‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelle (volume 2)Chapitre 96 sur 97 · ER PET CE OR CES OSRNNENS PR A OP · texte numérisé non relu

ER PET CE OR CES OSRNNENS PR A OP

(a) Sex. Emp. adv. Metth. 1 5, p. 125.— (5) Hyd. de vet. Pers. Relig.; p. 183. P: 197-224.

Græci Eridanum esse asserebant, AEgyptii Nilum (a). Capricorni alia est historia Græcis, alia AEgyptiis. Quædam videntur Græci et à Syris accepisse, sive à Chaldæis, ut piscium figurationem cum su causA et historiæ rationem, etc. » On voit sur des fragmens d’obélisques Égyptiens le sagittaire et les poissons tels qu'ils sont dans notre zodiaque (b).

[30] Origène, dans ses Commentaires sur saint Jean, fixe à la fin du mois nisan la récolte chez les Juifs. Plusieurs peuples moissonnent, dit Varron (c), durant je temps qui s'écoule depuis le printemps jusqu’au solstice d’été.

C1] L'empereur Julien, dans son hymne au soleil, p. 290, parlant de ceux qui commencent leur année au solstice d’été, donne pour raison qu’alors les récoltes sont faites et serrées, et les fruits prêts à cueillir. Hipparque cite les vers d’Aratus sur le passage du soleil au lion (d), où il est dit qu’alors fes campagnes sont vides d'épis. Théon, De 129, fait la même observation.

[32] Strabon (e) parle d’un puits qui était à Syêne, lequel servait à observer le solstice d'été, Le soleil, ce jour-là, se trouvait à midi per-

pendiculairement placé au-dessus; et son image se peignait au fond des eaux. C'était une espèce de gnomon., « Umbras nusquam flectente Syene, » dit Lucain.

[331 Comme le zodiaque à pu être aussi inventé dans l'Éthiopie, si on admet la seconde hypothèse qui suppose que l’on employa peut-être leslevers du soir, alors ces trois signes pourraient à toute rigueur désigner aussi îes pluies, puisqu'il pleut en Éthiopie sous les trois signes, cancer , lionet vierge, auxquels ceux-ci sont opposés (F}: [341 Élien (de Animal. 1. 10, c. 43) place sous ce mois les grandes pêches de l'Égypte, les poissons couvrant la plaine au moment de la retraile des eaux. Peut-être est-ce 13 ce qu’on a voula peindre ? Une ancienne épigramme grecque dit aussi qu’au mois de septembre la pêche était des plus abondantes (2).

*£35] Je crois devoir ici répondre à ceux qui prétendent qu’on ne Jabourait pas en Égypte, et conséquemment que le taureau et la vache 'ont pas pu y être pris pour symboles de l’agriculture.

Outre les témoignages de Pline et de Diodore, que nous apportons

ci poûr prouver qu’on labourait en Égypte, et que le bœuf fut regardé

Le

somme lanimal agricole, même dans ces climats, nous avons la réponse

£ Q A 4 ; EC 1, ° | e : S les Égyptiens eux-mêmes. Lorsqu'on demandait aux Égyptiens pour-

(a) Hyd., p. 21.— (2) Pook descript., 1.2, part. 2, p. 207. — (c) De Re rustic., M0: 32. —(d) Hipp., 1 2, ce. 3, p. 149.—(e) Strab., 1. 17, p.817.—(J) Nonnos

| : pe à : È pr Phot. Codex 3, — (9) Adrian, Jun, , t. 8. Ant, Græc. , collect. 2r. |

quoi ils honoraient d’un culte religieux la vache, c’est, disaient-ils, parce: que cet animal contribue à donner un labour léger aux terres { Diod. Sic.L. 1, c. 87, p. 97). « Tertia ab ipsis causa aflertur, utilitas anima- Bum, quâ vitam hanc communem et societatem hominum adjuvant. Nam vacca, inquiunt, et boves, qui terram opere exerceant, parit, et ipsa Jleviùs solum vomere proscindit 74 4ev yep yaese Bou EpPyaT ag TIATEU HO TYV EAGŸpEL Tyc VÂc dpoëy.

Remarquez que Diodore avait dit ailleurs qu'après la retraite du Nil, on donnait un labour léger aux terres, #ouDorg aporpaig. Il dit dans Je chapitre suivant, c. 88, p. 98, que les bœufs Apis et Mnevis étaient consacrés, dix TYy TAC MpEley VEmpyiac.

Résumons. Les Égyptiens adoraient une foule d’animaux, et le culte même des animaux semblait être un caractère distinctif de leur religion. Ils donnent pour raison du culte de ces animaux les services qu’ils en tiraient, et en particulier ils disent du bœuf et de Ja vache qu’ils les avaient consacrés à cause dn service dont ces animaux sont dans la culture des terres. Donc ils s’en servaient pour le labourage; donc ils étaient animaux agricoles, même en Égypte. Car certainement la raison d'utilité, qui les fit consacrer chez eux, était celle qui leur était relative, et non pas l’utilité dont ils étaient à tout autre qu’à eux.

Ajoutons à cela que Lucien nous dit que ce culte d’Apis, auquel les besoins du labourage avaient donné lieu en Égypte, se rapportait au taureau céleste. Donc le taureau céleste ne fut honoré dans Apis que comme animal agricole, destiné au labourage dont il était le symbole dans les peintures allégoriques, comme il en était l'instrument dans la réalité.

[361 Quoique nous soyons persuadés qu’originairement on commenca la division du zodiaque par le solstice d’été, nous ne pensons pas pour cela qu'on n’ait jamais varié. Il est même certain que, dans les derniers temps, c'était de l’équinoxe de printemps que l’on commençait à compter, et c’est encore la méthode aujourd’hui. Il paraît que la manière de commencer à compter étant arbitraire, on a même pris le solstice d’hiver pour point de départ des signes, comme le prouve le planisphère de Kirker, OEdip. t. 2, part. 2, p. 208. Le plus généralement on a pris pour point de départ l’équinoxe, même en; Esypte, suivant le témoignage de Théon. Ce commentateur observe qu’Aratus commence son zodiaque par le solstice d'été, quoique les Égyptiens le fissent commencer à l’équinoxe. « AEgyptii meritd ab ariete sumunt initium , omnia animalia sumentes secundüm analogiam cum membris corporis. Arietem caput esse ferunt , etc. » Nous observons également que le taureau, gravé sur,

tous les obélisques avec la lettre À ou avec le caractère numérique de

k | NOTES. 55t

J'anité, annonce que, dès ce temps-là, on comptait de l’'éjuinoxe. Cette méthode était aussi celle des Perses qui appellent A le taureau, B les gémeaux, etc. Mais cela n’empêche pas qu'originairement on ait pu compter du solstice d'été. D'ailleurs les Égyptiens avaient plusieurs années, plusieurs périodes qui pouvaient avoir plusieurs points de départ diflérens. Le zodiaque qui servait à l'astrologie, était aussi employé dans la religion, et fixait la marche du temps et dans l’année rurale; et conséquemment il put être différemment envisagé. Dans les travaux d’Hercule, nous avons une année qui com- .mence au solstice d'été ; dans les voyages de Bacchus,

dans l’année civile

elle commence à Yéquinoxe de printemps. Peut-être l’une était-elle année solaire et l

autre lunaire.

[35] Dans la Haute-Égypte, les lions paraissent en grand nombre au solstice d’été. Ils en sont chassés par les moucherons (a).

devenir une source d’explication dans la seconde hy proposons.

Ceci pourrait pothèse que nous

[CSS] Hyde (b) observe que c’est parce qu’anciennement ce signe ré pondait aux moissons, qu’on y peignit une jeune gianeuse, où même simplement un épi. Voilà pourquoi les Perses appellent ce signe épi, nom que l’on donne encore à la belle étoile de ce signe. Fhéon luimême (c) reconnaît que la viérge en particulier’'est un emblème relatif à l’agriculture, et que toute cette figure est symbolique, « Spicam fert vir20, quia agricultura veneratione digna. Quicumque de e4 locnti sunt , absurda dixere. Hoc enim totum factum est ToœyTIxŸ a *Auryparode séousie. » Il en dit autant de l’hydre, du corbeau et de la coupe qu'il regarde comme autant de symboles, comme on peut le voir ci-après. Donc nous sommes fondés à regarder les figures tracées dans nos constellations, comme des emblèmes relatifs à la végétation, aux phénomènes annuels et aux opérations agricoles.

Le nom de vendangeuse, donné à une des étoiles de la vierge, prouve

encore cette In dexter4 al4 virginis stella splendid2 quæ vocatur ITporvy#ryp Ram paucis diebus vindemi:e tempus præcedit (Théon, p. 121.) La figure de l’hirondelle, donnée au pois est encore une confirmation, cemme nous le faisons moiré et dans nos noles.

Cp) son céleste, voir dans ce Mé-

A l’article du loup qui répond en automne

au mois des chasses, héon dit que cet animal est ou£a0v Gypaez

#'CFhéom,.2pr60 ). HI

en fut vraisemblablement de même du grand chasseur Orion qui se lève

mm,

(@)' Strab. , 1. 17, p.191 Diodi Sic., 1.3; e, 23. P- 191. — (b) Hyd. de vet. Pers. Pers. Relig., p. 391. —(c) Theon ad Arat. Phænic., p. 118.

* constellations désignées par des symboles d’animiaux. Ce qui est con-

Déne Léger "R NOTES.

dans cette-saison, et qui reste toute la nuit sur l'horizon. Le centaure placé sur la balance, et à l’époque du vin nouveau, tenait une outre pleine de vin : « Arbitrantur eum tenerein dextrâ Bwpsæ, id est utrem vani plenum ( Germ. c. 38). Pars autem ejus equiria juxtà Chelas (la balance, signe d’automne) apposita est, » dit Théon, p. 50. On voit. qu'il y à du dessein de la part des inventeurs des signes, d’avoir’ mis une coupe pleine de vin dans la main du centaure qui répondait au temps où, la vendange étant faite, on goûtait déjà le vin nouveau.

[391 Il y a des chasses en Éthiopie dans les grandes chaleurs. Le besoin de se désaltérer conduit les animaux féroces aux fontaines ; et l’ Éthiopien, caché dans les arbres, surprend lanimal et le perce de flèches (a).

[40] La période caniculaire, suivant Fréret (b}, avait eu un renouvellement sept cent quatre-vingt-deux ans avant l'ère chrétienne ; ce qui ne permet pas de placer l’invention de l’astronomie plus bas que l'époque à laquelle le taureau était à l’'équinoxe de printemps.

[41] La grue, dont le retour annonce l’automne suivant Oppien (c), était placée dans la sphère maure sur le serpentaire (d) qui est sur léquinoxe d'automne, et qui donne ses formes au soleil de cette saison.

[42] Lucien ( p. 984 de Astrologif ) se plaint du discrédit dans lequel est tombée cette science qui cependant, dit-il, est de la plus haute antiquité, et l'ouvrage d’anciens rois les plus religieux. IL en donne les raisons tirées du caractère de ces peuples naturellement spirituels, et de la température de leur climat toujours pur et serein. Ils observérent, dit-il, le mouvement de la lune, et reconnurent qu’elle empruntait sa . lumière du soleil. Ils découvrirent le mouvement propre des planètes ; leur nature, leurs influences. Ils donnèrent des noms à ces astres. Les Égyptiens, ajoute Lucien, perfectionnèrent cette science, déterminérent le mouvement de chaque astre, la durée de l’année, ae mois et des saisons. Ils allèrent plus loin, ils classèrent les fixes, inventèrent la division en douze signes , et y peignirent des aniraaux , etc. Cet auteur reconnaît donc que les Égyptiens sont les inventeurs ds zodiaque et des

forme en tout à nos idées (e). | pe Diodore de Sicile (1. 3, c. 2, p, 174) dit que les Éthiopiens préterident être les plus anciens peuples du monde, et qu'ils appuient sur des «= I peuples q PI preuves leur prétention; qu'il paraît constant dans l'opinion universelle qu’ils sont Autochtones et nés dans le pays, et nullement venus des A SRE EC AS Res: SAGE es, ARE le (a) Dioc. Sic., 1.3, c. 25, p. 192. —(b) Frerét Def. Chronol. , p. 242-243. — (c) Oppian., v. 630.—(d) Cæs,, p. 146. Ricciol., p. 126; Bay., tab. 18,—{e) P. 986.

4 NOTES. n à 555 contrées étrangères ; qu’il est assez vraisemblable à tout le monde que ceux qui habitent les régions méridionales du monde ont été les premiers que la terre ait enfantés de son sein; qu’il est naturel de penser que la chaleur du soleil venant à dessécher le limon encore humide ,età y verser les premiers principes de vie, le lieu le plus voisin du soleil produisit les premiers êtres animés; que cest chez eux les premiers que s’est établi le culte des Dieux, qu’ont été ‘imaginés les cérémonies, les sacrifices, les assemblées religieuses et tous les autres établissemens que les hommes ont faits pour honorer la divinité ; que. c’est là ce qui a rendu leur piété si fameuse chez tous les peuples du monde , et donné lieu à cette opinion, que les sacrifices des Éthiopiens sont les plus agréables aux Dieux. Ils citent pour exemple Homère (a) qui, dans l’Iliade, suppose que Jupiter et lesautres Dieux étaient partis en Éthiopie pour assister à une fête et aux repas anniversaires que leur donnaient les

Éthiopiens.

Ils se vantent d’avoir conservé leur liberté (b) contre les efforts des plus fameux conquérans, tels que Cambyse, Sémiramis, ete. Ils disent que Bacchus ni Hercule n’avaient osé les attaquer, et avaient respecté leur religion. :

Ils ajoutent que l'Égypte est une colonie éthiopienne conduite par Osiris; que l'Égypte elle-même n’était pas autrefois continent, mais qu’elle était cachée sous les eaux de la mer; que son terrain s'était formé par le limon que le Nil charrie des plaines d'Éthiopie, et qui ‘’accumule à son embouchure; que la plupart des lois de l'Égypte ont été empruntées de l'Éthicpie , ainsi que celles que les colonies éthiopiennes y ont portées, et qui y ont été conservées par leurs descendans; que l’art de figurer les Statues, les caractères alphabétiques, a eu en vue les formes éthiopiennes; que les Égyptiens ont deux sortes décriture, l'une l’écriture vulgaire que tout le monde sait (c) , et l’autre l'écriture sacrée, laquelle chez les Égyptiens nest connue que des prêtres qui la transmettent dans les familles sacerdotales, comme une langue cachée et mystérieuse; au lieu qu’en Éthiopie elle est d’un usage universel pour tout le monde ; qu’en Éthiopie et en Égypte l’ordre hiérarchique est absolument le même ; que les ministres du culte , Chez ces deux peuples, sont pareïllement rasés et vêtus de la robe longue ; que le sceptre y a la même forme, qui est celle de la charrue ou de l’instrument du labourage, etc. Ils débitent encore beaucoup d’autres choses sur leur antiquité et sur l'établissement des colonies éthiopiennes en & | (a) Bayer, p.175.—(b) CG. 3. — (c) P. 176.

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