‹ Origine de tous les cultes, ou religion universelleChapitre 79 sur 240 · LIVRE Ill, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE Ill, CHAPITRE I

lon une dent monstrueuse , qu'ils disaient être la dent du sanglier d'Érymanthe vaincu par Hercule (a).

Quatrième division OU quatrième travail.

| Le soleil, arrivant au quatrième signe ou dans le quatrième mois , parcourt les étoiles du scorpion céleste qui a pour principal paranatellon la belle constellation de Cassiopée. Son coucher du matin fixait le lever du scorpion , et marquait le passage du soleil dans ce signe. Voici ce que dit Hygin de Cassiopée : Cette constellation se couche au lever du scorpion (b). Columelle, dans son calendrier (c) rural, fixe aussi à la fin d'octobre le coucher de cette même constellation. Aratus met Cassiopée au nombre des astres qui figurent comme paranatellons avec le scorpion dont elle fixe l'ascension par son coucher. L'inspection d’une sphère justifiera aisément ce phénomène sur lequel il ne doit rester aucun doute. Le symbole placé dans cette constellation a souvent varié. Ordinairement on y peint une reine sur son trône ,eton l'appelle la femme assise sur le trône (d); d’autres la nomment simplement le trône. Mais les sphères arabes ÿ ont aussi conservé l’image d’une biche , et l’ont appelée la biche (e) ; c’est sous cette dernière forme que nous l’avons projetée dans notre planisphère sous la division du scorpion , auquel répond son coucher ou son immersion dans les flots. Par là il est aisé d'expliquer comment Hercule , après son expédition contre les centaures et PONS CE A TR RER ETS TO EU

(a) Paus. Arcad., p. 255. — (b) Hygin., 1.3. — (c) Columelle, L. 17,

€. 2, p. 432. — (d) Riccioli, p. 125. Bayer Uranom, tab. 103. — (e) Cæsius in Cassiop.

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la chasse du monstre d'Érymanihe , se mit à la poursuite d'une biche qui était d’une légèreté incroyable à la course, et qu'il fatigua et prit enfin au bord des eaux où elle se reposait; allusion à la mer au sein de laquelle cette constellation semblait entrer en se couchant.

On lui donnait dans cette fiction des cornes d’or (a), et on supposait qu'elle soufllait des feux de ses narines (b) ; traits qui conviennent assez à une constellation semée d'étoiles brülantes, et qui en été s’unit aux feux du soleil solsticial par son lever du soir avec Céphée son époux, lequel, suivant Horace, redouble les ardeurs du lion furieux. Le taureau qui gardait le bélier à toison d’or vomissait aussi des flammes dans la fiction du voyage des Argonautes (c). Le taureau de Crète que vaincra Hercule dans le septième travail, soufflait également des feux de ses narines. Le feu de l’éther, dont brillent tous les astres , fournissait matière à toutes ces suppositions.

Cinquième division ou cinquième travail.

Dans le mois suivant , le soleil parcourt le signe du Sagittaire qui a pour paranatellons le vautour, l'aigle et le cygne, ou les trois oiseaux célestes qui sont sur les bords de la voie lactée, laquelle a l’air d’un grand fleuve, et que les Chinois même appellent la rivière, à cause de cette ressemblance. Les levers héliaque et cosmique de ces trois oiseaux se font durant tout le temps que le

a —————— LE

(a) Nonnus, L 25, y. 221. — (b) Cointus Smyrn., 1. 6, v. 226 et 220, (0) id, , y. 237:

ni

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