‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 297 sur 427 · Nemnich, Lexicon, p · texte numérisé non relu

Nemnich, Lexicon, p

-■ Alefeld, Itotanische Zeitung, 1865, p. 9«

H. Vilmorin, Bulletin de la Société botanique de France, 1881, p.

*. Journal Flora, 1835, p. 4.

l’épeautre 291

modernes dans les tombeaux (même du Maïs, plante américaine!), soit des employés de l'honorable comte de Sternberg. Les graines répandues dans le commerce sous le nom de Blé de momie n ont été accompagnées d’aucune preuve quant à l’ancienneté d’origine.

Epeautre et formes ou espèces voisines *.

Louis Vilmorin *, à l’imitation de Seringe dans son excellent travail sur les Céréales 3, a réuni en un groupe les blés dont les grains, à maturité, sont étroitement contenus dans leur enveloppe, ce qui oblige à faire une opération spéciale pour les en dégager, — caractère plus agricole que botanique. lt enumère ensuite les formes de ces blés vêtus, sous trois noms qui répondent à autant d’espèces de la plupart des botanistes. ’

I. Epeautre, Grande Epeautre. — Triticurn Spelta, Linné. L bpeautre n’est plus guère cultivé que dans le midi de l'Allemagne et la Suisse allemande. Autrefois, il n’en était pas de meme. r

Les descriptions de céréales par les auteurs grecs sont tellement brèves et insignifiantes qu’on peut toujours hésiter sur le sens des noms qu’ils emploient. Cependant, d’après les usages dont ils parlent, les érudits * estiment que les Grecs ont appelé Epeautre d abord Ohjra , ensuite Zeia, noms qui se trouvent dans Hérodote et Homère. Dioscoride 5 distingue deux sortes de Zeia qui paraissent répondre aux Triticurn Spelta et Tr. monococcum. On croit que l’Epeautre était le Semen (grain par excel- Icnce) et le Far, de Pline, dont il dit que les LulinV ,e “ont

nain P6IS rPendanî’p360 a°S’ ,avant dc savoir confectionner du pain . Comme 1 Epeautre n a pas été trouvé chez les lacustres de Suisse ou d Italie, et que les premiers cultivaient des formes Voisines, appelées Tr. dicoccum et Tr. monococcum 7, il est possible que le bar des Latins fut plutôt une de celle-ci.

L existence du véritable Epeautre dans l’ancienne Égypte et dans les pays voisins me paraît encore plus douteuse. L'Olura de. Egyptiens, dont parle Hérodote, n’était pas YOlura des Grecs Quelques auteurs ont supposé que c’était le riz, Oruza 8. Quant a Epeautre, c est une plante qu’on ne cultive pas dans des pays aussi chauds. Les modernes, depuis Itauwolf jusqu’à nos jours,

à l’heure! 163 P’anche3 de Metz«er et «ost, dans les ouvrages cités tout

2. Essai cfuncatalogue méthodique des froments, Paris 1850 V ‘l.ermffe’ Monographie tics céréales de la Suisse, in-Sΰ Qei',u. joio

4. traas, Synopsis fl. class., p. 307 ; Lenz, Uolanik d. («en n 2Ü7

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