‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 26 sur 108 · Revue des cultures coloniales, 1898, t, II, p · texte numérisé non relu

Revue des cultures coloniales, 1898, t, II, p

LE CAOUTCHOUC

L. owariensis P. de B. et L. Mannii Th. Dyer. Le Manihot Glaziooii Müll. Arg. (cultivé) commence à produire; il en existe 8 , 5 oo pieds environ 1 . Depuis quelque temps on y exploite aussi très activement le Kickxia africana Benth. 2

Gabon.

Il en existe deux sortes, l’une en boules, l’autre en langues.

La première est en masses volumineuses, blanches à l’intérieur, remplies de poches, sans grande consistance ; elle est peu adultérée mais assez humide (4o p. ioo) et possède une odeur fétide (putréfaction du sérum emprisonné dans la masse). F. Morellet a remarqué que l’action ménagée de l’hypochlorite de chaux lui enlève son odeur et le rend ferme et résistant. La sorte en langues est représentée par des masses volumineuses formées de morceaux de la grosseur du doigt, collés les uns aux autres, mais non soudés, à cause de leur humidité qui peut atteindre 45 p. ioo du poids total. Ces langues sont noires à l’extérieur, d’un gris ardoisé et spongieuses à l’intérieur. Une sorte dite Ogooué se présente en boules de la grosseur du poing, sphériques, mélangées de beaucoup de sable. Enfin il arrive parfois des boules noirâtres de 5 centimètres de diamètre environ et passablement humides (25 p. 100), qu’on appelle boules du Gabon; elles sont toutes percées d’un trou qui sert à les enfiler.

D’après H. Lecomte le Landolphia owariensis P. de B., qui croît au Gabon, fournit un bon caoutchouc, tandis

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