chapitre ir. i8r
sieurs siècles avant eux, ne sont que des copistes; qu'if est absurde de supposer que' les anciens fussent chargés de tracer d'avance aux Chrétiens par une inspiration divine le cérémonial qu'ils devaient adopter. Si la religion de Christ ressemble si fortà celle de Zoroastre, c'est qu'elle en est une branche qui n'a rien de plus divin ni de plus surnaturel que celle de Zoroastre. C'est la conséquence qui devait résulter de eette comparaison pour un philosophe ; mais Hyde ne Tétait pas. C'est ainsi que l'opinion d'une prétendue science révélée ôte à l'homme le plus savant jusqu'aux lumières du bon sens , et l'empêche de tirer des conséquences vraies, et cela parce qu'elles sont contraires aux faux principes qu'il a adoptés sans examen. C'est un géomètre qui pose pour axiome que le . tout est plus petit que sa partie , et qui , raisonnant d'après ce principe , n'admet plus rien qui contrarie cette idée. Je dirai à M. Hyde : Les deux religions sont semblables presque en tout point; donc elles n'en font qu'une , ou au moins elles ne sont que deux sectes de la même religion. Ainsi raisonne le philosophe.
Il faudrait extraire tout le savant ouvrage de M. Hyde pour prouver que cette conformité des dogmes et des cérémonies du christianisme et du judaïsme avec celles de Zoroastre s'étend jusqu'aux plus petits détails. Nous renvoyons à son ouvrage ceux qui seront curieux de suivre l'examen des rapports qu'ont ces deux sectes avec la religion originale. Il nous suffit des traits que nous avons rassemblés pour faire voir qu'il n'y a rien de nouveau dans la secte des Chrétiens, rien qui soit à elle, et qu'elle a absolument le caractère de toutes les religions orientales et en particulier de celle des Perses , à laquelle nous la rapportons comme à sa sourre. Nous
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nous sommes attachés à saisir le caractère ou le génie original des religions des grands peuples de l'Asie et de l'Afrique, des Egyptiens, Phéniciens, Arabes, Phrygiens et Perses , parce que c'est du sein de ces peuples qu'est sortie la religion de Christ , dont le berceau est en Orient et presque au centre des nations ci - dessus nommées»
Nous avons vu que la grande divinité de ces pays était le soleil adoré sous différens noms, Osiris en Égypte, Bacchus en Arabie , Adonis en Phénicie , Atys en Phrygie , Mithra en Perse , etc. Nous avons observé que , dans toutes ces religions , le Dieu-soleil était personnifié; qu'on faisait son histoire et sa légende , et qu'il terminait toujours sa vie mortelle par quelque tragique aventurc pour ressusciter ensuite et triompher de ses ennemis ; nous avons vu que ce triomphe était fixé au moment où l'astre qui féconde la Nature rend au jour son empire sur les longues nuits de l'hiver et sur le serpent qui tons les ans en automne les ramène.
Malgré la différeitce des légendes , nous voyons que toutes se réunisse ut en un point, c'est qu'avant de chanter le triomphe du Dieu , on célèbre ses obsèques ; on lui élève un tombeau , on l'arrose de larmes ; et qu'après quelques jours d'un deuil feint , on célèbre , de la manière la plus pompeuse , son retour à la vie et la victoire qu'il remporte , affranchi des ombres du cercueil. Osii is a son tombeau (a) où l'on dépose un simulacre qui le représente Adonis en Phénicie a le sien. Bacchus en avait aussi un (c). On voyait en Crète celui de Jupi-
W AHirna*. Lrg. pro ChrM. — (ù) Jul. Firm. dr Prof Rclig. , P fr) T:ifi .n. Omlr Grnt . p. f 'j8; Etuch. Pra'p. rv. ,1. ».