‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 211 sur 372 · Moris, Flora saraoa · texte numérisé non relu

Moris, Flora saraoa

De Gandolle. 14

nom sanscrit, Chaya-jmla \ mais les Chinois n'ont reçu la plante qu'au x® siècle de Tère chrétienne. Ils la nomment Si kua, qui veut dire melon de l'ouest *.

La Pastèque étant annuelle mûrit, au delà des tropiques, dans les pays où Tété est suffisamment chaud. Les Grecs modernes la cultivent beaucoup et la nomment Carpousea ou Carpousia \ mais on ne trouve pas ce mot dans les auteurs de Tantiquité, ni même dans le grec de la décadence et du moyen âge *. C'est un mot commun avec le Karpus des Turcs de Gonstantinople ^, qui se trouve aussi en russe sous la forme de Arbtis ^ et en bengali et hindoustani sous celle de Tarbuj, Turbouz '. Un autre nom de Gonstantinople, cité par Forskal, CAimonico, se trouve en albanais, Chimico ®. L'absence d'un ancien nom grec qu'on puisse attribuer avec sûreté à l'espèce fait présumer qu'elle s'est introduite dans le monde gréco-romain à peu près au commencement de l'ère chrétienne. Le poème Copa^ attribué à Virgile et Pline, en a peut-être parlé (livre 19, cap. 5), comme le présume Naudin, mais c'est douteux.

Les Européens ont transporté le Melon d eau en Amérique, où maintenant on le cultive du Ghili jusqu'aux Etats-Unis. Le Jacé des Brésiliens, figuré dans Pison et Marcgraf, est évidemment introduit, car le premier de ces auteurs dit la plante cul* tivée et quasi naturalisée ^.

Concombre. — CtACumis sativm^ Linné.

Malgré la différence bien visible du Melon et du Concombre, ou Cornichon^ qui appartiennent tous deux au. genre Cucumis^ les cultivateurs supposent que des croisements de ces espèces peuvent avoir lieu et nuisent quelquefois aux qualités du Melon. M. Naudin *** s'est assuré par expérience que cette fécondation n'est pas possible, et il a montré ainsi que la distinction des deux espèces est bien fondée.

Le pays d'origine du Cucumis sattvus était réputé inconnu par linnéet de Lamarck. Ën^ 1805, Willdenow ^^ a prétendu que c'était la Tartarie et l'Inde, sans en fournir a4icune preuve. Les botanistes subséquents n'ont pas confirmé cette indication.

i . Piddington, Index.

Page 1