Braudis, Forest flora of brit, India, p
J- Lenz, Botanik der Âlten, p. 651.
^- Heldreich, Nutzpflanzen Griechenlands, p. 57. *• Munby, Catal., éd. 2, p. 9.
l'ont reçue au commencement de notre ère, et que ces dernierj Font portée en Barbarie et en Espagne, où elle s*est naturalisée partiellement, d'une manière souvent douteuse, à la suite dci cultures.
Jujubier Lotus. — Zlzyphus Lotus, Desfontaines.
Le fruit de ce Jujubier ne mérite pas d'attirer Fattention, si ce n'est au point de vue historique. G était, dit-on, la nourriture des Lotophages, peuple de la côte de Lybie, dont Homère et Hérodote * ont parlé avec plus ou moins d'exactitude. Il fallait qu'on fût bien pauvre ou bien sobre dans cette contrée, car une baie de la grosseur d'une petite cerise, fade ou médiocrement sucrée, ne contenterait pas des hommes ordinaires.
Rien ne prouve que les Lotophages eussent l'habitude de cultiver ce petit arbre ou arbuste. Hs en recueillaient sans douti les fruits dans la campagne, car l'espèce est assez communi dans l'Afrique septentrionale. Une édition de Théophraste porti cependant qu'il y avait des Lotos sans noyaux, ce qui supposa une culture ^. On les plantait dans les jardins, comme cela w fait encore de nos jours en Egypte * ; mais il ne semble pas qu< l'usage en ait été fréquent, même chez les anciens.
Du reste, il a été émis des opinions très différentes sur h Lotos des Lotophages *, et il ne faut pas insister sur un poin aussi obscur, où l'imagination d'un poète et l'ignorance populaire ont pu jouer un grand rôle.
Le Jujubier Lotus est sauvage maintenant, dans les localités arides, depuis l'Egypte jusqu'au Maroc, dans le midi de l'Espa gne, àTerracine et autour de Palerme ^ Dans ces localilés italiennes isolées, c'est le résultat probablement de cultures.
Jujubier de l'Inde ^. — Zizyphns Jujuba, Lamarck. — Ber des Hindous et Anglo-Indiens. — Masson, à l'île Maurice.
Ce Jujubier est cultivé plus au midi que le commun, maù dans une étendue de pays non moins grande. Le fruit ressembla tantôt à une cerise avant maturité, tantôt à une olive, comm^ on peut le voir dans la planche publiée par Bouton daa Hooker, Journal of bofany, 1, pi. 140. Le nombre des variété
1. Odyssée, 1. 1, t*. 84; Hérodote, 1. 4, p. 177; traduits dans Léo Botanik der Alien, p. 653.
2. Théopbraste, Hist, I. 4, c. 4, éd. de 1644. L'édition de 1613 ne coi tient pas les mots relatifs à ce détail.
3. Schweinfurth et Asclierson, Beitr,, zur Flora éthiopiens, p. 263.