‹ Origine de tous les cultesChapitre 17 sur 180 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

rique qui s'oppose à rétablissement de l'empire de la lumière , sous les noms de Python , de chef des géans et de serpent d'Èvc.

Revenons sur nos pas : appuyons sur tous les détails > et donnons à chaque explication en particulier toute la force de la démonstration la plus rigoureuse ,en écartant jusqu'aux plus petits nuages que pourrait encore laisser le style allégorique.

D'abord la division millésimale , employée dans cette théologie , n'est qu'une fiction allégorique dont le but est de déguiser la division duodécimale de Tannée et du zodiaque , en nous présentant la subdivision de chaque Mgnc , non pas en degrés et en minutes , comme nous faisons , mais en millièmes de signes , sous la forme énigmtitiqoe d'années. Le nom de mille désigne simplement un intervalle de temps quelconque ; et les six mille déterminent les six temps, dans lesquels est distribuée Faction du principe du bien et de la lumière , temps que les uns appellent six jours , les autres six mois , d'autres six mille ans , six ghaambars, suivant le génie mystique des auteurs de ces cosmogonies. Mais la vérité est qu'on (Joie y voir six mois , et rien autre chose.

En effet , ces mille allégoriques , pris trois par trois , annoncent bien clairement la distribution des saisons qui marchent trois par trois , et qui , répétées quatre fois , composent l'année , distribuée en quatre parties , subdivisées en trois ; ce qui donne la division duodécimale quOrmusd et Àhrimane partagent également entre eux. Cest au commencement du troisième quart de la distribution en douze mille que le mal paraît; c'est - à - dire , qu'après que le soleil a fourni la carrière des deux saisons, printemps et été, et parcouru les six signes supérieurs,

il commence la troisième saison et entre au septième signe. Là commence le mal, et la Nature voit flétrir les fleurs et les feuilles aux approches de l'hiver..

Enfin , pour se convaincre que par ces douze temps , appelés allégoriquement douze mille ans, on doit entendre les douze mois de la révolution solaire , il faut rapprocher de ces passages un autre passage de la même théologie (a), où la durée successive de la création périodique et de l'action du bon principe' est exprimée simplement et sans figure. La création y est dépouillée de l'allégorie des nombres mille , et distribuée en six mois, comme nous le supposons , et comme on doit la prendre effectivement. « L'eau est produite au quatrième mois , au mois tyr, » c'est-à-dire , sous le signe du cancer , ou l'astrologie plaçait l'eau dans la distribution qu'on faisait des élémens entre les signes du zodiaque. « Au sixième mois parait la terre, » c'est-à-dire , sous le signe de la vierge où l'astrologie plaçait aussi la terre , dans cette même distribution des élémens par triangles du feu , de la terre , de l'air et de l'eau : ce qui prouve que l'astrologie entre pour beaucoup dans ces cosmogonies. Ainsi il en résulte cette conséquence que les douze mille représentent en général douze temps , qui dans la réalité sont les douze mois de la période solaire , mais que la langue mystique appelle douze mille ans ; et que les six mille temps , durant lesquels agit le bon principe , jusqu'au septième mille où commence son repos et le mal de la Nature , sont sans figure les six mois de la belle saison. Par la même raison , de même que nous entendrons six mois par les six mille ans de la cosmogonie des

{a) Zeod-Avesta, t. a , p. 8a et »uiv.

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