Prodr., 15, s. 1, p
5. Huissier, Flora orimtalh, 4, p. 1154; Brandis, Farad / lora of India
p. 08; \\ eb b et Bertlielot, Hist. nat. des Canaries, Botanique, 3, p. 257. ’
s arrête, comme 1 Olivier, au pied du Caucase et des montagnes de Europe qui bordent le bassin de la mer Méditerranée, mais il se montre a 1 état presque spontané, sur la côte sud-ouest de la France, grâce a la douceur des hivers 1 2
Voyons si les documents historiques et linguistiques font nrésumer dans l’antiquité une habitation moins vaste.
Les anciens Egyptiens appelaient la figue Teb \ et les plus anciens livres des Hébreux parlent du Figuier, soit sauvage soit cultivé, sous le nom de Teenah 3 4, qui a laissé sa trace dans J arabe lin \ Le nom persan est tout autre, Unjir; mais je ne sais s’il remonte au zend. Piddington mentionne, dans son Index, un nom sanscrit, Udumvara , que Roxburgh, très soigneux dans ces sortes de questions, n’indique pas, et qui n’aurait laissé aucune trace dans les langues modernes de l’Inde, à eu juger d’après quatre noms cités par ces auteurs. L'ancienneté d existence à l’orient de la Perse me semble un peu douteuse jusqu’à ce que le nom attribué au sanscrit ait été vérifié. Les Chinois ont reçu le Figuier de Perse, mais seulement au huitième siècle de notre ère 5 *. Hérodote c dit que les Perses ne manquaient pas de ligues, et Reynier, qui a fait des recherches scrupuleuses sur les usages de cet ancien peuple, ne mentionne pas le Figuier. Cela prouve seulement que l’espèce n’était pas utilisée et cultivée, mais elle existait peut-être à l’état sauvage.
Les Grecs appelaient le Figuier sauvage Erineos et les Latins Capri/icus. Homère mentionne dans Y Iliade un pied de cet arbre qui existait près de Troie 7. M. Ilehn affirme 8 que le Figuier cultivé ne peut pas être venu du Figuier sauvage, mais tous les botanistes sont d’une opinion contraire9, et, sans parler des détails floraux sur lesquels ils s’appuyent, je dirai que Gussone a obtenu des mêmes graines des pieds de la forme Caprificus et
1. M. le comte de Solms-Laubacli, dans une savante dissertation (llerltunft , Domestication, etc., des Feiçjenbaums, in-4, 18S2), a constaté sur place des faits de ce genre, déjà indiqués par divers auteurs. Il n'a pas trouvé les graines pourvues d’embryons (p. 04', ce qu’il attribue à l’absence de l’insecte (Blastophaga), qui vit ordinairement dans la figue sauvage et favorise la fécondation d’une fleur à l’autre dans l'intérieur du fruit. On assure cependant que la fécondation s’opère quelquefois suns le secours de l’insecte.
2. Chabas, Mélanges egi/plol., série 3 (1873), vol. 2, p. 92.
3. Rosenmullcr, liibl. Alterthumskunae, 1, p. 2S5; Reyuier, Economie publique des Arabes et des Juifs, p. 470 (pour la Michna).'
4. Forskal. Fl. ægi/pto-arab., p. 123. M. de hagarde ( Revue crit. d’/iist., 27 février 1882) dit que ce nom sémite est très ancien.