Cité par E. Oracn
Les conditions étroites en dehors desquelles les plantes à gutta sont condamnées à dépérir ou à disparaître, monrent avec quel soin il faut étudier l'emplacement destiné à des plantations de guttiers. De plus, le choix de la plante à cultiver n’est pas sans présenter de sérieuses - difficultés. A l'heure actuelle, on possède bien de nombreux documents sur la teneur en résine, les propriétés physique, chimique et électrique, sur la valeur industrielle des différentes sortes commerciales’. Mais ce que l’industrie réclame par-dessus tout, c’est une qutta qui résiste longtemps à l’action destructive de l'oxygène de air et dont la valeur diélectrique ne se modifie pas par le temps; cela est d’une importance capitale pour la fabrication des câbles sous-marins. Il faut encore attendre de longues années avant d’être bien fixé sur ce sujet. L’origine botanique n’est pas encore absolument certaine à cause des nombreux synonymes; d’autre part, il faut attendre environ vingt ans, avant de songer à exploiter une plantation. L’Européen qui s’expatrie (surtout dans des régions aussi meurtrières pour la race blanche) n’entreprend quère de spéculations d’aussi longue durée; il fait une grosse fortune en dix ans ou il se ruine. Et qui peut affirmer que dans vingt ans, alors qu’une plantation sera -en plein rapport, la qutta, si appréciée aujourd’hui, ne sera + pas remplacée avantageusement par un produit de fabrication obtenu à vil prix ? Le planteur doit donc agir avec la plus grande réserve, et si une plantation de guttiers - peut être une source de richesses, elle peut être aussi la source de bien des désillusions. ENS