LIVRE IN, CHAPITRE V
lyre (a). Pélée les invite à se rendre en ce heu pour y voir le jeune Achille, élève de Chironet fils de Thétis (b). Cette circonstance nous prouvera que les poëmes d'Homère.se lient à celui des Argonautes, et au poëme de l'Héracléide. Or, comme ceux-ci incontestablement remontent à plus de deux mille cinq cents ans avant l'ère chrétienne , il s'ensuit que la fiction de la guerre de Troie remonte à la même époque. Ainsi, l'antiquité de la fable de l’Iliade et sa nature la classent à tous égards parmi les poëmes cycliques des Argonautiques, des Dionysiaques , de l’Héracléide, de la Théséide ,: et conséquemment ils la reportent plus de deux mille cinq cents ans avant notre ère. Done, l’Iliade est un très-ancien poëme, renouvelé des Grecs, mais des anciens Grecs, qui, deux mille cinq cents ans avant notre ère, faisaient des chants sur la nature.
Le poëte nous fait à cette occasion (c) la description du centaure Chiron, et sa peinture ne diffère en rien de celle du centaure de nos constellations. Chiron leur fait le meilleur accueil , leur offre les fruits de sa chasse , et surtout il leur fait part des présens du Dieu des vendanges (d), auxquelles préside cetie constellation d’automne. Chiron prend ensuite sa lyre, et chante le combat des centaures et des lapithes (e) qui fait le sujet du troisième chant de l’Héracléide , comme nous avons vu [151]. Il est bon d'observer que dans le poëme de l'Héracléïide ; Chiron mourut à cetle époque, et que dans celui-ci il chante.
Orphée, de son côté, rivalise avec Chiron et ébéate le