D r Beauvisage, loc. cit., p
LA GUTTA-PERCHA
de Sumatra. Séligmann-Lui 1 et K. Schumann 2 3 * se rallient à cette opinion. Blossom*, Lewchin + et Rempel 5 soutiennent au contraire que le mot pertcha signifie arbre et que gulta-percha veut dire suc laiteux d’arbre. Enfin, Sérullas 6 donne un avis encore différent : le mot gutta, qui se prononce gaetah (en sunda), gota (en batak), gueutta (dans la presqu’île de Malacca), gatta (à Macassar) et guitta (en dayak), « n’a que le sens absolument général de gomme que complètent des qualificatifs tels que soutra, pouteh, mèrah, tembaga, etc., ou pertcha. Ce dernier ( pertjah, perdja ou peurtcha ) ne désigne nullement Sumatra comme l’avaient cru tous les explorateurs, saul L. Wray. (Le nom malais de cette île est Perxa qui signifie le monde, la partie terrestre habitée.) Pertcha veut dire chiffon, lambeau d’étoffe et caractérise exactement des gommes qui, avant tout traitement par l’eau chaude, présentent l’aspect de chiffons à demi réduits en pâte et comprimés. »
Quoi qu’il en soit, cette dernière opinion est la plus vraisemblable.
La Balata.
C’est le professeur Bleekrode qui a le premier fait connaître la balata dans une communication à la Société des