Chapel, loc. cit., p
LA GUTTA-PERCHA
Dans son travail sur les plantes à gutta *, L. Pierre décrit quatre variétés du Mimusops Balata Miq.
En 1892, le D r L. Mûrisse* publie le résultat de ses recherches sur les gutta-percha américaines. Les arbres susceptibles de fournir un produit analogue à la guttapercha sont abondants en Guyane, dans le Venezuela et surtout à partir du deuxième rapide de l’Orénoque jusqu’au Brésil. Il signale la présence du Pindare (Haut- Orénoque et Rio Negro), du Mavima, du Masaranda ( Mimusops elata Allem.) et du Balata rouge (Mimusops Balata Gærtn.). Il donne d’utiles renseignements sur la valeur de leur latex qu’il a coagulé lui-même.
Dans son Rapport de mission à la Martinique et à la Guyane } , Em. Geoffroy, pharmacien de la marine, chargé par le gouvernement français de rechercher des forêts d’Araucarias, décrit en détail les richesses du pays et les mœurs des habitants du Kourou et du Maroni. S’il n’à pas découvert d’Araucarias dans sa longue et périlleuse mission, il a signalé la présence de très nombreux arbres à latex (Bagassa, Piratinera, Labatia) et surtout d’arbres à balata. Au prix de fatigues inouïes, à travers un pays semé d’embûches de toutes sortes et après plusieurs naufrages dans les rapides où il perdit vivres, vêtements et jusqu’à sa feuille de route, le courageux explorateur par-, vint à remonter le Maroni jusqu’au village roucouyenne de Yamaïqué. Pris par la fièvre (qui devait l’emporter plus tard), il se vit obligé d’entrer à l’hôpital de Saint-
1. L. Pierre, « Plantes à gutta-percha ». Bulletin de la Société linnéenne de Paris, 1885, numéros du 1“ juillet et suivants.
2. IV L. Mûrisse, « Les Gutta-percha américaines». Archives des missions scientifiques et littéraires, 4 e série, t. II, p. 619, 1892.