‹ Origine de l'imprimerie à Paris, d'après des documents inédits;Chapitre 13 sur 38 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Suite de ]a description des volumes imprimés dans Tatelier de Sorbonne, en 1471. — Aug. Dati Libellus, volume non cité jusqu*à ce jour; exemplaire unique à Bâle. — Phalaridis Epistolœ ; exemplaires connus en France et à l'étranger. — Platonis Epistolce^ volume considéré comme introuvable jusqu'à présent; exemplaire unique conservé à Bâle. — Vallœ liber Elegantiarum, — De duobus Amantibus, et De Mi$eria Curialium, d'i€Ineas-Sylvius Piccolomini (Pie II); exemplaires connus de ces ouvrages. — Publii Virgilii Bucolica et jEgloga, Volumes qu*on a supposé avoir été imprimés en Sorbonne en 1471, mais dont on n'a pas vu d'exemplaires.

On doit reconnaître que l'aclivîté déployée par nos prototypographes parisiens fut remarquable, dans les premiers mois de l'existence de l'atelier de Sorbonne. Cette activité exceptionnelle ne semble pas s'être ralentie pendant toute Tannée 1471, car un assez grand nombre de volumes paraissent avoir été imprimés dans cette année.

Nous n'avons point la prétention d'établir un ordre chronologique rigoureux, présentant \eé dates exactes où a paru chacun des volumes sortis des presses de Sorbonne ; aucun des documents que nous avons pu consulter ne nous a fourni

les indications nécessaires pour dresser un pareil tableau. Ce n^est que par certains faits corrélatifs, que nous avons donné une sorte d'état civil aux premiers volumes imprimés, ainsi que nous pourrons le faire pour deux ou trois de ceux qui ont suivi ; mais pour le plus grand nombre, on ne peut s'en rapporter qu'à de vagues données telles, par exemple, que le plus ou le moins d'usure du caractère.

On a voulu établir une sorte de synchronisme entre quelques-uns des volumes de l'atelier de Sorbonne, en s'appuyant sur ce fait qu'on les a trouvés réunis et reliés ensemble. Mais ce genre de preuve n'a aucune valeur, car on rencontre le même ouvrage relié avec divers de ses congénères. L'assemblage des ouvrages de longue haleine a été parfois le fait du hasard, ou, pour la plupart des cas, le fait d'une combinaison voulue par le propriétaire qui a réuni ceux qui traitaient d'un môme ordre de matières ou d'idées; on en a un exemple frappant, ainsi qu'on le verra, dans les volumes reliés provenant de Jean Heynlin et conservés dans la Bibliothèque de Bâle.

Au résumé, les volumes ne contenant aucune mention de date ni de lieu, et n'attestant leur communauté d'origine que par la similitude incontestable du caractère avec lequel ils ont été composés, on doit se contenter de leur assigner un rang pro^ bable dans l'ordre chronologique, et de les considérer, dans, leur ensemble, comme formant l'œu-

vre complet de râtelier protolypographique de Paris, sans prétendre, encore une fois, à une exactitude indiscutable.

C'est sous le bénéfice de ces réserves que nous allons entreprendre de décrire les volumes qui ont suivi ceux que nous avons cru pouvoir placer en tête de la liste.

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