C’est le Cucuiùita Pepo de Loureiro et de Iîo.xburgh
C’est le Ctmbalam de Rheede, le Camolenga de Rumphius qui l’avaient vue au Malabar et dans les îles de la Sonde seulement cultivée, et en avaient donné des figures.
D’après plusieurs ouvrages, même récents1, on pourrait croire que jamais elle n’a été trouvée à l’état spontané; mais, si l’on fait attention aux noms divers sous lesquels on l’a décrite, il en e«t autrement. Ainsi les Cucurbita hispida, Thunberg, et Lagenarïa dasystemon, Miquel, d’après des échantillons authentiques vus par M. Cogniaux a, sont des synonymes de l’espèce, et ce sont des plantes sauvages au Japon3. Le Cucurbita liltoralis , Hasskarl * trouvé dans des broussailles au bord de la mer, à Java, et le Gymnopetatum. septemlobum , Miquel, aussi à Java, sont le Benincasa, d'après M. Cogniaux. De même le Cucurbita vacua, Mueller 5 et le Cucurbita pruriens , Forsler, dont il a vu des échantillons authentiques trouvés à Rockhingham , en Australie et aux îles de la Société. M. Nadeaud 6 ne parle pas de cette dernière. On peut soupçonner des naturalisations temporaires dans les îles de la mer Pacifique et le Queensland, mais les localités de Java et du Japon paraissent très certaines. Je crois d'autant plus à cette dernière que la culture du Beniucasa en Chine remonte à une haute antiquité 7.
Lulïa cylindrique. — Momordica cylindrica, Linné. — Luffa cylindrica, Roemer.
M. Naud.in 8 s’exprime ainsi : « Le Luffa cylindrica , auquel on a conservé dans quelques-unes de nos colonies le nom indien de Pétale , est probablement originaire de l'Asie méridionale, mais peut être il l’est aussi de l’Afrique, de l’Australie et des îles de l’Océanie. On le trouve cultivé par la plupart des peuples des pays chauds, et il paraît s’être naturalisé dans beaucoup de lieux où sans doute il n’existait pas primitivement. » M. Cogniaux 9 est plus affirmatif. « Espèce indigène, dit-il, dans toutes les régions tropicales de l’ancien monde; souvent cultivée et subsponlanée en Amérique, entre les tropiques. »
En consultant les ouvrages cités par ces deux monographes et les herbiers, on trouve la qualité de plante sauvage certifiée quelquefois d’une manière positive.
t. Clarke, dans Flora of british India, 2, p. 616.