux, 1884, p- 385 et 417. AUX

3. F. Morerrer, Le Caoutchouc: origines botaniques, procédés de récolte: Thèse de pharmacie. Paris, 1884.

née la compétence de l’auteur depuis longtemps familiarisé avec le produit.

En 1892, Chapel' publie un ouvrage très important sur le caoutchouc et la qutta-percha. En ce qui concerne le caoutchouc, il s'étend assez longuement sur sa découverte et surtout sur les débuts de son industrie; c’est une véritable notice biographique, extrêmement intéressante d’ailleurs, de Ch. Godyear et de Hanckok. Les travaux botaniques sont à peu près passés sous silence, mais les sortes commerciales sont traitées avec tout le soin désirable. S'il y a peu à tirer de l’ouvrage de Chapel au point de vue botanique, du moins on lira avec beaucoup d'intérêt tout ce qui a rapport à la récolte. Somme toute, c’est un travail très documenté et traité avec ordre et méthode.

Dans un article publié l’année suivante, K. Schumann?, considérant qu'un nom générique non suivi d’une description peut être remplacé par un autre, réunit les anciens Vahea et Willughbeia au genre £Zandolphia dont il cite quatorze espèces. Il établit les synonymies suivantes : Landolplia (Vahea) senegalensis Boj. (1837) — L. (Vahea) qummifera Poiret (1817); L. comoriensis (Boj.) K. Schum. (1837) — JL. cordata Klotsch; L. Petersiana, var. crassifolia K. Schum. (sp. nov.) — L. senensis Klotsch. Il crée une espèce et une variété nouvelles : L. parvifolia et L. Petersiana, var. crassifolia.

Le D' A. Rançon a rapporté de son voyage d’explo-

1. Caaper, Le Caoutchouc et la Gutta-percha. Paris, 1892. Édit. Marchal et Billard. ‘ |

2. K. Scaumanx, « Ueber die afrikanischen Kautschuckpflanzen », Bot. Jahrb. für system. Pflansengesch., 1893, t. XV, p. 4or.

3. Dr A. Raxçox, « Dans la Haute-Gambie. Voyage d’exploration scientifique, 1891-1892 ». Annales de l’Institut colonial de Marseille, 1894.

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ration scientifique dans la Haute-Gambie de nombreux documents sur la distribution géographique des plantes à caoutchouc, sur les conditions d’exposition, d’assolement, sur la valeur du produit obtenu, etc. Il montre les richesses inépuisables qu’on peut retirer de l’exploitation des lianes si abondantes dans le Nicolo, le Baleya, l'Amana, le Dinquiray, le Bondou, le Dentila, etc. Les indications botaniques exactes sont rares, mais il fait connaître une foule de noms indigènes dans différents dialectes.

H. Lecomte', dans une étude très intéressante sur les produits du Congo français, signale le péril qui menace les lianes à caoutchouc de nos colomies destinées à disparaître rapidement avec les procédés barbares des nègres. Il insiste sur ce point qu'il est impossible d’assigner à une sorte commerciale une origine botanique certaine à cause des mélanges et des additions frauduleuses de latex de qualité inférieure au moment de la récolte.

En 1895, A. Dewèvre? étudie les caoutchoucs africains et spécialement ceux de l’État indépendant du Congo, et, la même année, il publie une monographie du genre Landolphias. Malheureusement pour plusieurs espèces, les fleurs manquaient, de sorte que l’auteur n’a pu leur assigner qu'une place provisoire.

L'important ouvrage de Th. Seeligmann# paru en 1896 résume à peu près Jusqu'à cette époque les connaissances que nous possédions sur le caoutchouc et la qutta-percha.

1. H. Lecowre, « Les Produits végétaux du Congo français ». Revue générale des sciences pures et appliquées, 1894, p. 797-

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