‹ Origine des plantes cultivées; (volume 2)Chapitre 225 sur 372 · Bauhin, Hist. plant., 2, p · texte numérisé non relu

Bauhin, Hist. plant., 2, p

6. Ce nom de cassis est assez singulier. Littré, dans aon Dictionnaire, dit qu'il semble être entré tardivement dans la langue et qu'il n'en connaît pas l'origine. Je ne l'ai pas trouvé dans les livres de botanique avant le milieu du xviu*^ siècle. Mon recueil manuscrit de noms vulgairea ne présente pas, sur plus de quarante noms de cette espèce dans différentea langues ou patois, un seul nom analogue. Buchoz, dans son Dictionnaire des plantes, 1770, 1, p. 289, appelle la plante le cassis ou cassetier des Poitevins. L'ancien nom français était poivrier ou groseillier noir. Le Dictionnaire de Larousse dit gu'on fabriquait des liqueurs estimées à.Gaasis, en Provence. Serait-ce l'origine du nom?

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d6 meUi^urs fruits par le choix des graines, les boutures ou les greffes de bonnes vai^iétés.

làOkctëter existe aujourd'hui dans une vaste région à Test et à Touest de la Syrie, depuis le Punjab et le Belouchistan \ jusqu'en Portugal, et môme à Madère, aux îles Canaries et au Maroc '; et, dsms la direction du midi au nord, depuis TAtlas jusqu'au midi de la France, l'ancienne Macédoine, la Grimée et le Caucase ^. Si l'on compare ce que disent les voyageurs et les auteurs de flores, il est aisé de voir que sur les frontières de cette habitation on a souvent des doutes à l'égard de la qualité spontanée et indigène, c'est-à-dire très ancienne, de l'espèce. Tantôt, elle se présente à l'état de buissons, qui fructifient peu ou point, et tantôt, par exemple en Crimée, les pieds sont rares, comme s'ils avaient échappé, par exception, aux effets destructeurs d'hivers trop rigoureux qui ne permettent pas un établissement déflnitif. En ce qui concerne l'Algérie et le midi de la France, les doutes se sont manifestés dans une discussion, entre' des hommes très compétents, au sein de la Société botanique ^. Us reposent sur le fait incontestable que les oiseaux transportent -fréquemment les noyaux d'olives dans les endroits non cultivés et stériles, où la forme sauvage de VOleaster se produit et se naturalise.

La question n'est pas bien posée lors(^u'on se demande si les Oliviers de telle ou telle localité sont vraiment spontanés. Dans une espèce ligneuse qui vit aussi longtemps et qui repousse du pied quand un accident l'a atteinte, il est impossible de savoir l'origine des individus qu'on observe. Ils peuvent avoir été semés par l'homme ou les oiseaux à une époque très ancienne^ car on connaît des Oliviers de plus de mille ans. L'effet de ces semis est une naturaUsation, qui revient à dire une extension de l'habitation. Le point à examiner est donc de savoir quelle a été la patrie de l'espèce dans les temps préhistoriques très anciens, et comment cette patrie est devenue de plus en plus grande à la suite des transports de toute nature. Ce n'est pas la vue des Oliviers actuels qui peut résoudre cette question. Il faut chercher dans- quels pays a commencé la culture et comment elle s'est propagée. Plus elle a été ancienne dans une région, plus il est probable que l'espèce s'y trouvait à l'état sauvage depuis les événements géologiques antérieurs aux faits de l'homme préhistorique.

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