‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 170 sur 427 · Boissier, l'i. orient-, 2, p · texte numérisé non relu

Boissier, l'i. orient-, 2, p

autre Côté, M. de TchihatchefT », qui a traversé l’Anatolie et

Ai même a plusieurs reprises, ne paraît pas avoir vu l’Abricotier sauvage, et ce qui est plus significatif encore, Karl Koch, qui a parcouru la région au midi du Caucase avec l’intention d’observer ce genre de faits, s’exprime de la manière suivante * • « Patrie inconnue. Du moins, pendant mon séjour prolongé en Armenie, je n’a, trouvé nulle part l’Abricotier sauvage, et même je ne 1 ai vu cultive que rarement. »

Un voyageur W.-J. Hamillon 3, disait bien l’avoir trouvé spontané près d Orgou et d Outch Hisar, en Anatolie; mais celte assertion n a pas été vérifiée par un botaniste

Le prétendu Abricotier sauvage des ruines de Balbeck, décrit par husebe de Salle \ est absolument différent de l’Abricotier ordinaire d apres ce qu'il dit de la feuille et du fruit. M. Boissier et tes divers collecteurs qui lui ont envoyé des plantes de Syrie et du Liban ne paraissent pas avoir vu l’espèce. Spach 5 prétend quefie est indigène en Perse, mais sans en donner aucune preuve. MM. Boissier et Buhse « n’en parlent pas dans leur énumeration clos plantes de la Transcaucasie et de Perse.

Il est inutile de chercher l’origine en Afrique. Les Abricotiers que Reynier dit avoir vus « presque sauvages » dans la Haute Lgypfe devaient venir de noyaux jetés hors des cultures, comme cela se voit en Algérie 8. MM. Schwcinfurth et Ascherson 9, dans eur catalogue des plantes d’Egypte et Abyssinie, ne mentionnent ! espèce que comme cultivée. D’ailleurs, si elle avait existé jadis dans le nord de l’Afrique, les Hébreux et les Romains ch auraient eu connaissance de bonne heure. Or il n’y a pas de nom hébreu, et Pline dit que l’introduction à Rome datait de trente années lorsqu’il écrivait son livre.

Poursuivons notre recherche du côté de l’Orient.

Les botanistes anglo-indiens 10 s’accordent à dire que l'Abricotier, généralement cultivé dans le nord de l’Inde et au Thibet, n’y est pas spontané; mais ils ajoutent qu'il tend à se naturaliser ou qu’on le trouve sur l’emplacement de villages abandonnés. MM. Schlagintweit ont rapporté plusieurs échantillons du nordouest de l’Inde et du Thibet, que M. A. Wesmael 11 a vérifiés;

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