‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 13 sur 108 · A. Godefroy-Lebeuf, Le Caoutchouquier de Panama, p · texte numérisé non relu

A. Godefroy-Lebeuf, Le Caoutchouquier de Panama, p

LE CAOUTCHOUC

nique de coagulation qu’il a expérimenté sur le lait du Castilloa elastica Cerv. Il ne donne aucune indication sur ce procédé qui, d’après lui, réussit bien.

Enfin si les procédés d’extraction de la gulta-perclia par les dissolvants sont nombreux aujourd’hui, comme on le verra dans la deuxième partie de ce travail, il n’en est pas de même pour le caoutchouc, et jusqu’ici, à ma connaissance du moins, tout s’est borné à des essais.

En 1886, le toluène était employé pour retirer du véritable caoutchouc du Sonchus oleraceus L. 1 2 . Le rendement était d’ailleurs insignifiant (o.4o p. 100); ce n’était qu’une expérience de laboratoire.

Il y a quelques années, en i 8 g 4 , on a tenté industriellement l’extraction du caoutchouc des feuilles et des jeunes rameaux 3 . Le procédé Blanchard et Vivier consiste à débarrasser d’abord les feuilles, brindilles, etc., des résines qu’elles contiennent par un épuisement à l’alcool, puis à dissoudre le caoutchouc par le tétrachlorure de carbone. Ce procédé s’applique aussi à la gultapercha.

L’extraction par les dissolvants est certainement appelée à être appliquée en grand et des expériences sont dirigées dans ce sens à la Trinidad par les soins du gouvernement colonial (voir chap. V, p. 92).

Non seulement ce procédé fournirait un caoutchouc exempt d’impuretés, mais encore il permettrait d’utiliser les feuilles tombées, les rejets et les jeunes sujets que

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