Sloane, Jamaica, 2, p
3. Sloane, i Ibid. : Clos, Ann. sc. nat.t série 4, vol. 8, p. -CO, Gnseb.u , Fl. of brit. W. India islands, p. 20.
COTONNIER HERBACÉ 323
ricain, entre les tropiques. Les herbiers et les flores abondent en 'indications de localités, mais ordinairement on ne dit pas si l'espèce était cultivée, spontanée ou naturalisée. Je remarque cependant l’assertion de l’indigénat, par Seemann pour la cote nord-ouest du Mexique et Panama, par M. Triana à la Nouvelle- Grenade, par M. Meyer dans la Guyane hollandaise, et par Piso et Glaussen au Brésil *. Avec une habitation aussi vaste, il n’est pas surprenant que les noms de l’espèce, aient été nombreux dans les langues américaines. Celui des Brésiliens, Urucu, est l’origine de Rocou.
11 n’élait pas bien nécessaire de planter cet arbre pour en obtenir le produit; cependant Piso raconte que les Brésiliens, au xvic siècle, ne se contentaient pas des pieds sauvages, et à la Jamaïque, dans le xvnc siècle, les plantations de Rocou étaient communes. C’est une des premi res espèces transportées d’Amérique dans le midi de l’Asie et en Afrique. Elle s’est naturalisée quelquefois au point que Iloxburgh 1 2 l’avait crue aborigène dans 1 Inde.
Cotonnier herbacé. — Gossypium herbaceum , Linné.
Lorsque je cherchais, en 1833, l’origine des cotonniers cultivés 3, il régnait une grande incertitude sur la distinction des espèces. Depuis cette époque, il a paru en Italie deux excellents ouvrages sur lesquels on peut s’appuyer, l’un de Parlatore 4 * ancien directeur du jardin botanique de Florence, l’autre de M. le sénateur Todaro 3, de Palerme. Ces deux ouvrages sont accompagnés de planches coloriées magnifiques. Pour les cotonniers cultivés, on ne peut rien désirer de mieux. D’un aulre côté, la connaissance des véritables espèces, j’entends de celles qui existent dans la nature, à l’état spontané, n’a pas fait les progrès qu on pouvait espérer. Cependant la définition des espèces est assez précise dans les publications du Dr Masters®. Je la suivrai donc de préférence. L’auteur se rapproche des idées de Parlatore, qui admettait sept espèces bien connues et deux douteuses, tandis que M. Todaro en compte 54, dont deux seulement douteuses, donnant ainsi pour espèces des formes dis-
1. Seemann, l)ot. of Herald, p. 79, 2G8; Triana et Planchon, Prodr fl
ru* ; Moy,T’ ■ p- 20-; Piso, llist. nat. B ras il ,
eu. loto, p. (,;j ; Glaua64*n, dans Clos, L c. 1
p 2j14°XbU,'gh' Flora indica' 2’ P' 581 l 01iver> Flo,a of tropical Africa, 1,