‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 185 sur 427 · Sir J. Ifooker, Fl brit. India. 2, p · texte numérisé non relu

Sir J. Ifooker, Fl brit. India. 2, p

3. Le P ninemis Récrit par Lindley est mal figuré quant aux dentelures des feuilles dans la planche du Botanical register, et au contraire parfaitement bien dans celle du Jardin fruitier du Muséum, de Decaisue. C’est la même espèce que le P. ns* u rie nsi s, Maximovvicz, de l’Asie orientale.

4. Il est figuré très bien dans le nouveau Duhamel, (i, pl. 39, et dans Decaisne, Jardin fruitier du Muséum, pl. 1, iig. B et C. Le P. Italansæ, pl. 6, du même ouvrage, paraît semblable, selon l’observation de M. Boissier.

5. C’est le cas, par exemple, dans les forêts de la Lorraine, d’après les observations de (Jodron, De l’origine probable de s Poiriers cultivés. Jir. in- 8-, 1873, p. G.

6. Rosenmüller, Bibl. Altertk.: Lôw, Aramaeische Pflanzennamen 1881.

7. L’orthographe Pyrus, adoptée par Linné, se trouve dans Pline, Hixtoria, ed. 1631, p 301. Quelques botanistes ont voulu raffiner en écrivant Pirus, et il eu résulte que, pour une recherche dans nu livre moderne il faut consulter l’index dans deux endroits, ou risquer de croire que les

variétés, du moins à l’époque de Dîne. Les peintures murales de l’ompeia montrent souvent cet arbre avec son fruit Les lacustres de Suisse et d’Italie récoltaient lès pommes sauvages en grande quantité, et dans ces provisions il s’est trouvé quelquefois, mais rarement, des poires. M. Heer en a ligure une des stations de Wangen et Robenhausen, sur laquelle ?'1 Peut se méprendre. C’est un fruit aminci dans le bas. avant L-S millimétrés de long et 19 de large, coupé longitudinalement de manière a montrer une chair fort peu épaisse autour de la partie cartilagineuse centrale 2. On n’en a pas trouvé dans les stations du lac du Bourget, en Savoie. Dans celles de Lombardie le professeur Itagazzoni 3 a trouvé une poire, coupée en long’ ayant 25 millimètres sur 16. Elle était à Bardello, dans le lac de v arèse. Les poires sauvages figurées dans le Nouveau Duhamel ont 30-33 millimètres, sur 30-32, ^t celles du Laristan, figurées dans le Jardin fruitier du Muséum sous le nom de P. Balansæ , (pii me paraissent de la même espèce et d’origine bien spontanée, ont 26-27 millimètres sur 21-23. Dans ces poires sauvages actuelles la chair est un peu plus épaisse, mais les anciens lacustres avaient fait sécher leurs fruits après les avoir coupés en long, ce qui doit en avoir diminué 1 épaisseur. Les stations indiquées n accusent la connaissance ni des métaux ni du chanvre ; mais,

\ u leur éloignement de localités plus civilisées des temps anciens, surtout lorsqu’il s’agit de la Suisse, il est possible que les restes découverts ne soient pas antérieurs à la guerre de Troie ou à la fondation de Borne.

J ai cité trois noms de 1 ancienne Grèce et un nom latin, mais il y en a beaucoup d’autres : par exemple, en arménien et géorgien, Pauta; en hongrois, Vatzkor ; dans les langues slaves, Gruscha (russe), Hrusska (bohème), Kruska (illyrien). Des noms analogues au Pyrus des Latins se trouvent dans les langues celtiques : Peir (irlandais), (cvmrique et armoricain) *. Je laisse les linguistes faire des conjectures sur l’origine plus ou moins aryenne de plusieurs de ces noms et du Birn des Allemands, mais je note leur diversité et multiplicité comme un indice d’existence fort ancienne de l’espèce depuis la mer Caspienne jusqu’à l’Atlantique. Les Aryas n’ont sûrement pas emporté dans leurs migrations vers I ouest des poires ou des pépins de poires; mais, s’ils ont retrouvé en Europe un fruit qu’ils connaissaient, ils lui auront donné le nom ou les noms usités chez eux, tandis que d’autres noms an-

Poiriers ne sont pas dans l’ouvrage. En tout ras le nom des anciens est un nom vulgaire, mais le nom vraiment botanique est celui de Linné, fondateur de la nomenclature adoptée, et Linné a écrit Pyrus.

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