‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 187 sur 427 · Decaisne, Jardin fruitier du Muséum, Poiriers, pl · texte numérisé non relu

Decaisne, Jardin fruitier du Muséum, Poiriers, pl

5. Decaisne, ibid., pl. 18, et introduction, p. 30. Plusieurs variétés do Saugers, dont quelques-unes ont de gros fruits, sont figurées Cola le même ouvrage.

6. Doreau, Flore du centre de la France, éd. 3, v. 2, p. 23G.

mnssc des Poiriers dits à cidre , qui se distinguent par la saveur acerbe du fruit, indépendamment des caractères de la feuille

Les descriptions des Grecs et des Romains sont trop imparfaites pour qu’on puisse constater s'ils possédaient cette espèce On peut le présumer cependant, puisqu’ils faisaient du cidre »!

Poirier de Chine. — Pyrus sinensis Lindley *.

J’ai déjà mentionné cette espèce, voisine du Poirier commun qui est sauvage en Mongolie et Manchourie 1 2 3 4 et qu’on cultivé soit en Chine soit en Japon.

Son fruit, plus beau que bon, est employé pour compotes. Il est trop nouveau dans les jardins européens pour qu’on ait cherché à le croiser avec nos espèces, ce qui arrivera peut-être sans qu’on le veuille.

' Pommier. — Pyrus Malus , Linné.

Le 1 ommier se présente à 1 état sauvage dans toute l’Europe (à 1 exception de l’extrême nord), dans l’Anatolie, le midi du Caucase et la province persane de Ghilan *. Près de Trébizonde, le botaniste Bourgeau en a vu toute une petite forêt 5. Dans les montagnes du nord-ouest de l’Inde, il paraît sauvage (apparent ly wild), selon 1 expression de sir J. Hooker, dans sa flore de 1 Inde anglaise. Aucun auteur ne le mentionne en Sibérie, en Mongolie ou au Japon 6.

Ln Allemagne, on trouve deux formes spontanées, l’une à feuilles et ovaires glabres, l’autre à feuilles laineuses en dessons, et Koch ajoute que cette pubescence varie beaucoup7. En France, des auteurs très exacts signalent aussi deux variétés spontanées, mais avec des caractères qui ne concordent pas complètement avec ceux de la flore d Allemagne 8. Cette diversité s’expliquerait si les arbres spontanés dans certaines provinces proviennent de variétés cultivées , dont les pépins auraient été dispersés. La question qui se présente est donc de savoir jusqu’à quel degré

1. Palladius, De re rustica, 1. 3, c. 25. On employait pour cela « P ira sylveslria. vel asperi generis. »

2. Le Coignnssier de Chine uvait été appelé par Thouin Pyrus inenrts. Malheureusement Lindley a donné le même nom à un véritable Pyrus.

:t. ltecaisne [Jardin fruitici' du Muséum, Poiriers, pl. 5) a vu des' échantillons de ces deux pays. MM. Franchet et Savatier l’indiquent, au Jupon, seulement comme cultivé.

4. Nyiunn, Conspcctus floræ europeæ, p. 210; Ledebour, Flora rossica, 2. p. %; üoissier, Flora orient., 2, p. 656; Decaisne, Nouvelles Arch. Mus. 10. p, 153.

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