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ORGANISATION DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE EN

L'organisation do la nouvelle instruction publique ëlait préparée depuis long-temps , mais on voulait ne la faire concourir qu'avec la concentration de tous les pouvoirs dans un seul homme. La loi qui rétablissait l'I'niversité avait paru le V niai 1802, après que le gouvernement eut fait connaître que, depuis dix ans, on désirait que ces collèges, où une nombreuse jeunesse recevait une belle éducation, fussent ouverts de nouveau et fréquentés par les en fans de l'Etat.

Mais cette Université, au lieu d'être restreinte à la capitale, fut étendue sur toute la France, et les universités des villes qui en avaient auparavant furent supprimées. Ce plan convenait à la cenlralisalion qui dominait plus ellicacement par les rayons qui aboutissaient (ie

la capitale aux dernières extrémités du terri-, toire. Partagée en facultés, en académies, en lycées, en écoles primaires et secondaires pour les écoliers, et en école normale pour la préparation des professeurs, elle embrassa toute l'instruction dans toutes les parties de la France , à l'exceptio!! de celle qui est affectée aux écoles spécirdes. Celles-ci étaient : l'école de Droit, qui fut organisée le 21 septembre 1804, après la publication du code civil; l'école de Médecine qui continua de comprendre, avec la médecine, la chirurgie et la pharmacie; les autres écoles spéciales que j'omets ici, comme ne faisant point partie de l'Université. L'instruction propre à une profession particulière appartient aux écoles spéciales: celle qu'il faut apporîer ii ces écoles est du ^'essox't de l'Université. La forme et l'extérieur de l'éducation furent entièrement militaires dans les lycv^es. L'exercice des armes y fut une des parties de linstruclion. Le tambour y donnait le signal de chaque exercice de la journée. Le gouvernement alimentaii les élèves qu'il y plaçait pour s'en faire autant de créatures dévouées. Ils y élaient logés, vêtus duii uniforme et distribués en compagnies. Oft admettait dans ces lycées des pensionnaires qui payaient, et des oxternes ({ui y as ■

sislaienl seulement aux leçons. Les écoles primaires et secondaires furent laissées à la charge et à la disposition des villes de second ordre. Les lycées lurent donnés aux plus grandes villes et composèrent des académies pararrondissemens. Paris eut quatre lycées, outre plusieurs écoles primaires et secondaires et les pensionnats particuliers qui furent soumis à un impôt proportionné au nombre de leurs écoliers, dans toute l'étendue du territoire français.

L'instruction cessa d'être gratuite; h aque écolier paya les honoraires des professeurs et des autres agens de l'Université. Il ne fut permis d'enseigner qu'en vertu d'un diplôme expédié au nom du grand-maître chef de ce grand corps, assisté de son conseil et des grands officiers, qui étaient le trésorier et le chancelier. Les inspecteurs étaient ses délégués chargés de la visite , de la surveillance et des rapports scolastiques.

Le 10 juin 1803 fixa l'enseignement. Les mathématiques empiétèrent sur la littérature jusqu'à remplir trois chaires dans chaque lycée, comme la langue latine. Une bibliothèque de 1,500 volumes fut établie dans chacun d'eux, les mêmes livres pour tous. Une nouvelle édition des auteurs classiques, chacun en

nombre égal, pour les six classes, l'ut ordonnée pour tous les lycées, et il fut défendu d'y en appliquer d'autres. Les académies eurent des professeurs de hautes sciences, d'histoire, de géographie, de poésie, d'éloquence et de l)hilosophie, qui n'entraient pas dans l'enseignement des lycées.

L'instruction religieuse fat reléguée dans les séminaires ; si ce n'est qu'un catéchisme nouveau fut distribué dans toute la France.

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