‹ Origine de tous les cultesChapitre 160 sur 180 · TOME v · texte numérisé non relu

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visions à Pepudza en Phrygie. 11 est vrai qu'Epiphane répond que c'est une suite de l'esprit prophétique de Jean qui avait prévu rétablissement futur d'une église en ce lieu où, du temps dFpiphane , il y en avait une , dit «il , et assez florissante ; au lieu qu'autrefois, toute cetie église était composée des sectaires de la secte de Pcpuzza ; que cette Jézabcl , qui se dit prophétesse, était Priscilla ou Quintilla , dont la naissance et la doctrine avaient été prédites pr l'esprit saint qui découvrit à Jean ce qui devait arriver après sa mort, lorsque Quintilla ou Priscilla paraîtrait. Cette réponse est si mauvaise aux yeux d'un homme qui ne croit pas aux inspirations du saint-esprit, que je n'entreprendrai pas de la réfuter. Mais je tirerai cette importante conséquence , que la secte ou l'église de Thyatire étant dans les principes de l'initiation phrygienne dont les mystères se célébraient à Pepuzza , les six autres églises , qui communient ici avec elles , y étaient donc aussi. L'auteur de celte révélation , qui , en qualité de prophète ou de docteur de la secte , leur écrit, en était donc également; et enfin , tout l'ouvrage lui-même de la révélation , qui a élé composé dans leurs principes , appartient nécessairement à cette secte , laquelle s'assemblait tous les ans pour attendre l'apparition de la céleste Jérusalem, et, par la peinture des maux qui affligent l'homme ici-bas, faisait désirer à l'initié la résurrection qui devait l'établir dans un état plus heureux. Car telle était la croyance de la secte phrygienne, comme nous l'avons remarqué ci-dessus.

Le génie lumineux , revêtu d'une robe éclatante , qui apparaît a Priscilla (à) la prophétesse , ressemble fort

(a) Ei>ipb., 1. a , c. 49, p. 182.

. an génie resplendissant de lumière qui apparaît à Jean . Les sept flambeaux portés par sept vierges retracent bien

, les sept chandeliers qui accompagnent le génie lumineux

c de l'Apocalypse , et font allusion aux mêmes flambeaux célestes ouaux sept planètes. L'attenteoù ces initiés étaient

i de Christ ressemble parfaitement à celle ou les fidèles et les amis de 1 agneau sont, lorsque le prophète Jean

\ leur annonce que Christ va paraître (a) , et qu'il est à la porte : Le voici qui vient sur les nnes, etc. Or, la théologie des priscillanistes contenant l'exposé des voyages de l'aine à travers la sphère , nous ne balancerons point de reconnaître ici une allusion aux sphères dans les adresses faites aux sept loges d'initiés , qui leur étaient subordonnées* Après avoir suivi le génie enthousiaste de l'hiérophante dans ce voyage , nous allons passer au huitième ciel ou à celui des fixes , qui se trouve placé immédiatement au-dessus des sept couches planétaires , et dont le tableau doit naturellement se présenter ici à nous , si nous avonslnen suivi la marche de l'hiérophante dans son extase ou dans son élévation vers l'empirée , vers le séjour de la lumière première qui environne la divinité 9 et qui remplit de son éclat le monde intellectuel d'où sont descendues nos ames, et vers lequel l'initiation doit leur ménager un retour facile.

Cette huitième couche formera Togdoade (o) fameuse qui désignait mystiquement le monde , la terre , la Jérusalem , etc.

Clément d* Alexandrie (c) , expliquant le passage du dixième livre de Platon sur la route des ames à travers la

(a) Apocalypse, c. i, ▼. 7; c. ai, ia. — (b) Ireoce, I. i, c. 1, p. a5. — (c) S. déni., 1. 5 , p. 600.

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