ClIIMANI, loc. cil
3 . O. Oesterle, « Studien über die Gutta-percha ». Archio der Pharmacie, 1892, p. 641.
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n’a pas vu non plus d’anastomoses, mais il déclare que les laticifères des Palaquium gutta Burck, P. Treubii Burck et Payena Leerii Benth. sont du type inarticulé et semblables à ceux des Euphorbiacées, des Urticacées, des Apocynées et des Asclépiadées ! On est en droit de se demander si c’est bien à des feuilles de Sapotacées que cet auteur s’est adressé; en effet, Lewchin 1 , qui a repris l’étude anatomique des Palaquium gutta et P. Treubii, appelle les laticifères des cellules-sacs. Chez le Palaquium gutta, les cellules-sacs de la région interne de l’écorce messurpnt environ 5 o fx de large sur goo [x à i mm ,4 de long. Non seulement il a vu que parfois il y a résorption de la membrane transversale, mais il déclare avoir observé dans l’écorce secondaire des anastomoses latérales; les files de cellules-sacs se touchent parfois sur de grandes longueurs et il a pu voir une à trois anastomoses latérales entre deux cellules-sacs voisines. Ces anastomoses sont moins fréquéntes chez le Pal. Treubii.
En 1898, Stéphane Rempel 2 étudie l’anatomie du Payena Leerii Benth.; il emploie également le nom de cellules-sacs; il trouve lui aussi des anastomoses latérales, mais moins fréquentes que chez le Pal. gutta; la résorption des membranes transverses est également plus rare.
Enfin j’ai pu m’assurer par des coupes dans des feuilles de Pal. gutta et de Pay. Leerii de l’exactitude des descriptions données par Lewchin et Stéphane Rempel,
1. Lewchin, « Palaquium gutta Burck et P. Treubii Burck. » Thèse de pharmacie. Moscou, i8g4 (en russe).
2. Rempel, « Payena Leerii et sa gutta-percha. » Thèse de pharmacie. Moscou, 1898 (en russe).
LA GUTT A-PERCIIA.
mais je n’ai pas eu la bonne fortune de trouver des anastomoses latérales entre cellules laticifères 1 .
Il reste donc bien établi que les Palaquium yutta, P. Treabii et Payena Leerii possèdent des laticifères du type articulé^
D’une manière générale, les laticifères des Sapotacées sont formés de cellules parfois semblables aux cellules avoisinantes, parfois beaucoup plus longues et plus larges, suivant la région où on les considère.
On en trouve dans toutes les régions de l’écorce et du * liber, de même que dans la moelle. Parfois les extrémités sont renflées en massue ( Palaquium, Payena) ou terminées par une pointe qui vient chevaucher sur la partie correspondante de la cellule-sac supérieure ou inférieure. Les files de cellules-sacs sont tantôt isolées, tantôt réunies par groupes de trois ou quatre.
Dans le limbe de la feuille, les laticifères se distribuent sans ordre apparent dans le parenchyme palissadique et dans le parenchyme lacuneux. Ils sont généralement plus petits que dans l’écorce.
Les membranes sont le plus souvent minces et formées de cellulose pure; parfois cependant [Payena Leerii) elles acquièrent une certaine épaisseur avec une structure feuilletée à peine visible.
Le contenu des laticifères examiné sur des échantillons frais est gris brun par transparence et blanc de lait à la lumière réfléchie. Avec un fort grossissement, on y aperçoit de petits corpuscules jaunes formés par de la résine. Sur des échantillons secs, le contenu est fortement con-
i. Les feuilles que j’ai eues à ma disposition provenaient de l’herbier du Muséum ; je les dois à l’obligeance de M. Poisson que je suis heureux de remercier.
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tracté et jaunâtre. On peut débarrasser les laticifères de leur résine par un traitement à l’alcool fort ou à l’éther. Le résidu représente la gutta, plus une certaine quantité de sels qui se présentent sous forme de poudre fine (Rempel, Lewchin) ; cette poudre est de Poxalate de chaux qu’on ne peut apercevoir dans le contenu du laticifère (cryptoxalate de chaux). Chimani nie la présence de cryptoxalate de chaux chez le Palaquium Treubii, où Lewchin l’avait rencontré.
Le contenu des laticifères des plantes à gutta se colore par la teinture d’alkanna ; la matière colorante se porte à la fois sur les granulations de résine et sur la gutta (carbure d’hydrogène). Si donc sur des coupes traitées par l’alcool fort et par l’éther qui enlèvent la résine et les matières grasses, le contenu des laticifères se colore encore fortement par l’alkanna, on peut être certain qu’on a affaire à une plante produisant soit de la gutta, soit du caoutchouc.
En général, le latex des plantes à gutta est plus consistant que celui des plantes à caoutchouc ; souvent il est tellement épais qu’il se coagule presque instantanément sur la blessure (divers Palaquium). Parfois il est assez fluide pour être transporté dans des calebasses (. Payena Leerii, Mimusops Balata, etc.). Certains latex sont comestibles et possèdent même une saveur-agréable. E. Geoffroy 1 a vu les indigènes de la Guyane manger le lait épaissi du Balata qu’ils étendent sur leur pain comme de la crème et Bernardin 2 rapporte que l’équipage du navire anglais le Ghanticleer, en station au Brésil, employa pendant un temps considérable le lait des Maçaranduba ( Mimusops elata Allem.) au lieu et place de lait de vache.