‹ Origine botanique des caoutchoucs et gutta-percha. Thèse présentée au concours d'agrégation (Section d'histoire naturelle et pharmacie)Chapitre 41 sur 108 · Revue coloniale, i« r décembre · texte numérisé non relu

Revue coloniale, i« r décembre

LE CAOUTCHOUC

§ 2. — MOUVEMENT COMMERCIAL

Je n’ai pas l’intention de faire une statistique complète de la production du caoutchouc dans les différentes contrées; cela sortirait du cadre de ce travail. Je ne donnerai que quelques chiffres pour fixer les idées et montrer le développement énorme qu’a subi le commerce du caoutchouc depuis une trentaine d’années'.

Au Brésil, l’établissement d’un service de navigation fluviale a permis d’étendre l’aire d’exploitation tout en diminuant notablement les frais de transport. En 1882, d’après H. Coudreau, il existait déjà 52 vapeurs qui ont fait, durant cette année, 543 voyages et ont transporté 9,770,797 kilogrammes de caoutchouc sur les 80,000 kilomètres navigables du bassin.

Le port de Para exportait déjà à lui seul, en 1857, 1,670 tonnes de caoutchouc; ce chiffre s’élevait à 1,777 tonnes en 1878, 9,624 en 1882, et 14,000 en 1887,

La production du bassin de l’Amazone a été :

1840. 100 tonnes.

1889. i 5 , 5 oo —

1. Tous les chiffres cités ont été tirés de la Revue coloniale, du Moniteur officiel du commerce, du Mouvement géographique, des Notices coloniales, de la Revue des cultures coloniales, de la Belgique coloniale, etc., et de divers ouvrages : Baucher, H. Coudreau, Ghapel, A. Dewèvre, R. P. Piolet, et de statistiques du marché d’Anvers que je dois à l’obligeance de M. G. Lamy-T orrilhon.

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Le Mexique, de 1881 à 1886, exportait pour une valeur annuelle moyenne de 551,690 fr. ; l’exercice de 1887-1888 a donné 8^6,Q2Ô fr.

Il est bien difficile de faire la part exacte de la production du Sénégal et du Soudan. Quoi qu’il en soit, ces deux colonies fournissent d’année en année des quantités toujours plus considérables de caoutchouc. Pour encourager les indigènes, on a accepté ce produit comme impôt dans les centres anciens ; on a invité les habitants à en apporter dans les mômes conditions dans les centres nouveaux. Les circulaires ministérielles du 2 4 décembre 1895 (n° 343 ) et du 26 mars 1896 (n° 98) recommandent expressément aux commandants des cercles d’activer la production et d’empêcher la destruction des lianes et le fraudage du produit.

Pour le Sénégal, la production a monté de 2,971 kilogrammes (1876) à io 5 , 54 o kilogrammes (i 883 ); plus récemment le Soudan a donné: en i 8 g 5 , 35,671 kilogrammes et en 1896, 90,347 kilogrammes.

La Casamance a vu son exportation s’accroître considérablement. Elle a produit :

1 883 . 59,623 kilogrammes.

1884 . io3,347 —

1887. ........ i 5 o,ooo —

Cette brusque diminution viendrait du discrédit jeté s ur ce caoutchouc par les impuretés qu’y ajoutent les Violas dans un but de fraude ; la Bathurst Company a Profité de cette défaveur auprès des maisons françaises Pour attirer à elle toute la récolte, bonne ou mauvaise.

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Il faut tenir compte aussi de ce fait qu’une bonne partie du caoutchouc récolté dans la Basse-Casamance profite aux statistiques portugaises et anglaises. Cela tient à l’application de droits de sortie ; les frontières de la Gasamance sont fermées par le bureau maritime de Casabane tandis que les colonies voisines en sont exemptes '.

La production de la Guinée française est aussi en hausse marquée : *

3 e trimestre . .

325,263 kilogrammes.

4° trimestre . .

3 e trimestre . .

4 e trimestre . .

1" trimestre. .

2 e trimestre . .

4 e trimestre . .

i er trimestre. .

2* trimestre . .

La valeur du kilogramme

a été fixée à 5 fr. à partir du

1" juillet 1898.

La Côte d’Ivoire accuse

quelques fluctuations dans

son exportation, mais d’une

manière générale elle est en

progrès.

76,576 kilogrammes.

Il5,221 —

I er trimestre. . .

2 e trimestre . . .

i. Revue coloniale, 1898, p. 148.

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