Boissier. Flora orient., 2, p
6. Pliue, llist. nat., 1. 13, c. 15; 1. 13, c. 22; Galien, De alimentis, 1. 2, c. 30.
PISTACHIER — FÈVE
la plante est de Syrie. Le premier nous dit qu’elle a été introduite en Italie, par Vitellius, à la fin du règne de Tibère, et de là en Espagne, par Flavius Pompée.
Il n’y a pas de raison de croire que la culture du Pistachier fiât ancienne dans son pays d’origine, mais elle est pratiquée de nos jours en Orient, de même qu’en Sicile et à Tunis. Dans le midi de la France et en Espagne, elle n’a guère d’importance.
Fève. —Faba vulgaris, Moench. — Vicia faba, Linné.
Linné, dans son meilleur ouvrage descriptif, Vil or tus cliffortianus, convient que l’origine de cette espèce est obscure, comme celle de beaucoup de plantes anciennement cultivées. Plus tard, dans son Species, qu’on cite davantage, il a dit, sans en donner aucune preuve, que la fève « habite en Egvple ». Un voyageur russe de la fin du siècle dernier, Lerche, l'a trouvée sauvage dans le désert Mungan, du Mazanderan, au midi de la mer Caspienne *. Les voyageurs qui ont herborisé dans cette région l'ont quelquefois rencontrée5, mais ils ne la mentionnent pas dans leurs ouvrages 1 * 3 4, si ce n’est Ledebour, qui n’est pas exact dans la citation sur laquelle il s’appuie *. Bosc 5 a prétendu qu’Olivier avait trouvé la Fève sauvage en Perse. Je n’en vois pas la confirmation dans le Voyage d Olivier, et en général Bosc paraît avoir cru un peu légèrement que ce voyageur avait trouvé beaucoup de nos plantes cultivées dans l’intérieur de la Perse. Il le dit du Sarrasin et de 1 Avoine, dont Olivier n’a pas parlé.
La seule indication, outre celle de Lerche, que je découvre dans les flores, est d’une localité bien différente. Miinby G mentionne la Fève, comme spontanée, en Algérie, à Oran. Ï1 ajoute quelle y est rare. Aucun auteur, à ma connaissance, ne l’a citée dans 1 Afrique septentrionale. M. Cosson, qui connaît mieux que personne la flore d’Algérie, in’a certifié iFavoir vu ou reçu aucun échantillon de Fève sauvage du Nord de l’Afrique. Je me suis assuré qu’il n’y en a pas dans l’herbier de Munby, raainte-
1. Lerche, Aoc« acta Acad. cæsareo-Leopold., vol. 5, appendix, p. 203, filie.e|î n7.3- “• Maximovvicz (lettre du 23 février 1882) m 'apprend que (échantillon de Lerche existe dans l'herbier du jar din impérial de Sainteteisbourg. Il est eu tleur et ressemble eu tout à la Fève cultivée, moins
p! lô qU* eîl 4,R!U I,res d ,m demi-pied. L’étiquette mentionne la loeao il la sPontanéite, sans antre observation.
nlni 'e uiême herbier des échantillons transcaucasiens, mais
plus giands de taille et qu on ne dit pas spontanés.
3. Alarschall Bieberstein, Flora Caitcaso-Taunca ; C.-A. Meyer, Verzeich-
^ v!,U’!t'J>lant- lalHsch ! Huissier, Fl. orimtalis, p. 578;
H u lise et iloissier, Plant. Transcaucasi.v. ’ 1
4. Ledebour, Fl. ross., 1, p. GC4, cite de Candolle, ProdromUs, 2 p 354 ■ or c est Sennge uui a rédigé 1 article Faba du Prodromus, dans lequel est WRldenow midl la mCl Ca*P,e“ne* Probablement d’après Lerche, dans