PASTÈQUE
Pastèque. — Citrullus vulgaris , Schrader — Cucurbita Citru/lus, Linné.
L’origine de la Pastèque, appelée aussi Melon d'eau, a été longtemps méconnue ou inconnue. D’après Linné, c’était une plante du midi de l’Italie ‘. L’assertion était tirée de Matthiole, sans faire attention que cet auteur disait l’espèce cultivée. Seiinge -, en 1828, la supposait d’Afrique et de llnde, mais il n en donnait aucune preuve. Je l’ai crue de l’Asie méridionale à cause de sa culture très commune dans cette région. On ne la connaissait pas à 1 état spontané. Enfin on l’a trouvée indigène dans l’Afrique intertropicale, en deçà et au delà de l’équateur s, ce qui tranche la question. Livingstone * a vu des terrains qui en étaient littéralement couverts. L’homme et plusieurs espèces d’animaux recherchaient ces fruits sauvages avec avidité. Ils sont ou ne sont pas amers, sans que rien le montre à l’extérieur. Les nègres frappent le fruit avec une hache et goûtent le suc pour savoir s’il est bon ou mauvais. Cette diversité dans des plantes sauvages, végétant sous le même climat et dans le même sol, est propre à faire réfléchir sur le peu de valeur du caractère dans les Cucurbitacées cultivées. Du reste, l’amertume fréquente de la Pastèque n’a rien d’extraordinaire, puisque l’espèce la plus voisine est la Coloquinte ( Citrullus Colocynthis). M. Naudin a obtenu des métis féconds d’un croisement entre une Pastèque amère, spontanée au Cap, et une Pastèque cultivée, ce qui confirme I unité spécifique accusée par les formes extérieures.
On n a pas trouvé l’espèce sauvage en Asie.
Les anciens Egyptiens cultivaient la Pastèque. Elle est figurée dans leurs dessins s. C’est déjà un motif pour croire que les Israélites connaissaient l’espèce et l’appelaient Abbatitchim comme on le dit; mais en outre le mot arabe Battich, Batteca qui denve évidemment du nom hébreu, est le nom actuel de là Pastèque. Le nom français vient de l’hébreu, par l’arabe. Une preuve de 1 ancienneté de la plante dans la culture du nord de ! Afrique est le nom berbère, Tadellaât \ trop différent du nom arabe pour n être pas antérieur à la conquête. Les noms espagnols Zandna , Cindria et de l’ile de Sardaigne Sindria 7 que ie ne Puis rapprocher d’aucun autre, font présumer aussi àne ancienne culture dans la région méditerranéenne occidentale. En sie, la culture s’est répandue de bonne heure, car on connaît un
S: plot lLinné’ od- ™». p- “35->
«&ÏBSS p'. a ,2' p- *"■ J- i»-