‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelle (volume 2)Chapitre 49 sur 97 · TOME VI · texte numérisé non relu

TOME VI

Les Indiens, la mer d’or (a). La sphère des Hébreux (b) y place un sanglier. C’est le fameux sanglier d'Érymanthe.

On distingue plusieurs parties dans cette constellation. Parmi les deux étoiles boréales du pied gauche, qui précèdent (c), est alphicra al-thalita. Celle du dos de l’ourse sur le quadrilatère se nomme duhr al-dub alacher , feretrum, le cercueil. Celle qui est près du ventre, merdk al-dub al-acher. Celle qui tient à la queue , et qui est dans le quadrilatère, se nomme megrez aldub al-acher. Celle de la cuisse droite postérieure s’appelle , phacd al-dub al-acher. La précédente des deux qui sont au pied gauche postérieur se nomme alphikra akthäma. La précédente des trois qui sont à la queue, ou qui tient à la naissance de la queue, s'appelle algiaum. Celle du milieu , alinäk. La troisième, alkaïd. Ce sont les trois filles du cercueil. Hors de la figure, vers le midi, sous la queue, on trouve cab al-asad.

Celle du timon s'appelle alioth (d) ; c’est la première des trois après la naissance de la queue. On nomme mirach, micar et mizra celle des flancs (e).

Les filles du cercueil se nomment, chez les Arabes (f), benät al-nashal cubra. Les Arabes appellent aussi quatre étoiles du corps de l’ourse, nash laäzar, le cercueil de Lazare ; et les trois de la queue, mariam, martham et ancillam (x).

On compte dans cette constellation vingt-sept étoiles (2), dont la douzième et la treizième se nomment

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(a) Hyd., ibid.—(b) Kirk. OEdip., t. 2, pars 21, p. 106.—(c) Kirk., ibid. — (d) Ulugheigh., p. 810. — (e) Stofler, p. 104. — (f) Scalig., p. 429. — (g) Hyd., p. 11-13. — (h) Hyd. ibid.

ET DE SES PARTIES. D alphikra, althälita, vertèbre. Au lieu de phicra on lit ailleurs zekra.

La sixième étoile est duhr al-dub al-achber, le dos de la grande ourse. La dix-septième est meräk al-dub phacd, la cuisse. Ces quatre comprennent al-nashal cubra, le grand cercueil. Les étoiles vingt et vingt-une forment la vertèbre al-nash al-cubr'a. Ces étoiles vingt et vingt-une se nomment alphikra al-thänija. La seconde vertèbre , la vingt-troisième et la vingt-quatrième, alphikra atula. Les trois étoiles de la queue sont albenät, les filles. Celle de la naissance de la queue est alhaun, algiaun ; autrement alhaur on alhawer, le. blanc de l'œil et le peuplier blanc. Quelques-uns la nomment aly a ; la queue. La seconde est alinäk et alanak, la chèvre. On lui en joint une petite appelée sùha, saidak. La troisième est alkaïd, le gouverneur ou le guide.

Près de la grande ourse et des pieds de la petite sont de très-petites étoiles appelées duphra al glhaizlän, les ongles des chevreaux.

On appelle benenaim, dit Riccioli (a), bennenatz et beneth nasch , la dernière étoile de la queue de l'ourse F ellamath, elckeid.

L'étoile voisine de la seconde du timon (b) est cette pleïade qu’on prétend s'être séparée de ses sœurs pour aller se placer là où elle prend le nom du renard.

Celle qui suit le milieu de la queue se nomme dans Bayer, alcor, eques (c).

Les deux ourses sont renfermées dans le cercle arctique ; elles sont opposées l’une à l’autre , et renversées

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(a) Athenag., p. 216. Scalig., p. 429. Com. Alfrag., p. ror. Bay., tab. 21. — (b) Fheon., p. 134. — (c) Bay., tab. 2.

356 DE LA SPIÈRE

de manière que leurs têtes touchent leurs queues res-. pectivement (a).

Columelle (b) fixe au 7 des ides de février le coucher de l’ourse , accompagné du vent favonius qui commence alors à soufiler.

Le calendrier des fastes marque son coucher héliaque au 7 des ides de juin (c); alors se célébraient les jeux du cirque. :

Servius, dans son commentaire sur ce vers (d) de Virgile, quem Venus antè alios, etc., nous dit que Vénus a son étoile ou sa planète aux cieux, appelée au levant Lucifer, et au couchant Vesper; qu’elle en a encore deux autres, l’une au signe du taureau son domicile , et l’autre au nord ou dans les étoiles appelées septemtrio. ILest certain que Vénus planète a porté le nom de Callisto (e) ou de très-belle, comme la grande ourse.

Blaëu (f) l'appelle fera major, maxima , septemtrio major, Cynosuris , arcturus , Elix, Helicè, canis venatica , filia ursæ, ursa cum puellul&, puellula lycaonia, Dianæ comes, parrhasia virgo, Mænalis, E rymanthis ursa, nonacrina virgo , Megisto, plaustriluca, Elicôpis.

Il nomme aussi celles de l'extrémité. de la queue, en arabe , benenaïm, benenatz, benecnaz, benetnasch (2); celle du milieu de, la queue, alcor, eques; celle de la naissance de la queue, risalioth, aliath, aliore, mirach, mirac , micar par inversion, et rnizar.

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(a) Hyg., 1.3, c. 1.—(b) Columell. , 1. 11, c. 2, p. 422. —(c) Ovid. Fast, 1, 6, v. 235. — (4) AEneïd. , 1. 8. — (e) Chronic. Alex. , p. 109. — (f) Cæsar., c. 2, p. 107. — (g) Ibid. , p. 108.

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