‹ Origine de l'imprimerie à Paris, d'après des documents inédits;Chapitre 31 sur 38 · XVII. PuBui Terencu CoMŒDiiC. — In-fol · texte numérisé non relu

XVII. PuBui Terencu CoMŒDiiC. — In-fol

Ce volume, qui contient des comédies de Térence, a été, sans aucun doute, au nombre des derniers imprimés dans Tatelier de Sorbonne, car on y remarque que le caractère est déjà fatigué. C'est un in-folio de quatre-vingt-six feuillets (huit cahiers de dix {euiWeis^^quinternions, et un cahier de six feuillets, fermons), et de trente-deux lignes à la page.

Le texte commence sur le recto du premier feuillet par cet intitulé :

Publii Terentîi afri pœte comici Andria încîpit fœlicîter.

Viennent ensuite, sur la même page, l'épitaphe de Térence, l'argument de la tragédie et quinze vers du prologue de YAndrienne.

Le volume se termine par le Phormion, au verso du dernier feuillet, avec ces deux lignes :

Publîi Terentii Afri Pœtae Comîcî Comediai^ liber Finît Fœlicîter.

(i) Ouv. dlé, p. 183.

II ne semble pas qu'on puisse reconnaître dans ce volume la méthode de division, de classification des matières dont J. Heynlin et G. Fichet s'étaient fait une règle stricte. Les vers sont imprimés comme de la prose ; les actes des comédies ne sont pas détachés nettement, et il en est de même pour les personnages dont les noms ne sont désignés que par leurs trois premières lettres placées en pleine ligne. Cet arrangement défectueux rend très difflcile la lecture du texte, et ne répond pas aux exigences habituelles de nos éditeurs sorbonistes.

La Bibliothèque de Bâle possède un exemplaire complet du volume de Térence, réglé et réuni à d'autres incunables (1), dont font partie les satires de Juvénal et de Perse, que nous avons examinées plus haut; il provient de J. Heynlin. Les lettres initiales sont peintes en couleur rouge ou bleue, mais sont d'un style différent de celui des autres volumes de l'atelier de Sorbonne. Les capitales sont marquées en couleur jaune, au pinceau.

La Bibliothèque Nationale a aussi un exemplaire du Térence; il est relié en maroquin violet et est doré sur tranches ; il a les marges presque entières. Malheureusementcet exemplaire est incomplet: iln'aque soixante et un feuillets. Toute la première comédie, VAndrienne, manque ; le volume commence par la

(1) II est précédé d'une édition des Fables d'Ésope, avec gravures, imprimée à Augsbourg par Ant. Sorg; et du Spéculum stultorum de Nigellus Virecker, imprimé à Utrecht par Ketlaer et Lempt. — Bibl. de Bâie, A. M. V. 6.

troisième scène du troisième acte de Y Eunuque^ et il finit par l'acte IV du Phortnion. Une note manuscrite, placée en tète du volume, contient rénumération des parties absentes, en même temps qu^une dissertation, en plusieurs points erronée, à propos de cette édition; le rédacteur de cette note ne semble pas s'être douté de la provenance du volume.

Le Térence de Sorbonne est décrit dans le catalogue de la bibliothèque de Spencer, et c'est d'après Dibdin que Brunet en a parlé; M. Madden a décrit l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale (1).

11 est à supposer que l'édition de l'atelier de Sorbonne est une èdiWonpr inceps. Ainsi que le fait observer l'annotateiir de l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale, les manuscrits de Térence des collections du roi, de Golbert, de Le Tellier, de Bigot et celui de Bcmbo, portent le mot appone, dans la scène I de l'acte I de V Heautontimorumenos, tandis que, dans les plus anciennes éditions de cet auteur, ce mot est remplacé ^avdepone. Or l'édition de Sorbonne ^ovisml appone, ne doit-on pas penser qu'elle a été faite d'après un manuscrit de Paris, et non d'après une édition antérieure?

(i) Bibl. spencer,^ tome II, p. 406; Brunet, tome V, col. 704; Madden, ouv. cité, p. 189.

XVIII. De Officiis Sancti Ambrosii. — In-fol, XIX. Senec/E Libellus de quatuor Virtutibus. — Id.

Ce volume des Devoirs de saint Ambroise est un in-folio de quatre-vingt-dix feuillets de trente et une lignes longues à la page, auquel se trouve joint un petit Traité de Sénèque, de quatre feuillets, du même nombre" ùc lignes à la page. Le caractère est défraîchi.

Le texte des Z)e^o/r^ occupe quatre-vingts feuillets et commence par cet intitulé :

Ambrosii ecclesie doctoris sapientissimi, mediolanoF{ pre sulis sacratissimi, adsuos quos in christo per euangelium genuit filios carissimos, officioi^ liber primas. In quo de honesto officiisqS a fontibus quattuor honesti exortis de^ terminas, in quattuor partibus tractatusl fœliciter incipit;

Le texte finit par ces lignes :

Ambrosii Doctoris eximii, Officioi^ liber tertius & ultimus, in quo de honesti utilisq3 comparatio^ ne explicatum est.' fœliciter finit.

Les dix feuillets suivants sont occupés par la table des chapitres qui porte cet intitulé :

Totius huius operis Officiorum Ambrosii eccle sias doctoris sapientissimi.' cum subiectar^ mate^ riarum recollectione summaria, perutilis diuisio.

Le traité de Sénèque vient ensuite qui occupe quatre feuillets et porle pour titre :

Senecse Moralis philosophi de quattuor uirtutibus libellas fœliciter incipit.

Il se termine par les lignes suivantes :

Prudentissimi Senecae opusculum de quattuor uirtutibus / finit fœliciter.

Il est à remarquer que plusieurs des exemplaires des Devoirs de saint Ambroise imprimés en Sorbonne, ne sont ni précédés ni suivis de l'opuscule de Sénèque, ainsi que nous allons le voir, ce qui prouverait que ce Traité a été tiré à part.

La Bibliothèque Nationale possède trois exemplaires des Devoirs de saint Ambroise. Le premier (1) a une reliure contemporaine usée, plats en bois, avec traces de fermoirs ; les marges sont pleines, quelques feuillets sont tachés. Les grandes lettres initiales sont peintes en couleur rouge ou bleue. Les majuscules du texte courant sont touchées au pinceau, en couleur jaune.

Cet exemplaire, qui provient d'un couvent de capucins, est complet.

Le second (2) est relié en maroquin vert, aux armes de Condé ; il est rogné et doré sur tranches. Une note écrite à la fin faitconnaltrequ'ila d'abord

(i) Bibl. Nat., Réserve C. Invent. 411.

(2) Bibl. Nat, Réserve C. InvenU 410.

appartenu à maître Robert de Orto. Il diffère du précédent par les points suivants : 1** Les titres sommaires des livres et des chapitres ne sont pas imprimés; on a tiré en blanc sur l'espace qu'ils devaient occuper, afin de les écrire à Tencre rouge, comme on l'a fait dans un des exemplaires des Devoirs de Cicéron ; 2*" la même précaution a été prise pour les grandes initiales; mais ni ces lettres ni les sommaires n'ont été écrits ; 3^ la table des chapitres se trouve à la fin, sa place naturelle ; 4° l'opuscule de Sénèque n'est pas joint aux Devoirs.

Le troisième exemplaire de la Bibliothèque Nationale (1) est relié en maroquin rouge, aux armes royales ; ses marges, bien que rognées, sont plus larges que celles du précédent ; il a les tranches grises. La table se trouve à la fin du volume, et il n'a pas le traité de Sénèque. Les grandes initiales n'ont pas été faites, et les majuscules du texte sont touchées au pinceau comme dans le premier exemplaire.

La Bibliothèque Sainte-Geneviève a deux exemplaires de cette édition. Le premier (2) est relié en veau fauve, avec les lettres S. G. entrelacées sur le dos ; il a les marges grandes et les tranches rouges. La table se trouve à la fin du volume, et est suivie du traité de Sénèque. Cet exemplaire, bien conservé, a quelques annotations sur le premier feuil-

(1) Bibl. Nat., Réserve C. InvenU 412.

(2) Bibl. Ste-Geneviève, Œ 140.

let. Les initiales ne sont pas faites, sauf deux assez grossièrement dessinées à l'encre noire.

Le deuxième exemplaire de Sainte-Geneviève (1) est relié en parchemin avec les plats en bois : il a les tranches rouges.- Le texte est encadré par un filet rouge. Cet exemplaire est bien conservé, mais il n'est pas complet ; il y manque la table des chapitres et l'opuscule de Sénëque. La grande initiale du premier livre est peinte en or et en couleurs ; celles des autres livres sont peintes en couleurs rouge et bleue ; celles des chapitres sont peintes en l'une ou l'autre couleur ; les capitales du texte sont touchées au pinceau, en couleur jaune.

Cet exemplaire, suivant une note écrite sur la première page, a appartenu d'abord à l'église de Scnlis, et ensuite à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, depuis 1731.

Le volume des Devoirs de saint Ambroise existe aussi dans la Bibliothèque de Bâle, provenant de J. Heynlin; il est relié avec les œuvres de Cicéron éditées en Sorbonne (2) ; mais ici le traité de Sénèque précède au lieu de suivre les DevoirSy ce qui prouve une fois de plus que le petit opuscule a été tiré à part.

Peu de bibliographes ont cité le volume que nous venons de décrire. Hain l'enregistre sous le n** 907, et Brunet (3) en parle, très brièvement du

(1) Bibl. Ste-Geneviève, Œ i40 bis.

(2) Bibl. de Bâle, C. B. I. 13.

(3) Brunet, tome I^ coh 228.

reste, à propos d'un exemplaire vendu 22 francs à la vente Brienne-Laire. M. Madden Ta fait entrer dans sa liste des impressions de Tatelier de Sorbonne.

Page 1