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CHAPITRE XII

REPRODUCTION

Ji nous resté à examiner un quatrième : FE 14 dei à ! caractère des êtres vivants, celui de la reproduction aussi Fa que ceux ‘envisagés dans les de.

0 ‘rad ke dre pr par spores et î fécondatie Dans les deux cas, l'élément qui donne naissance un être nouveau est toujours une cellule. Comme exemple de reproduction asexuée ou par spores, on peut citer le cas de la germination des basidiospores : du Champignon de couche ou celui des spores issues du sporange d’un Mucor moisissure; dans ces deux | eçmy les, on obtient un Champignon M:

celui dont on est parti.

La notion exacte de ce qu’il faut tou par fécondation est plus difficile à acquérir. C'est surtout l'étude des Algues qui a permis de préciser les idées sur cette question, grâce à des expériences remarquables. C'est en 1844 que Decaisne et Thuret abordèrent l'examen de la reproduction des Varechs, ces Algues brunes qui sont si communes sur nos côtes. S ‘adressèrent à une Are ayant: deux sortes di in-

Pos Pt tt

ORIGINE DE LA VIE SUR LE GLOBE vesiculosus. Le thalle est aplati avec des vésicules aérifères de place en place, qui permettent à la plante : attachée au rocher d’être aisément soulevée par le flot de [a marée montante. À l'extrémité des ramifi-: cations de la plante, on aperçoit des parties un peu

renflées offrant de nombreuses verrues, dont chacune

. correspond à un petit orifice qui permet de communi-

quer avec une chambre sous-jacente que l’on nomme conceptacle. Comparant les conceptacles des pieds mâles et ceux des pieds femelles, on voit que les pre-. miers sont remplis de poils très richement ramifés portant sur les côtés des vésicules colorées,allongées, remplies d’anthérozoïdes à deux cils vibratiles (lun situé en avant fonctionnant comme une rame, l’autre en arrière remplissant le rôle d’un gouvernail). Les conceptacles femelles ont des poils stériles qui restent simples, des poils fertiles qui demeurent courts et se terminent par une ampoule sphérique donnant naissance à huit oosphères (organes femelles) qui, comme les anthérozoïdes (organes mâles), sont mis en liberté dans leurs conceptacles respectifs; comme ceux-ci sont perforés d’un orifice, ces éléments reproducteurs se répandent spontanément dans l’eau de mer.

Grâce à ces particularités structurales, on conçoit que rien ne soit plus aisé que de faire dans deux cristallisoirs distincts des décoctions dans l’eau de mer d’une part des anthérozoïdes, d'autre part des oosphères. C'estce qu’ont réalisé les deux botanistes français dont les noms viennent d’être rappelés. Ils ont ainsi constaté que ces éléments reproducteurs isolés ne tardaient pas à se détruire. Ils ont ensuite mélangé les liquides des deux cristallisoirs et, quelque temps après ce mélange, ayant examiné le liquide où abondaient les cellules reproductrices, ils se sont aperçus que les anthérozoïdes se groupaient en certain nombre autour de chaque oosphère, s’appliquaient sur elle, lui imprimaient un mouvement de rotation. Puis tout à coup, le mouvement cessait, ….

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