II. Ëtam. dressées dans le bourgeon
l Q Calice </ valvaire, fleurs le plus souvent apétales; inflorescences en grappes ou en épis axillaires ou terminaux. ....... II. a. Acaeyphées.
2° Calice / valvaire ou presque imbriqué; fleurs pétalées ou non, en épis lâches, parfois raccourcis.II. 3. Jatrophées.
3° Calice ^ valvaire, rarement imbriqué; jamais de pétales, fl. en épis ou grappes simples et terminales .II. 4* Manihot^es.
4° Calice </ imbriqué ; fl. toujours pétalées, eu touffe 8 » au moins léh fl. </ ; inflorescences partielles axillaires ou bien inflorescence unique en épi ou e0 panicule axillaire, très rarement inflorescences su®" pies non ramifiées .... II. 5. Cluytiées.
5° Calice </ imbriqué; fl. toujours apétales, inflorescences partielles en touffes axillaires ou bien infle*
PLANTES EXPLOITÉES
rescence totale en épi, plus rarement en panicule ; laticifères articulés, ... II. 6. Géloniées.
6° Calice (/ imbriqué; fl. toujours apétales, inflorescences axillaires ou terminales, en épis. Inflorescences partielles condensées, plus rarement lâches ; laticifères inarticulés. . . II. 7. Hippomanées.
(3. Inflorescences en cyathium. ... IL 8. Euphorbiées.
B. — Cotylédons minces, à peu près aussi larges que la radicule . B. Stenolobées.
a) 2 graines dans chaque loge ... I. Porantheroïdées.
b) 1 graine dans chaque loge .... II. Ricinocarpoïdées.
Jatrophées.
Hevea Aubl. FI. Guy. (1775). — Prod. DC., XV, 2 e p., p. 716. — Siphonia Schreb. Gen. PI. 156 (1789). — Micrandra R. Br. PI. rar. jav. Horsf., p. 287.
Galice à préfloraison Valvaire indupliquée, pétales absents. Disque mâle lobé opposé aux sépales. Étamines insérées autour d’une colonne centrale, les inférieures alternes avec les sépales, bifides. Ovaire rudimentaire surmontant la couronne staminale ; une loge monosperme. Fruit capsulaire, endocarpe ligneux, 2 valves ; graine caronculée. Grands arbres à feuilles alternes, longuement pétiolées, trifoliées, rassemblées au sommet des rameaux, a peine égales au pétiole, penninerves, entières, le plus souvent allongées-elliptiques ou oblongues-obovées, persistantes, pétiolules glanduleux à la base. Inflorescences bi-sexuées, terminales ou axillaires en panicules; fleurs nombreuses. Axes primaires (et souvent secondaires) terminés par une fleur femelle, les fleurs mâles beaucoup plus nombreuses sur des pédicelles courts, petites, tomenteuses, souvent jaunes ou jaunâtres. Bractées uniflores très petites. Galice des deux sexes gamosépale à
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5 lobes. Calice des fleurs femelles réduit ou disparu. Ovaire triloculaire à 3 stigmates sessiles ou surmontant une courte colonne stylaire, épais, bilobés et carénés.
Hevea Spruceana Müll. Arg. Prod. DC., loc. cit., p. 717. — Siphonia Spruceana Benth. in Hook., Journ. of Bot., 1 854 , p- 370.
Brésil. Colombie.
D’après H. Scott', les laticifères de cette espèce sont très semblables à ceux du Manihot Glaziovii Müll. Arg. (voir plus loin); ils sont répartis sur deux ou trois rangs dans la partie criblée; larqeur moyenne: i 5 à 170., 5 (O. Chimani).
H. discolor Müll. Arg. Prod. DC., loc. cit., p. 717. — Micrandra ternata R. Br. — Siphonia discolor Benth. in Hook. Journ. of. Bot., i 854 , p. 36 g.
Rio Negro. Manaos.
H. pauciflora Müll. Arg., loc. cit. — Siphonia pauci- Jlora Benth., loc. cit., p. 370.
Rio Negro et Rio Uaupès (E. Poisson).
Le H. membranacea ne serait qu’une forme; Müll. Arg. ne l’admet pas comme espèce. — Brésil. Guyane anglaise (R. Schomburg).
H. rigidifolia Müll. Arg., loc. cit., p. 717. — Siphonia rigidifolia Benth., loc. cit., p. 371.
Haut-Amazone, sur le Rio Uaupès (Martius).
1. H. Scott, « Note on the lnticiferous tissue of Hevea Spruceana »> Quart. Journ. of microsc. science, 1884, p. 2o5.
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H. Benthamiana Müll. Arg., loc. cit., p. 718.
Rangée d’abord avec H. discolor par Spruce. — Haut- Amazone, Rio Negro, Rio Uaupès.
H. Brasiliensis Müll. Arg., loc. cit., p. 718. — S. brasiliensis Kunth, Humbold et Bompl. Nov.gen. et spec.pl. vol. VII, p. 171. — S. Kunthiana Baill. Études gén. Euphovb., p. 3 a 6 .
Brésil (Para) et Venezuela, cultivé aujourd’hui dans plusieurs de nos colonies d’Afrique.
D’après Egelstein 1 , on trouve dans le parenchyme cortical de la tige des cristaux prismatiques d’oxalate de chaux; dans le liber, l’oxalate de chaux est cristallisé en mâcles: ce dimorphisme serait caractéristique pour cette espèce. Les laticifères y sont du type inarticulé, mais ils font exception à la règle générale par les anastomoses qu’ils contractent entre eux. Ces anastomoses se produiraient par résorption de la membrane séparant deux tubes arrivés en contact. Dans la feuille, les laticifères courent le long des nervures et se répartissent dans toùt le mésophylle en s’insinuant entre les cellules palissadiques jusque sous l’épiderme.
De Bary et Galvert supposaient la présence d’anastomoses ; O. Chimani n’a pu en découvrir. Les laticifères sont, répartis sans ordre déterminé dans toute l’écorce et dans la moelle ; le latex ne contient ni amidon, ni cryptoxalate de chaux (Egelstein).
H. lutea Müll. Arg., loc. cit., p. 71g. — S. lutea Benth.,
I. Egelstein, Hevea brasiliensis Müll. Arg. — Études histologiques et Pharrnacognostiques (en russe). Moscou, 1897.
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loc. cit., p. 370. — S . apioulata Baill. Bec. d’observ. bot. vol. IV, p. 285.
Rio Negro et Rio Uaupès (E. Poisson),
H. guyanensis Aubl. Guy., p. 871, t. 335 . — Jalropha elasticaL. Suppl., p. ^22 (1781). — Siphonia elastica Pers. Enchir. vol. II, p. 588 .— S. guyanensis Juss. — S. cahuchu Will. Sp., pl. IV, p. 567. — Pao syringa, bois de seringue.
Forêts de la Guyane (Richard, Leprieur, Sagot). Importé à Tahiti en i 85 o. Cultivé dans plusieurs colonies.
Les laticifères sont abondants dans le liber et disposés en cercle; parfois, on en trouve deux ou trois cheminant côte à côte; il n’y a jamais d’anastomoses. Largeur moyenne : i 5 à 20 n (O. Chimani).
H. nitida Müll. Arg. in Mart. Fl. Bras. VI, IL 3 oi.
Haut-Amazone.
Manihotées (Platylobées-Crotonoïdées).
Maniiiot Tourn. in Adans. Fam. II. 356 (1763). — Camagnoc Aubl. — Janipha H. B. K. — Mandiocca Link.
Plante monoïque. Fleurs mâles à calice souvent péialoïde, en coupe ou en cloche, à 5 lobes. Etamines sur 2 rangs, insérées entre les dents du disque, grêles, libres ; anthères grandes, attachées à la paroi dorsale- Fruit rudimentaire, nul ou trilobé. Fleur femelle : calice semblable à celui de la Heur mâle. Disque hypû" gyne, rarement absent. Fruit à 3 loges ; styles un peu soudés à la base, élargis ou lobés de diverses manières,' loges s’ouvrant en 2 valves. Graines à tégument crustacé
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«t albumen charnu. Arbustes ou arbrisseaux de couleur verdâtre, nus, plus rarement velus ; feuilles alternes, pétiolées, entières ou palmées, 3 -^ lobes, divisions arrondies. Fleurs grandes, en grappes, une seule sous chaque bractée : grappes terminales ou à la base des feuilles supérieures. Fl. (/ courtes, fl. $ pédonculées plus longuement.
Environ 80 espèces réparties dans le Brésil, le Pérou, la Guyane et le Mexique.
Manihot Glaziovii Müll. Arg. Mart. Fl. Bras. XI. II.
Originaire de la province de Geara et acclimaté aujourd’hui en Afrique (côte occidentale et Madagascar).
Les laticifères y sont du type articulé et sont formés de cellules fusionnées bout à bout avec résorption des parois transversales. Ils sont parfois anastomosés transversalement (H. Scott). Latex brunâtre et peu consistant, facile à distinguer du contenu des vaisseaux à tannin. Largeur variant de iajj .,5 à i 5 jj..
Hippomanées.
Excæcaria Linn. Syst. éd. X, 1288 (1759).
Plantes dioïques, plus rarement monoïques; disque nul. Fleur mâle : 2-3 divisions au calice, 2 à 3 étamines avec filets libres, pas de fruit rudimentaire. Fleur femelle : calice à 3 lobes, fruit à 3 loges, styles non divisés, peu soudés à la base; loges s’ouvrant en 2 valves. Endocarpe dur, graines sans caroncule. Arbres en tronc dénudé ou arbustes à feuilles alternes ou opposées. Fleurs mâles solitaires ou au nombre de 3 sous chaque bractée ; quelques
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fleurs femelles à la base de l’inflorescence, plus nombreuses vers le sommet.
3 o espèces environ; Asie et Afrique tropicales. Australie et Mascareignes.
Excæcaria gigantea Pos. Arungo. Bull. Soc. Bot. de Fr. 1880, p. 3 io.
Gaucho blanc de la Colombie.
Sapium P. Br. Hist. Jamaic. 338 (1756). — Carumbium Kurz. For. Fl. Brit. Burma II, 4 i 1. — Falconeira Royle. Illustr. Bot. Hymal. 354 , t. LXXX 1 V (i 83 g). — Gonosapium Midi. Arg. in Linnea, XXXII, 87 (i 863 ).
Plantes monoïques (toujours ?) ; disque nul. Fleurs mâles à calice irrégulièrement divisé ou lobé, 2-3 étamines, fdets libres; pas de fruit. Fleurs femelles: calice à 3 lobes ou 3 divisions, fruit à 2-3 loges, styles libres ou réunis à la base. Capsule plus ou moins charnue ou pulpeuse ; graines sphériques, sans caroncule, albumen charnu. Arbres à tronc dénudé, le plus souvent, ou arbustes avec feuilles alternes pétiolées, à bords entiers plus rarement dentés; pétiole avec 2 glandes. Grappes ou épis simples, très rarement panicules. Fleurs mâles au nombre de 3 ou plus sous chaque bractée ; fleurs femelles solitaires, plus nombreuses à la base de l’inflorescence. Bractées portant chacune une glande.
25 espèces environ sous les tropiques des deux hémisphères.
Sapium biglandulosum Aubl. — Excæcaria biglandulosa Midi. Arg., Prod. DC, t. XV, II 8 part., p. i 2 o 4 - — Stillingia biglandulosa Baill. Bec. d’observ. bot., vol. V.
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Venezuela; n’est guère exploité à cause de sa dispersion.