‹ Origine de l'imprimerie à Paris, d'après des documents inédits;Chapitre 30 sur 38 · XVI. JUVENALIS ET PeRSII SATIRiE. — In-fol · texte numérisé non relu

XVI. JUVENALIS ET PeRSII SATIRiE. — In-fol

Ce volume que nous désignons sous ce titre, et qui contient des œuvres des deux illustres satiriques latins, est un de ceux qui ont été imprimés en l'atelier de Sorbonne et dont aucun bibliographe français n'a donné de visu la description. Tous les auteurs qui l'ont cité ne s'en sont rapportés qu'à ce qu'en a dit Dibdin, d'après un exemplaire qui appartenait au collège de la Magdeleine, à Oxford. Plus heureux que nos devanciers, nous avons pu l'examiner à Bâle, où il se trouve, dans la collection provenant de J. Heynlin.

C'est un volume in-folio, réglé, à marges pleines; les caractères sont un peu défraîchis, et c'est pour

ce motif que nous pensons qu'il a élé imprimé dans le milieu de 1472.

Il commence par les Satires de Juvénal, qui comprennent soixante et un feuillets utiles de trentedeux lignes à la page (cinq cahiers de dix feuillets et un de douze feuillets dont le dernier est blanc). Il a pour titre :

Decimi lunii Satirap^ Liber primus

A la fin, au verso du soixante et unième feuillet, on lit:

Decimi lunii luuenalis Aquinatis Satyrarum liber finit Fœliciter.

Puis viennent, avec un intitulé, deux vers d'Erhard de Windsberg :

Erhardus, D. I. luuenar cultorî, F. optât;

Ecce parens SatyraF{, princeps eliconis et auctor/ In prauos mittens tela seuera notae.

Le texte de Perse commence de suite sur le recto du soixante-deuxième feuillet, ce qui prouve que les deux ouvrages ont été tirés en même temps et ont fait corps. Le texte porte sur onze feuillets utiles (un cahier de douze feuillets dont le dernier est blanc); le titre est ainsi conçu :

Auliî persii flacci in satyraF{ librum prolo^ gus constans métro iambico trimetro.

Suivent les six satires; le texte, dont dix-neuf lignes portent sur le onzième feuillet, se termine ainsi :

A. P. F. Satyrar] liber finit fœlîciter.

Ici, comme à la fin du Juvénal, les imprimeurs ont placé des vers d'Erhard :

Erhardi Tetrastichon ad germanos Librarios ingenuos.

Eccetibi princeps satyroi^(i) codice paruo Persiius/ arte noua impressus/ & ingénue

Fœlices igit alemannos/ arte magistra Qui studia ornantes, fertis in astragradum;

Les satires de Juvénal et de Perse forment un volume de soixante-douze feuillets utiles au total ; il y a trente-deux lignes à la page. L'exemplaire de Bâle, qui provient, nous Tavons dit, de la collection de J. Heynlin, est relié avec le Térence dont nous nous occupons ci-après (2). La reliure a le type des reliures de la Chartreuse de Bâle. C'est un exemplaire non orné et dans lequel les initiales ont été laissées en blanc, sauf celles des deux premières satires de Perse qui sont peintes en couleur, l'une rouge et l'autre bleue. Le papier de Perse porte une ancre en filigrane.

(1) Brunet (tome III, col. 626), en reproduisant ces vers d'après Dibdin, a commis une erreur en écrivant satyranj. Dibdin a cependant écrit le mot correctement. ( Voy. tome II , p. 221 de la Bi6/. spenceriana.)

(2) Bibl. de Bâle, A. M. V. 6.

Dibdin est, jusqu^à ce jour, le seul bibliographe qui ait décrit cette édition de Sorbonne, de visu, comme nous Tavons dit. Hain en a signalé Fexistence dans son Répertoire, n° 9,674. Brunet en a parlé diaprés Dibdin, ainsi que M. Madden (1).

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