‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 149 sur 240 · LIVRE IT, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE IT, CHAPITRE III

pontifes place à cinq jours l’un de l’autre ,: sous le taureau, le lever du loup et le coucher héliaque d'Orion, où son union à Osiris ressuscité (a). Orion est peint avec l'attitude d’un guerrier redoutable qui combat toujours le scorpion, lequel, à son tour, fait disparaître Orion. Ce sont ces combats d'Orion ou de l’astre d’Orus que nous a décrits Plutarque à la suite du retour d'Orisis, lorsqu'il dit qu'aussitôt Orus engage (b) un grand combat contre Typhon ou contre le génie des ténèbres, qui à son siége dans ce signe ; qu'il l'attaque avec vigueur : qu’il tue un serpent qui poursuivait une des concubines de T'yphon, la couronne boréale ou Proserpine sans doute, laquelle passe du côté d'Orus ; que le combat dura plusieurs jours , après quoi la victoire démeura à Orus. ‘Typhon néanmoins ne mourut pas, il ne fut que vaincu, et Ïsis le laissa échapper. Orus ou le Dicujour , dont l’astre voisin de l’équinoxe de printemps , Orion, était l’image [100], en est indigné. Il ôte à Isis son empire et les marques de sa royauté , maïs Mercure lui rend sa dignité en mettant sur sa tête un casque à forme de tête de taureau , c’est-à-dire qu'alors finit l'année Junaire, l’ancienne Isis; car on peignit, dit Hor-Apollon, l’année par une femme appelée Jsis. Le premier jour où la lune reparaît, après s'être renouvelée sous le signe du taureau, elle se trouve dans le signe suivant, consacré à Mercure qui a son domicile aux gémeaux. Ainsi Mercure vient rendre à Isis sa parüre qu'Orion avait Ôtée à la luné de l’année finissante, dans sa disparition au moment de la néoménie. Tel nous

(a) Ovide Fast, , 1. 5, — (b) Plut. de Iside, p.358.

a paru être le sens de cette dernière allégorie. Plutarque (a) a supprimé, à ce qu'il nous dit, certains détails, tels que ceux d’Orus coupé par morceaux , comme Osiris ; d'Isis décapitée, ainsi que les circonstances des deux autres combats entre Orus ou le Dieu du jour, et Fyphon, Dieu ou chef des ténèbres , qui vraisemblable

ment faisaient partie d’une longue légende ou d’un poëme.

sacré sur Osiris, sur Îsis et sur Typhon, dont le récit de Plutarque n’est qu'un abrégé très-mutilé. Quant à nous,

malgré les lacunes immenses qui, sans doute, se trouvent.

dans cette histoire , nous avôns la satisfaction de reconnaître une correspondance parfaite entre les traïts qui nous restent de cette ancienne fable , et les divers tableaux

qu'offre le ciel dans les différentes époques du mouvement

des deux principaux astres qui règlent le cours des saisons et l’ordre de la Nature, la succession des jours et des nuits, et la marche de la végétation. Nous allons faire le rapprochement de ces tableaux que nous avons fixés au rombre de douze.

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