AVANT-PROPOS
Notre but, en plaçant ces lignes en tôte de cette étude, est de remercier les bibliographes et les bibliophiles, ainsi que les directeurs de collections publiques, qui nous ont mis à même de connaître les documents que nous avons utilisés.
Nousdevonsremerciertoutd'abordlesdirecteurs des Bibliothèques publiques de Paris, qui se sont prêtés à nos recherches avec la plus grande complaisance, et principalement le savant administrateur delà Bibliothèque Nationale, M. Léopold Delisle, et M. Thierry Poux, sous-directeur conservateur du département des imprimés, dont tous les travailleurs qui fréquentent notre grande collection nationale ont pu apprécier la science et le dévouement.
L'École française de Rome a droit aussi à notre reconnaissance; M. Geffroy, alors directeur de cette École, et M. E. Berger, ont bien voulu faire
des recherches fructueuses dans la Bibliothèque Vaticane.
Nous n'avons pas été moins bien reçu à l'étranger, partout où notre travail exigeait un examen spécial de documents.
En Suisse, M. le docteur Sieber, conservateur de la Bibliothèque de TUniversité de Bâle, a mis à notre disposition non seulement les ouvrages conservés dans cette riche collection publique et qui pouvaient nous être utiles, mais encore ses propres notes concernant Jean Heynlin, dont il se proposait d'écrire la biographie : M. Sieber ne pouvait se montrer plus aimable; aussi avons-nous tenu à né point dépasser les limites d'une discrétion commandée par sa complaisance môme, quitte à ne pas être aussi complet que nous l'aurions désiré dans notre notice sur Jean Heynlin.
En Angleterre, le British Muséum, par un de ses conservateurs, M. Roy, nous a fourni de précieux renseignements sur les volumes de l'atelier prototypographique français conservés dans cette grande collection. Lord Spencer, avec une bienveillance que nous avons hâte de reconnaître, a mis aussi à notre disposition sa riche et célèbre collection.
En Italie, M.Jean Veloudo, préfet de la Bibliothèque de Venise, ne s'est pas montré moins empressé.
En Allemagne, M. Byrk, préfet de la Bibliothèque de Vienne (Autriche), a bien voulu nous transmettre une description admirablement faite
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d'un des plus remarquables volumes imprimés dans l'atelier protolypographique de Paris; et M. Pertsch, conservateur de la Bibliothèque de Gotha, nous a renseigné exactement sur un précieux manuscrit faisant partie de sa collection et se rapportant à notre travail.
A tous nous exprimons notre reconnaissance :
aux étrangers, en particulier, nous adressons des remerciements pour nous avoir procuré l'occasion de constater une fois de plus que, lorsqu'il s'agit de science, la fraternité des peuples n'est pas un vain mot.
Énumérer les noms des hommes spéciaux qui ont bien voulu éclairer notre marche, c'est dire les sources principales auxquelles ont été puisés les renseignements sur lesquels repose notre étude. Mais seul nous restons responsable de l'emploi qui a été fait de ces renseignements.
Nos efforts ont tendu à retracer aussi exactement que possible le cours d'un événement qui date dans les annales intellectuelles de la France, et à rappeler brièvement la vie des hommes qui ont été les promoteurs de cet événement dont l'importance, au point de vue patriotique, est incontestable.
N'est-<re pas remplir un vrai devoir national que d'assurer à ces hommes la place à laquelle ils ont droit dans le souvenir des Français?
Pro Patria!