‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 235 sur 240 · JUPITER · texte numérisé non relu

JUPITER

Giavar.

Mans.

Chamaël.

Graphiel.

Modiniel.

Mans.

Nahasal.

Noms des sept Puissances préposées au gouvernement du Monde, suivant Avenar.

OEdip. Kirker, part. 2, p.234. Raphaël.

OEdip. Kirker, D297 a

Anges tutélaires. Piriel.

Angelus solis,

Anaël. Michaël. Gabriel Caphiel.

Suivant les Coptes.

? F € E Surotiel. Anubiel. Piohsiel. Rephaniel.

Veneris. Inventionis, Maris. Temporis.

Zadukiel.

Pizousiel.

Viteæ.

Chamaël.

Typhaniei.

Destructionis.

6o8 NOTES.

[1] La sphère persique de Scaliger peint, au premier décan de la balance , un homme qui à l'air menaçant, et qui tient en main une balance , etauprès, la tête d’un dragon («). Le premier degré de la sphère des trois cent soixante décans ÿ place un homme qui tient des javelots, avec cette devise astrologique : Celui qui naîtra sous ce degré sera belliqueux (b). Dans l’église de Sainte-Marie des Anges, dont le pape Pie IV a fait la consécration, on voit les sept archanges, sur le grand autel autour de la Vierge, et Michel a cette inscription : « Je suis prêt à récevoir les ames. » Il était donc leur Minos.

[12] Il est à remarquer que les astrologues ont aussi désigné les planètes par des animaux, avec lesquels ils leur süpposaient quelqu’analogie. Saturne était appelé l'âne (c); Jupiter l'aigle ; Mars le loup; le soleil le lion; Vénus la colombe ; Mercure le dragon, et la lune le bœuf. Plusieurs de ces animaux sont ceux qui caractérisent les archanges ; et tous sont dans les constellations: Car les pleïades furent appelées les. co/ombes ; le mot même Peleïas signifie colombe. L’âne est au cancer en aspect : avec le capricorne, domicile de Saturne; le loup sous le domicile de Mars ; aigle sur le sägittaire, domicile de Jupiter. Le bœuf est le lieu de l’exaltation de la lune. Lia colombe ou la pleïade tient au même signe, domicile de Vénus. L’hydre est sous la Vierge, domicile de Mercure, et le lion est ie domicile du soleil.

[137 La cosmogonie des Persés ‘donne trois corps à chaque étoile fixe (d). Peut-être doit-on éntendre Jes trois formes des‘trois décans de chaque signe. 2

[14 et 15] L'eau que répand Tascheter se e partage en sept parties (e): Célle du milieu des sept parties, ou M Kesvars ; est la portion du dieu-lumière, Ormusd. 7

H6]1Ilya Pic de Papparence ; “dit Beausobre, qu’ une ones parte de la théologie des Juifs sûr les ‘anges venait a Chaldéens. C’est un mauvais butin qu’ils apportérent d’Assyrie, et dont les Chrétiens n’ont pas dédaigné de se charger. Aussi est-ce üne ancienne tradition, que les Juifs apportèrent de Babylone les noms des anges (f) ; qu’ils n’en avaient point auparavant, On ne trouve aucun nôm d'ange dans lerirs livres, si ce n’est dans ceux qui ont été écrits depuis leur captivité. Le mot el, qui termine ces noms, répond à celui d’Ized chez les Perses,

qui est toujours uni au nom de Pange persan ; c’est le divus des Latins , ou notre mot saint.

(a) Scaliger, Nots ad Manil., p. 343. —(b) Ibid., p. 451. — (c) Salmas. Ann. Clim., p. 623. — (4) Zend.-Avest., t. 2, p. 359 — (e) Ibid., p, 363, 364. -- (FYBeausob. ,t.2,1.9,c. 2, p. 624.

NOTES, 60g

[151 Dans la prédiction de la fin du monde, que saint Luc met dans la bouche de Christ » il y est dit « qu’il y aura des signes dans le soleil , dans la lune et dans les étoiles, et que les puissances des cieux sefont ébranlées. » Ces puissances ne sont que les intelligences des sphères , auxquelles l’auteur de cette légende croyait, comme tous les théologiens orientaux, Perses, Chaldéens, Juifs, Arabes, etc.

[18] Descidls dos les Perses, est le premier des sept imehatpands, ou des sept scadh esprits célestes (a). |

Cro et 20] La statue symbolique du monde archétype nous a été décrite par Porphyre, d’après la théologie des Brames (b). On y trouve la division de la Nature en deux parties, l’une active, Pautre passive ; les deux agens principaux de la Nature, le soleil et la lune ; la foule des génies ou des intelligences chargées de l'administration du monde, et la peinture des parties les plus apparentes de l'Univers, telles que le ciel, la terre, la mer , les montagnes, les fleuves, les plantes, les avirmaux, etc. Tous ces dessins étaient tracés sur une figure humaine hermaphrodite , ou sur une statue de douze coudées, dont toute la partie droite, sur laquelle était l'image du soleil, était celle d’un homme, et la gauche, sur laquelle était celle de la lune, était celle d’une femme. Cette statue était dans un antre sacré de l’fnde, creusé au sommet d’une haute montagne. Les Brames disaient que cette figure était le modèle ou le plan archétype que Dieu donna à son fils, lorsqu'il organisa le monde. Au-dessus de la tête de cette figure, on voyait placée l’image de Dieu, comme sur un trône élevé. On remarquera aisément que c’est dans ie cerveau des Brames çt de leurs semblables , qu'il faut placer ces archétypes, qui ne sont que des copies du véritable archétype , le monde visible. C’est l'inverse de cette proposition qui est vraie. Car: ia vérité est presque toujours l'inverse de nos opinions.

C213 Hercule était une divinité tellement du prémier ordre, que son autel à Rome s'appelait le très-grand autel (c) , et que, dans les sacrifices qu’on lui faisait , il n'était pas permis de proférer le nom d'aucune autre divinité (d).

Les habitans de lle Ogygia, près de la Grande-Bretagne, en faisaient leur première divinité, et lui donnaient rang avant She , dont la planète et son retour au taureau, tous les trénte ans, étaient PF PSMES de leurs observations (e).

re om

: ZLend-Avest,, t. 2, p. 152. --- (b) Porph. in Styge. —- (c) Tit.-Liv, Decad. r, ; et Virg. Æneid. , 1. 8, v. 272, — (d) Plut. Quæst, Rom., p. 285. — (e) Plut de Le in Orbe Lunæ, p, 941.

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