ABRICOTIER
mais, d’après cc qu’il a bien voulu m’écrire, il ne peut pas allimer la qualité spontanée, l'étiquette des collecteurs ne donnant aucune information à cet égard.
Roxburgh >, qui ne négligeait pas les questions d’origine, dit en parlant de l’Abricotier : « natif de Chine aussi bien que de l’ouest de l’Asie. » Or je lis dans le curieux opuscule du Dr Bretschneider1 2, rédigé à Pékin, le passage suivant, qui me paraît trancher la question en faveur de l’origine chinoise : Sing, cor me on le sait bien, est l’abricot ( Prunus Armeniaca) . Le caractère (un signe chinois imprimé p. 10) n’existe, comme indiquant un fruit, ni dans le Shu-King ou les Shi-King, Cihouli, etc. ; mais le Shan-hai King dit que plusieurs Sing croissent sur les collines (ici un caractère chinois). En outre, le nom de l’abricot est représenté par un caractère particulier, ce qui peut démontrer qu’il est indigène en Chine. » Le Shan-hai-King est attribué à l'empereur Yü, qui vivait en 2203-2198 avant Jésus-Christ. Decaisne 3 4, qui a soupçonné le premier l’origine chinoise de l’abricot, avait reçu récemment du Dr Bretschneider des échantillons accompagnés de la note suivante : « N® 24, Abricotier sauvage des montagnes de Peking, où il croit en abondance. Le fruit est petit (2 cent. 1/2 de diamètre). Sa peau est jaune et rouge; sa chair est jaune rougeâtre, d’une saveur acide, mais mangeable. — N° 23, noy; :\ de l’Abricotier cultivé aux environs de Peking. Le fruit est deux fois plus gros que le sauvage \ » Decaisne ajoutait dans la lettre qu’il avait bien voulu m’écrire : « La forme et la surface des noyaux sont absolument semblables à celles de nos petits abricots; ils sont lisses et non rugueux. » Les feuilles qu'il m’a envoyées sont bien de l’Abricotier.
On ne cite pas l’abricotier dans la région du fleuve Amur, ni au japon 5. Peut-etre le froid de l’hiver y est-il trop rigoureux. Si l’on réfléchit au défaut de communications, dans les temps anciens, entre la Chine et l’Inde, et aux assertions de l indigénat de l’espèce dans ces deux pays, on est tenté de croire au premier aperçu que la patrie ancienne s’étendait du nord-ouest de l’Inde à la Chine. Cependant, si l’on veut adopter cette hypothèse, il faut admettre aussi que la culture de l’Abricotier se serait répandue bien tard du côté de l’ouest. On ne lui connaît en effet aucun nom sancrit ni hébreu, mais seulement un nom hindou, Zard-alu, et un nom persan, Mischmisc/i , qui apassé dans